La nuit de la suce

Petit flyer bien innocent que m’a ramené ma bien aimée de son territoire natal, et qui soulève bien des questions…

Nuit de la SuceOn remarque évidemment le logo Chupa Chups, fabricant de sucettes bien connu de nous-mêmes en tant qu’anciens enfants. Il semble néanmoins curieux que cette vénérable entreprise (n’en doutons pas familiale) puisse s’associer de manière si délictueuse avec :
 – une discothèque troyenne (fut-elle située sous la FNAC),
 – un tel nom de soirée (car c’est bien ce qui nous titille ici).

Investigationnons.
Une simple recherche sur le nom en question chez nos amis de Google provoque nombre de réactions, et pas que française : diantre!, nous avons affaire de toute évidence à une soirée nomade, pervertissant les clubbers de nos vertes contrées les uns après les autres (si tant est qu’ils en aient besoin).

Observons de plus près… A la recherche de preuves tangibles, et motivés par St Thomas himself, nous cherchons des photos des évènements en question : il nous faut savoir si, effectivement, et passez-moi l’expression, ça suce du zboub lors de ces soirées. Vous me direz que oui, soirée ou pas, y’aura toujours au moins un chanceux, mais passons. Rapidement, un site (par ailleurs fort laid) promet des photos de la soirée sus-dite (haha, très fin). Déception : nous ne trouvons qu’un ramassis de jeunes frustré-e-s, ce que n’importe quelle boite peut nous offrir, et à profusion encore. Notons néanmoins la présence de détails probants, voire délictueux, sans oublier les célèbres chansons « Tomber la chemise » et « vient poupoule, vient« , qui nous font écraser sans vergogne une larme de nostalgie peu appropriée en la circonstance. Remercions La Galaxie (02 54 96 38 51) pour ses photos, et continuons notre étude sociologique…

Il ne nous faut pas longtemps pour tomber sur le site définitif des soirées « Nuit de la Suce » : l’ancien site du « centre de loisirs nocturnes » (c’est pas moi qui le dit) Le Moulin du Champ (dont je recommande vivement l’intro Flash à donf le volume) nous donne (en plus des vidéos de son concours de T-shirts mouillés) des photos probantes, avec un cinglant descriptif à l’appui. Jugez-donc : « élection de la meilleur [sic!] lecheuse de sucette ». Boaf, pourrait-on croire. C’est sans comptez le beuglomètre, qui valide la léchouille en question, et donc l’innocente donzelle de pousser le bouchon à outrance pour vendre son pieu travail : toc et toc et toc.

Nous terminons ainsi, penauds, notre recherche de la Vérité.
Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire de nos jours pour promouvoir ses bonbons chez les 15-20 ans…

Accessoirement, cela me rapelle par endroit les cruelles soirées où j’en étais rendu à boire un verre de plus si je voulais m’amuser autant que mes amis amateurs d’acouphènes : « une vodka-ananas, siouplé!« 

4 réflexions au sujet de « La nuit de la suce »

  1. Pour avoir travaillé dans la maison Atlantide (pas du côté de Troyes, bien ailleurs en Midi Pyrénées) cela ne m’étonne pas du tout ce genre d’affiche ! 😉
    Amicalement.

  2. n’oublions pas leur nouvelle publicité francaise qui passe aux grandes heures d’ecoute : le plaisir de sucer (sans sous entendu bien evidemment…)


    Oui, j’ai découvert ça récemment, assez abasourdi…

    -x.

  3. Chuppa continue… « le plaisir de sucer » est affiché en grand à Dublin…
    deux ados filles + accessoires (téléphone, clefs, maquillage…) au regard aguicheur

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