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I Know You…

10 ans - publié le samedi 9 février 2013

Ce blog a 10 ans.

Il y a 10 ans, j’avais 25 ans, et je ressemblais à ça :

xavGuitare2

Tant de cheveux !

Il y a 10 ans, j’installais le logiciel pMachine (aujourd’hui devenu ExpressionEngine) sur mon compte Online.net, après avoir longtemps observé les ténors du milieu, comme Laurent Gloaguen, Jason Kottke, Dave Winer et quelques autres dont j’ai oublié le nom ou l’importance, finalement. Et bien sûr, les copains de #echoes (Naque, binnie, MrPeer, Kwyxz, Chuchu, Michel_v, Trem_r…), les vrais protoblogueurs de France, que j’ai encore la joie de connaître aujourd’hui (bisous tous !)

Il y a 10 ans, j’écrivais que ce blog avait pour but de m’aider à me rappeler des choses, ou du moins à noter les souvenirs. De fait, certains des premiers articles sont largement embarrassants : soirées concurrentes d’un couple d’amis récemment séparés, article rapide et incompréhensible dont on pourrait comprendre tout et n’importe quoi, pas mal de références à la guerre en Irak, etc.

pMachine a vite commencé à flancher, et en 2004 cela devenait insupportable. C’est à ce moment-là que j’ai entendu parler de WordPress, un jeune système de blog prometteur qui venait de sortir sa version 1.2, qui provoqua de sérieux remous dans la blogosphère de l’époque suite à de mauvaises décisions chez SixApart au sujet de la licence d’utilisation de Movable Type. Bref, j’étais tenté.

Problème : je ne voulais pas perdre tout mon contenu, donc il me fallait un importateur pMachine-WordPress. Il en existait un, mais pour pMachine 2.0, et j’étais en 2.3. Vint mon sauveur : un certain « michelv » demande des testeurs pour son importateur pour pMachine 2.3. J’apprendrais bien plus tard que Michel était le créateur de b2, logiciel dont est tiré WordPress. Corse puis parisien, c’est encore aujourd’hui un ami (et un heureux papa ! 🙂 ).

J’arrivais donc dans l’univers WordPress pour la version 1.2, qui enfin permettait de traduire le logiciel. Voyant qu’il y avait un besoin, j’ai plongé dans cette traduction. Ma première expérience de l’open-source, je crois —  ce n’est pas pour rien que l’un des mantras de ce mouvement est « scratching your own itch » ! De longues heures passées à modifier un fichier dans un wiki… ce fut pour le moins formateur ! 🙂
Rapidement, je devenais le membre le plus actif sur la traduction française. WordPress 1.5 vint début 2005 et apportait enfin le support du système gettext, ce qui permettait aux volontaires d’utiliser des outils plus modernes : d’abord l‘application collaborative LaunchPad, puis directement le serveur SVN, et donc poEdit, que j’utilise encore aujourd’hui malgré l’arrivée du site collaboratif officiel (utilisant GlotPress).

En 2005, il n’y avait que des forums anglophones, et l’arrivée de francophones sur les serveurs anglais semblait déranger (par exemple). Donc Mathieu Bellon, Damien Gayrard et Benoît Catherineau ont décidé de lancer WordPress-FR. Mathieu étant un homme d’action, il a aussitôt enregistré le domaine (25 août 2005) et installé un blog avec un premier article, où il écrit « Evidemment il serait logique que Xavier Brodery, si il le souhaite, reprenne le flambeau sur son site histoire de ne pas morceler les initiatives ». Il a depuis appris à écrire correctement mon nom 🙂 J’ai bien sûr rejoint l’équipe dès que j’ai entendu parler du projet. Un mois plus tard, Amaury est arrivé, et techniquement, nous avons « passé la seconde« . Puis une rencontre, deux rencontres, un barcamp, deux barcamps… et ce janvier, le WordCamp Paris 2013, qui a réuni 250 personnes. Du chemin parcouru depuis pMachine et mes petits articles intimistes…

Ouvert alors que j’étais étudiant, ce blog m’a vu évoluer professionnellement, du Journal du Net à Netvibes (j’avais d’ailleurs rencontré Franck Mahon lors de cette seconde rencontre), puis chez 4D et enfin PrestaShop aujourd’hui, mon passif de contributeur à WordPress ayant je pense fortement joué pour mon embauche chez ces deux employeurs.

Au fil des années, et avec l’arrivée de Twitter et Facebook, j’ai de moins en moins publié ici. Les idées ne manquaient pas, mais je voulais prendre le temps, donc je finissais par écrire des articles à rallonge, ce qui mettait encore plus de temps à écrire, donc je voulais explorer le sujet à fond pour que ça vaille le coup, donc ça mettait ENCORE PLUS de temps à finir. Mais au final, je suis content de toujours avoir cet espace, et j’espère encore continuer à l’alimenter pour plusieurs années, y importer toutes mes photos voire peut-être mes tweets préférés, et globalement en refaire le point central de ma vie en ligne. Quand j’aurai le temps…

Quelques mois après avoir ce blog, j’ouvrais un second blog, anonyme et « à personnage », baptisé « Ennui », sur la plate-forme U-Blog créée par Stéphane Le Solliec. U-Blog a ensuite été racheté par Loïc Le Meur, qui s’en est servi pour mettre le pied dans la porte de SixApart et plus globalement dans le monde des blogs, jusqu’à créer une conférence LesBlogs, rapidement muée en LeWeb, avec le succès que l’on sait (si vous vous intéressez à ce genre de choses…).
« Ennui », de son côté, a échappé de peu à la disparition lorsque que SixApart EMEA a décidé de fermer le service au profit de Vox, leur nouvelle plate-forme communautaire, aujourd’hui disparue également. J’ai choisi de migrer le blog chez WordPress.com, surtout parce que Vox ne me permettait pas de garder les commentaires laissés par les utilisateurs de U-Blog.
Peut-être relancerai-je Ennui un jour (j’ai quelques brouillons en attente), mais en attendant, vous pouvez le parcourir ici : http://monsieurennui.wordpress.com/

Ah oui, et puis mon « blog » sur VLTF (site de fans de Radiohead, en gros), à personnage lui aussi : j’y interprétais un asocial parano, en gros . Read on: http://www.vltf.co.uk/blog.html?user=96 Ça n’a pas duré bien longtemps.

Et nous voilà en février 2013. Dix ans plus tard, le monde n’a pas tant bougé, finalement. Pour écrire cet article, j’ai pris de mon temps normalement réservé à la rédaction de la 3e édition du livre WordPress, Michel travaille chez l’un de mes anciens hébergeurs, les anciens d’#echoes font partie de mes amis proches…

Pas vraiment de conclusion. Ce blog ne risque pas de fermer, je ne risque pas de perdre mon amour de l’écriture, de l’open-source, de la technique et du net, toutes choses qui se combinent en ce site, qui se combinent dans mon esprit, dans mon métier. Et ça me va très bien.

Onward!

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