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I Know You…

En vrac : semaine du 1er septembre 2014 - publié le lundi 8 septembre 2014

Aperçus cette semaine :

Tropes Vs Women

Anita Sarkeesian est une critique média et a initié une série de vidéos, nommée « Tropes Vs Women », sur sa chaîne Feminist Frequency. Un trope est une figure de style « par laquelle un mot prend une signification autre que son sens propre ». Dans le cadre qui nous intéresse, cela décrit les conventions et dispositifs en place dans les créations (littéraires ou autres). Cette série explore donc la manière dont les femmes sont représentées dans la culture populaire. Le site TV Tropes (pardon 🙂 ) décrit les points abordés par ces vidéos.

Sa récente série « TropesVsWomen in Video Games », aborde le sujet de jeux vidéo, extrêmement sexiste (tout comme l’informatique, hélas) : les personnages féminins dans les jeux vidéos sont majoritairement secondaires, au mieux intégrées sous la forme de « dame en détresse », au pire traitées comme une pitance (parfois même sexuelle) ou la victime de la violence masculine. Les personnages principaux, comme Lara Croft dans Tomb Raider, Chell dans Portal ou Faith dans Mirror’s Edge, existent mais ne sont pas nombreux, comme le montre cette liste.

Regardez l’ensemble des vidéos de la série Tropes Vs Women in Video Games. Certains titres couvrent les tropes les plus courants :

  • Damsel in distress ;
  • Ms Male Character ou Distaff counterpart (homologue féminin) ;
  • Background decoration, ou les personnages féminin ne sont pas jouables, voire ne servent qu’à plaire visuellement au joueur masculin.

Cette exploration est essentielle pour faire bouger les manières de penses — surtout que près de la moitié des jours de jeux vidéo sont des femmes : Chiffres de l’Entertainment Software Association pour 2014.

Malheureusement, la journaliste reçois depuis des menaces de mort

C’est symptomatique d’une communauté « geek » qui finalement accepte peu la différence, et qui ne pourra pas sortir grandie de cette affaire.

Luc Besson fait un AskMeAnything sur Reddit

Pas forcément la tasse de thé de tout le monde, mais ce quelques réponses restent intéressantes.

À propos de la mort de Léon (la caméra qui tombe avant d’arriver à la porte) :

So the death of Leon is 72 frames per second, im holding the camera and i let myself fall on the floor. I broke my finger and the camera.

À propos de Subway, « What inspired you to use the modern (as per 1980s) setting? » :

When i was 16, i was on the platform waiting for the train and one door was slightly opened. The inscription was « forbidden to the public », so of course i pushed the door and went in. And i realized that 2/3 of the subway is forbidden, it’s gigantic. I spent all my nights discovering it, the roller, the florist, and the drummer are real characters who i have met.

À propos de l’écriture de Léon :

Regarding Leon, i had to wait 2 weeks to get an answer from a studio to know if they were going to make the fifth element or not. The wait was horrible. So i wrote Leon in 15 days and nights to stop me from thinking about the wait.

Le AMA complet.

Moleman 2 – The Art of the Algorithms

Un reportage d’1h30 sur l’art de la demoscene.

Court extrait autour du cri de ralliement « Amiga Rulez », ou la « guerre » Amiga vs. PC :

The Amiga was a computer way ahead of it’s time. It was an incredibly well built machine, very imaginative.
And for a lot of people, the PC hurt because they considered it a step back in many ways. The Amiga wasn’t a computer for the masses! That was the point, it was like the Harley-Davidson, it had an elegance to it. And then the PC came along, the mass-market machine, plastic junk with interchangable parts.
Businesswise, this was obviously a better model, but the elegance of the Amiga created a really strict culture around it; people would kill for what the Amiga means for them.

Référence mondiale - publié le mercredi 18 octobre 2006

Monde merveilleux des referers, je découvre à l’instant que ce blog est premier des résultats pour la recherche Google.fr « idée de sms a envoyé a son fucking friends pour lui donner envie« . Tout comme « numéro de tel de blonde a poil » et « branlette nuit« , d’ailleurs. Ma maman serait tellement fière de moi… Nous avons également, pour le bonheur des petits et des grands, « inculte(explication)« , dont on appréciera l’ironie.

Mise-à-jour : par ailleurs, on retrouve un bon bout d’ex- et actuels affilliés #echoes dans la première requête : Moi-même, donc, en premier, Flaoua en n°3, kobal2 en n°4, Trem_r en n°8. Ajoutons à cela une pincée de blogs GayAttitude, un fil du forum Psychologie de Doctissimo, et un MySpace d’adolescente bretonne, et je crois que nous sommes au complet.

Mise-à-jour 2 : pas n°1, mais première recherche de l’année sur ce thème, et ça va sûrement aller en augmentant : « presentation voeux nouvelle année originale« . Alors : c’est bien de s’y prendre aussi tôt, c’est mal de copier sur ceux qui font l’effort d’écrire des voeux originaux. Et aussi, triste.

Mise-à-jour 3 : mais, pas aussi triste que cette nouvelle entrée dans mes référrants : « sms condoleances a un ami« . Pitoyable personne.

Mise-à-jour 4 : Super rapide ! Déjà deuxième pour « cernes creme hemoroide » ! 😉

Wikialité - publié le mercredi 2 août 2006

All hail teh Intarwebs ! Non, franchement, le oueb saibien, il n’y a pour s’en convaincre qu’à constater la grande facilité d’accès aux médias du monde entier, et par médias du monde entier j’entends bien sûr la télévision américaine, et par télévision américaine j’entends bien sûr la fine sélection proposée par les GM du Web via YouTube. Bien sûr. Nos lecteurs auront corrigé d’eux-mêmes.

Les possesseurs de Freebox qui, comme moi, sont trop fainéants pour poser une antenne supplémentaire afin d’avoir accès à TF1 et M6 les soirs de disette cinématograBOUM sur les autres chaînes, agréeront que l’on est aussi bien servi en vide-cerveau si l’on parcourt YouTube en quête des bons mots-clefs. Il n’y a pour s’en convaincre qu’à découvrir une jeune fille qui yodle pour le plaisir (avec approbation de The Hoff luimême, no less!), une leçon d’anglais à destination des jeunes filles nipponnes en danger de mort (muchas danke Dr.Dave for ça), ou encore des détournements de bande-annonces.

Mais trêve de frivolités, si je vous parle aujourd’hui, ce n’est pas par souci d’équité, mais pour aborder le point contentieux de la politique américaine. Et par politique américaine, j’entends George W. Bush. Et par « le point contentieux », j’entends la vision de cette politique par les émissions satiriques cultes d’outre-Atlantique, à savoir The Daily Show et The Colbert Report. Grâce à ma Freebouze, je peux apprécier le meilleur de ces émissions sur le Web, mais pour ma part je m’en remets au site onegoodmove.org, un site découvert via RobotWisdom et qui, entre de longues diatribes anti-George que je ne prends pas le temps de lire, propose une sélection de ces deux émissions, entre autres, très ciblée et que, comme de nombreuses émissions satiriques hors Karl Zéro, sont drôle parce qu’elles disent la vérité (« It’s funny because it’s true »).

Je vous ai déjà rapidement fait apprécier le talent de Jon Stewart et Stephen Colbert, présentateurs respectifs du Daily Show et du Colbert Report, lors d’un précédent post assez rapide. Le site 1GM m’a permis d’apprécier de plus en plus Colbert. Disons que Stewart est à Mickey/Luke Skywalker ce que Colbert est à Donal/Han Solo : le premier est trop gentil, rendant la rebellitude du second autrement plus appréciable. Ainsi, Stewart fait des critiques amusantes de la politique ricaine (récemment sur la Net Neutrality), tandis que Colbert campe un personnage favorable à tout ce qui est en provenance du gouvernement, mimiquant en cela des éditorialistes ultra-conservateur comme Bill O’Reilly, pour mieux ridiculiser la politique d’icelui. Délectable.

Stephen ColbertLes plus au courant d’entre vous auront apprécié son fameux discours lors du très officiel dîner offert par la Maison Blanche, en présence du maître des lieux, au correspondants de presse qui en hantent les couloirs. Sinon, rattrapez-vous. D’autres auront eu à coeur de mieux comprendre le mot « Truthiness« , présenté lors de la première émission du Colbert Report et définissant assez clairement le personnage : il préfère croire ce que lui disent ses tripes, que de croire ce que lui disent, par exemple, les encyclopédies. Un appel du pied à ceux qui utilisent l’émotion plutôt que les faits pour convaincre les foules amassées devant leurs téléviseurs.

Dans le plus frivole (revenons-y), Colbert a mis en place son Da Colbert Code, système de recherche de réponse par association d’idées, à la manière de la contine « Trois p’tits chats« , et par le biais duquel il a découvert à l’avance les gagnants des Oscars de cette année.

Bref, tout ça pour dire que l’équipe d’écriture du Colbert Report est bien inventive, le personnage vraiment bien campé, et leur dernier méfait bien amusant. J’ai déjà expliqué que Colbert, le personnage, croyait en ce que ses tripes lui disaient. Partant de cela, lors d’un récent épisode, il a vanté les mérites de Wikipedia, là où n’importe qui peut modifier une entrée et, pour peu que d’autres soient d’accord avec cette modification, cela devient la vérité. Du pain béni, donc. Tout comme « Truthiness », Colbert a alors présenté un nouveau mot : « Wikialité« , c’est à dire le fait que si suffisamment de personnes croient en un fait, celui devient donc avéré – ou, de la même manière, le fait de créer la réalité à laquelle on préfère croire. Formidable.

Et donc, enfin de célébrer cette entrée de la démocratie au coeur du savoir global, d’enjoindre ses partisans à contrer les rapports de baisse de la population des éléphants en Afrique, en ajoutant à l’entrée Éléphant de Wikipedia le fait que la population a multiplié par trois ces six derniers mois.

Vous imaginez le bordel chez Wikipedia. Nombre assez grand de modifications allant dans ce sens, protection de la page contre le vandalisme, menace de bannissement, hyperventilation… Même la page de Joseph Merrick a été retouchée. « In all, we ended up protecting 20 elephant related pages », dixit un admin. Good times.

Bien sûr, on pourrait épiloguer sur le fait qu’il s’agit d’un clin d’oeil aux médias traditionnels qui ne se basent le plus souvent que sur une source pour vérifier leurs articles – à savoir Associated Press ou Reuters -, faire un parrallèle entre le principe de wikialité et les sectes et religions du monde, dire que s’amuser à remplir Wikipedia de faussetés est une perte de temps et une bêtise sans nom, que les américains sont des moutons qui se jetteraient d’un pont si un présentateur télévisuel le leur disait…

Toujours est-il que ce simple mot, « wikialité », m’a conquis, plus encore que « truthiness » dont je ne trouve de toute façon pas de traduction amusante. La prochaine fois qu’un groupe d’amis me sort une contrevérité sans le savoir, je saurai quoi répliquer : « vous vivez dans la wikialité, les amis ! »

Par exemple, à chaque fois qu’ils seront tristes pour moi de ne pas avoir ni TF1, ni M6…

[this is good]

La prochaine fois, je vous parlerai du mot « bittistique », créé par Fabrice et encore en mal d’une définition officielle…

CreaSenso : Rouge - publié le mercredi 5 juillet 2006

Le 15 juin dernier, dans ses locaux rue de Trévise, l’agence CreaSenso, créée par mon frère Cédric, organisait un vernissage d’oeuvre de certains des artistes free-lance qu’elle représente, sous le thème « rouge ».

Illustration rouge

Outre le fait que ça change de cette période très « allez les bleus », je vous recommande d’aller jeter un cil sur le minisite créé pour ceux qui (comme moi) n’ont pas pu s’y rendre, mais veulent tout de même voir comment les artistes présents ont pu répondre à l’idée. C’est très varié, tant dans les styles que dans les idées, et ça me rappelle mon temps passé au sein de l’équipe de Praktica.

Allez-y donc de ma part, vous serez bien accueillis.

eBayage - publié le mardi 30 mai 2006

La fête des Mères est encore proche, et celle des pères ne va pas tarder, donc je me dois de vous diriger vers deux enchères que je viens de mettre en ligne (compliqué, eBay, mine de rien – mais bien foutu, pfioulala…).

Donc voilà, pour votre maman : une jolie besace Longchamp, accompagnée de sa trousse.

Et pour papa, un chouette appareil photo numérique Olympus FE-120 qu’il est bien didon.

Faites-vous plaisir, faites LEUR plaisir, dépensez vos sous ! 🙂

(ce message s’autodétruira si le besoin s’en fait sentir)

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