Español

J’ai toujours été mauvais en espagnol. J’étais tout fier de ma petite phrase, « je suis aussi bon en espagnol que je suis mauvais en anglais. Et je suis très bon en anglais ». Yeah.
Toujours est-il que j’étais mauvais dans cette matière, et peu enclin à vouloir progresser.

Malgré tout, pendant deux semaines de vacances dans le sud, j’ai appris par coeur un poème espagnol. Je peux le reciter encore, plusieurs années après. Je ne sais toujours pas de quoi il parle (bon, je me doute, en gros, mais dans les détails, nenni). Google-man reconnu, j’ai voulu en chercher l’orgine. En vain.

Je le connais comme cela (je fais de la phonétique, s’il y a des fautes c’est que bon hein bon):
Adios pueblo de mi huaycho (c’est le titre)
Adios pueblo de mi huaycho
publo donde yo he nacido
adios casita querida
ya me voy, ya me estoy llendo
ay, mi palomita,
ya me voy, ya me estoy llendo

hasta un zempoña llora
siento un canõ vacio
como no he de llorar yo
si me quitan lo que es mio
ay, mi palomita
ay, si me quitan lo que es mio.

Triste à en manger un clown, non ? Continuer la lecture de Español

Ché meugnon

Une belle grosse pomme, bien verte et dodue, je vais me faire un plaisir de la manger.
Je m’apprête à en retirer le pédoncule, quand me vient l’idée…

(un tour)
« Elle m’aime ».

(deux tours)
« Un peu »

(trois tours)
« Beaucoup »

(quatre tours)
« A la f[critch]olie »

C’est crétin, mais je n’ai pas pu m’empêcher de sourire comme un gamin…

*miom*

Flagrant délit

Voilà ce qui arrive quand on croit être seul : je jouais « Morning Theft » tranquillement dans ma chambre – et, accessoirement, chantait, de cette voix de fausset caractèristique des mauvais chanteurs qui ne veulent pas qu’on les entende réciter le texte d’une chansons si précieuse (« Champs-Elysées » sur la plage, ça va 5 minutes), ni voit en train de ferme les yeux parce qu’on n’a pas les cordes vocales pour monter aussi haut que cet empaffé mort trop tôt (surtout quand on retient son souffle)… Bref, fin de la chanson, j’entend un applaudissement à la porte : ma mère, « tu chantes pas si mal que ça ». Scrgngngngn…
‘me suis déjà fait honte en public pour avoir diffusé un mp3 de ma personne reprennant « You Never Wash Up After Yourself » alors que j’étais trop fatigué pour la jouer (mp3 qui d’ailleurs a disparu depuis), je ne suis plus à ça près…

Time takes care of the wound, so I can believe.
You had so much to give, you thought I couldn’t see.
Gifts for boot heels to crush, promises deceived

I had to send it away to bring us back again.

Our eyes and bodies brighten silent waters, deep.
Your precious daughter in the other room, asleep.
A kiss « goodnight » from every stranger that I meet.

I had to send it away to bring us back again.

Morning theft. unpretender left, ungraceful.

True self is what brought you here, to me.
A place where we can accept this love.
Friendship battered down by useless history,
Unexamined failure.

What am I still to you?
Some thief who stole from you?
Or some fool drama queen whose chances were few?

That brings us to who we need,
A place where we can save
A heart that beats as both siphon and reservoir.

You’re a woman, I’m a calf.
You’re a window, I’m a knife.
We come together making chance into starlight.

Meet me tomorrow night, or any day you want.
I have no right to wonder just how, or when.
You know the meaning fits. there’s no relief in this.
I miss my beautiful friend.

I have to send it away to bring her back again.

Goodbye

Mon sang a reflué de mon visage en apprenant ceci, par ma mère et téléphone, tandis que je sortais un caddie de la foule d’un supermarché:

« C’est fini. »

1915 – 2003. Il avait 88 ans. Deux jours après, j’en ai toujours les larmes aux yeux.