I Know You…

Un week-end de 14 juillet

Partir du boulot en étant certain d’avoir oublié un truc. Mais en fait non.
Apprendre une triste nouvelle sur la route.
N’avoir amené aucun livre technique, mais « La cuisine pour les nuls ».
Manquer de se noyer de fatigue en tentant vainement de remonter vers le bateau, à contre-courant.
Défaire le mauvais noeud, forcément. Le refaire tant bien que mal. Espérer que le bateau soit encore là le lendemain.
Prendre la barre pour la première fois depuis, pfiouuu… Faire le tour du golfe dans la foulée, entre touristes du 14 juillet, navettes, parcs à huîtres, courants et salinisation de pare-brise.
Subir une mini-gastro entre le plat et le dessert.

Retrouver cette maison, ce pont, ce port, cette région qui appellent tant de souvenirs.
Apprécier de simples soirées passées à discuter en famille.
Faire le tour du golfe juste pour le plaisir.
Prendre tous les repas face à la rivière, et dire bonjour de manière plus ou marquée aux marcheurs qui la longent.
Saisir une occasion rare de montrer à mes parents que je sais jouer de la guitare. Massacrer « Old Friends » en passant.
Cuire au soleil de manière agréable, c’est-à-dire sous le vent frais de l’Armorique. Être appelé « petit pain chaud ».
Ne pas se préoccuper des célébrations du 14 juillet, ni des discours, ni des pétards (sinon lointains), ni de l’actualité en général.
Prendre des photos. Plein. Trop ?
Nager dans la rivière, décider qu’aller à la piscine ne peut pas me faire de mal.
Voir de jolies marques de bronzage se dessiner sur le corps de ma tendre.
Remonter la rue pour assister au fest-noz local, et croiser un petit concert dans l’un des rares bars de la ville. Scatophone, mais concert quand même. Au fest-noz, rester stupéfait des variations possibles des danses bretonnes.

Quatre jours au coeur de cette Petite Mer nous ont fait le plus grand bien.

Plein de petits soleils

Méteo clément sur le Morbihan pour le 14 juillet 2005

Ce week-end devrait être ma foi fort sympathique. Prévoyons même quelques coups de soleil bien sentis, vu que la combinaison « bon cagnard + vent frais et doux » a toujours résulté en de spectaculaires brûlures de tissu cutané.
Je ne faiblirai point et resterai courageux face à ces épreuves.

« intello inculte »

J’aime mettre en avant certaines choses qui le méritent, non pas car je veux me croire un défricheur de tendances (tant s’en faut), mais l’idée de participer à l’amélioration des connaissances globales via mes maigres participations bloguesques titille tant ma fibre altruiste que mondialiste. C’est probablement pour cela que la signification du mot Ubuntu me touche (« I am what I am because of who we all are »).

Ce jour est tout autre, car je ne voudrais simplement pas que ceux qui ne font que lire les dernières entrées de ce blog ratent le monument que je m’apprête à dévoiler devant vos yeux ébaubis. Il s’agit d’un récent commentaire sur mon article « Lost on Lost« , où je relatais ma difficile mais pernicieuse relation à la série du même nom (mon avis n’a d’ailleurs pas beaucoup changé depuis, même si l’un des commentaires m’a aidé à voir plus loin que le bout de mon nez).

Voici la beauté, dans toute sa magnificence de réception par mail. De fait, je mets aussi son adresse en vue, je ne voudrais pas qu’un tel génie reste à l’abri du spam trop longtemps.

Here goes:

New comment on your post #221 « Lost in « Lost » »

Author : DEUS sx
IP: 84.99.217.80, 80.217.99-84.rev.gaoland.net
E-mail : kalou_lpourd@yahoo.com
Whois : http://ws.arin.net/cgi-bin/whois.pl?queryinput=84.99.217.80

Comment:
t un gros connard facho de première intello de mes deux !! fo ki ya tjs des salopes comme toi sur terre pour descendre tout ce qui est bien. t qu’un gros intello inculte votant à droite qui regarde ardisson, giesbert et tout c cacas télévisuels ou l’on decend tout le monde, ou l’on se prend le centre du monde et regarde toutes les séries merdiques françaises pour ce sentir patriotique (Lost va passer sur TF1, peut etre que tu vas aimer ??)
Si t’aimes pas lost, 24, pourquoi tu perds ton temps a écrire ce ramasseries de conneries? tu écris pour rien dire, pour te faire remarquer.
Je vous méprise et ne vous salue pas

Ceci fait, notons quelques points de cette missive qui me troublent :
– Il passe tout son texte à me tutoyer, et termine en me vouvoyant, dans une dernière phrase destinée à démontrer son manque de respect envers ma personne. Je trouve cela paradoxal, mais c’est peut-être juste ma perception des choses.
– Je cite : « intello inculte ». Un exemple d’oxymore ? Par ailleurs, il doit avoir pris le mauvais bout de ses stéréotypes, étant donné que pour lui les intellos qui se prennent pour le centre du monde regardent TF1. Seriously, dude, WTF ? Je précise pour l’anecdote que je n’ai qu’une Freebox, donc point de TF1 (ni M6) pour moi.
– Il dit que je n’aime pas Lost, ni 24. Mmh. Je reprends mon texte : pour 24, j’ai écrit « Bon, déjà : Jack, Kate, Sayid – nous qui venions de regarder la saison 2 de 24, nous voilà dépaysés… ». Je dois être masochiste, en plus d’être un intello inculte de droite, pour m’être forcé à regarder DEUX SAISONS de 24 sans jamais avoir pu apprécier. Par ailleurs, l’ensemble de l’argumentation de mon article tient dans « Lost m’a l’air super, j’accroche à fond, mais ça n’avance pas beaucoup : suis-je fou ? » De là à dire que je n’aime pas Lost, il n’y a, apparemment, qu’un pas.
– Il affirme que je « regarde toutes les séries merdiques françaises pour ce [me, et sic] sentir patriotique ». Je peux admirer quelqu’un faible en orthographe et crachant sur le patriotisme tout en étant capable de ne pas oublier la cédille là où il faut, mais je ne vois pas trop où il a pu découvrir que je regarde les séries françaises. Hé, « Deus », si j’écris tout un article à propos d’une série américaine, tu crois franchement que c’est pour mettre en avant mon amour de Julie Lescaud ?
– Ardisson, ça va, je connais (who doesn’t?). Qui est « Giesbert » ? Je dois bien avouer que je ne regarde que rarement la télévision…
– Notons qu’il vante (semble-t-il) les mérites d’une série qui va passer sur une chaîne qu’il méprise. Notre ami doit probablement avoir de gros problème à s’accepter.
– Finalement : « tu écris pour rien dire, pour te faire remarquer. » Euh, oui : ça s’appelle un blog.

Merci à toi, jeune étranger, de m’avoir montré la voie de la tolérance et de l’introspection, d’avoir su par tes mots me montrer les défauts que je ne voulais pas voir en moi, et d’acheter un dictionnaire français-SMS pour la prochaine fois.

Autrement, merci de m’avoir lu.

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