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Mon voisin le skieur - publié le dimanche 17 mars 2013

Été 2012. Comme quasiment tous les jours pendant ces trop courtes vacances, nous nous sommes levés tôt pour monter sur le bateau et se réveiller là-dedans :

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Une grosse demi-heure de wakeboard sur une mer d’huile, ça réveille et ça permet de bien commencer la journée.

Retour au port, où nous sommes accueillis par notre voisin de panne, qui s’apprête lui-même à embarquer avec madame. C’est la première fois que nous le rencontrons ; il a la cinquantaine bien tapée. Il nous voit sortir le matériel, et discute avec nous tandis que nous rangeons tout et rinçons le bateau.

– Alors les jeunes, la mer est bonne ?
– Oui, nous revenons de faire une session de wakeboard, la mer était fantastique.
– Du wakeboard ? C’est quoi ?

Nous lui présentons la planche. Il découvre.

– Oh, c’est nouveau ça.
– C’est pour faire un peu comme un snowboard. Sur la neige.
– Ah, à mon époque, je faisais du ski, on était fous.

Nous sourions. On a du mal à imaginer cet aimable personnage, légèrement ventripotent, faire des 360 en monoski.

– Et ça s’apprend vite, ça, le wakeboard ?
– Oui, ça va très vite. Et puis moi [dit mon petit frère], j’en fais quasiment toute l’année dans un club à Paris.
– Oh ? À Paris ? Sur la Seine ?
– Oui oui, il y a des clubs.

Il a l’air plus intéressé, petite étincelle dans les yeux.

– Ah, j’en faisais aussi sur la Seine, on était toute une bande en club !
– Ah bon ?
– Oui, on était fous, on faisait n’importe quoi.

L’idée d’être fou pour skier sur la Seine fait sourire. Il continue.

– D’ailleurs c’en est au point où on avait été embauchés sur un film, moi et mes potes.
– Ah bon ?
– Oui oui, on avait été pris pour une petite scène, oh 30 secondes. On devait défiler sur la Seine en ski, avec des feux d’artifice accrochés au dos.

Là pour le coup nous sommes bluffés.

– Ah ça, il n’y avait que nous pour accepter un tel truc. Mais c’était marrant. Le réalisateur… Tu te souviens de son nom, chérie ? Ah, ça m’échappe. Il nous a fait faire des allers-retours sur la Seine, avec des pétards dans le dos et des feux d’artifice qui partaient de partout. C’était joli.
– Mais c’est super, ça ! Et vous vous souvenez du film ?
– Oh, c’était un truc artistique. Tu te souviens ? On est allé le voir, c’était vraiment nul. Mais on s’est bien marrés, et jamais on n’aurait pu avoir une autre occasion de faire ça.
– Effectivement. C’est fou ça.
– Ah, ça y est, je me souviens du titre : c’était « Les Amants du Pont-Neuf ». Une merde.

Je suis bouche bée. Quelque mois seulement après la Palme d’Or de Leos Carax à Cannes, avoir notre simple voisin de bateau nous raconter avoir fait le fou sur la Seine sur l’un des films de ce réalisateur…

Voici les 30 secondes en questions. C’était en 1991. Et l’une de ces têtes brûlées fait maintenant du bateau tranquillement sur la Méditerranée…

(back2blog, jour 5/10)

The Nodz – « Totem Animals » - publié le mardi 12 mars 2013

J’ai reçu un courrier mystérieux.

Bon, fondamentalement, tout courrier reste mystérieux tant qu’on ne l’a pas décacheté. C’est d’autant plus vrai de nos jours, où les lettres de type épistolaires s’envoient électroniquement, avec l’expéditeur clairement indiqué en en-tête du titre dans n’importe quel GMail, Outlook ou Thunderbird.

Là, pour commencer, c’était un courrier PAPIER, qui par ailleurs n’avait pas été envoyé par ma banque ou le centre des impôts. Imaginez ma surprise. Ensuite, au verso de l’épaisse enveloppe, l’expéditeur : « Rabeat’s Cage », surplombant une adresse à Montreuil. Allons bon.

Ouvrons-la, voulez-vous ? Une forte odeur de chambre humide et de refermé m’arrive aux narines, et je trouve ça :

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The Nodz. Un groupe de p’tits jeunes parisiens, que je suis de loin en loin depuis quelques années, simplement parce que je connais l’un de leurs guitaristes, Mathieu, depuis des années. Il fait partie de la marmaille de La Garancière, sur la plage de La Londe, chaque été. De gamin roux et potelé, il est devenu une grosse baraque avec une coupe (rousse) afro-style qui me rendrait jaloux si je n’étais pas déjà chauve, et bien sûr il joue sans doute mieux de la guitare que moi. Tiens, pour la coupe de cehveux, appréciez la photo (signée !) ajoutée à l’envoi :

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Yep, Mathieu, c’est le mec au milieu. Sans vouloir attendre que le temps fasse son office sur leur capillarité, ces jeunes freluquets se sont lancés totalement dans la musique, avec un projet solide. Quelques chansons, plusieurs concerts, un EP, et l’envie de concrétiser tout ça avec un album.

Forcément autoproduits, ils se prennent (si je ne déforme pas mes souvenirs) deux ans pour réaliser cet album et faire que la foule en parle. Pendant cette année, ils investissent la « Nodzerie », une maison abandonnée sur un terrain familial (je crois), et écrivent, composent, répètent, enregistrent… Pendant deux ans, ils ont envahi cette maison, et sans doute qu’elle les a inspirés à plus d’un titre.

J’ai pas l’air vraiment au courant, comme ça, hein ? Alors pourquoi m’envoyer cet album ? Parce qu’en juin dernier, ils ont lancé un appel à contribution financière sur Octoo, du crowdfunding comme disent les vieux, pour pouvoir terminer le mixage de l’album, et payer le mastering et le pressage des premiers CDs. J’ai mis mon obole, car c’est à ça que servent les amis, même de vacances, et en février, j’ai reçu un courrier mystérieux : leur album, terminé.

Et l’odeur de chambre humide et fermée en ouvrant l’enveloppe, c’est la pochette de l’album, faite à partir de papier peint provenant le Nodzerie.

The Nodz : http://www.thenodz.com/
Facebook : https://www.facebook.com/Thenodz

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(back2blog, jour 2/10)

« Le projet » (parodie) - publié le dimanche 21 octobre 2012

Photo par Thanh Nguyen. Merci à lui !

Ca a commencé il y a 2 ans, lorsque le staff de Paris-Web (dont je faisais partie) a décidé de mettre en place « La conférence dont vous êtes le héros« . Pour changer des sempiternelles tables rondes, nous avions décidé de donner un temps de « micro ouvert », où le public pouvait lancer des idées, des débats, se répondre, etc.

De mon côté, j’avais vu peu auparavant un rap de développeurs fait lors d’une autre conférence (JSConf ? Je ne sais plus laquelle #lazyweb). Voyant cette session open-mic se présenter pour l’édition 2010 de PW, je me suis dit « tiens, pourquoi ne pas chanter un truc ? » Je ne sais comment, j’ai très rapidement porté mon choix sur une parodie de « La Lettre » de Renan Luce, avec un premier couplet écrit très facilement dans un widget Netvibes — widget qui porte encore aujourd’hui le titre de « Conférence dont vous êtes le héros ». Je partais de deux idées très simples : convertir le « J’ai reçu une lettre » de Renan Luce en « J’ai reçu un projet », et son « Quelques fautes d’orthographe / Une légère dyslexie / Et en guise de paraphe / ‘Ta petite blonde sexy' » en « Quelques fautes de goût / ‘Intro en Flash’ et puis / Pour parfair’ le dégoût / ‘Compatible IE6′ ». Le reste, plus tard, peut-être.

Et puis non, pas le temps, trop de boulot dans le staff, pas non plus assez de bagou, et finalement tant mieux car ce fut une session de débats et retour sur les conférences de la journée, plutôt qu’une porte ouverte aux délires de chacun.

Édition 2011 de Paris-Web, je suis toujours dans les staff PW et le format « Conférence dont vous êtes le héros » semble trop chaotique pour être maintenu. Arrivent Daniel Glazman et Robin Berjon qui proposent de sélectionner et animer une session de lightning talks, où chaque orateur dispose de 4 minutes pour parler d’un sujet au choix (dans le cadre de la conférence), et pas une seconde de plus. Du coup, une chanson paraît beaucoup mieux avoir sa place dans ce format, et je caresse l’idée, tel Blofeld son chat. Mais je fais encore partie du staff, trop de choses à prévoir, et ça ne se fait finalement pas.

Édition 2012, je ne fais plus partie du staff — officiellement pour « avoir plus de temps pour faire de la musique », mais dans les faits j’ai eu plus de temps pour vivre, tout simplement. Les lightning talks reviennent cette année, et tel le Docteur Mad, je caresse mon chat d’idée. J’évoque le sujet avec une amie, qui me donne l’encouragement nécessaire avec ces mots (je paraphrase) : « t’es malade ». Je rouvre le widget Netvibes, et termine ce premier couplet.

La deadline pour proposer un lightning-talk est le 17 septembre à minuit dernier délai. Ce lundi là, je n’avais rien à faire, donc j’ai rapidement regardé les accords de la chanson, enregistré une vidéo, l’ai mise sur YouTube, et ai envoyé le lien sans plus de détail à Daniel et Robin, à minuit passée de 6 minutes, dans un mail intitulé sobrement « Oh, zut alors, à quelques minutes près ! :p ».

Cette proposition en vidéo, la voici :

Les paroles de l’époque :

J’ai reçu un projet, A rendre pour demain,
Qu’un free a refusé, « Il m’a traité d’radin ».

Quelques fautes de goût, « Intro en flash » et puis,
Ecrit avec bagou : « Compatible IE6 ».

Mais moi je suis un dev Qui veut de la qualité
Et, quand il n’y pas grève, Je viens apprendre à Paris-Web !

J’envoie le lien vers la vidéo, et les laisse se débrouiller avec ça.

Dès le lendemain, je sens que ça discute dans le pôle Orateurs de Paris-Web : Delphine, membre du staff de PW et néanmoins amie, me tweete ceci : « Hé, je ne trouve plus le lien vers tes vœux à l’envers… » Comprendre, « on a bien reçu ta vidéo, moi je sais déjà que tu es fou, mais pour convaincre les autres j’ai besoin de preuves supplémentaires ». [pour rappel, cette vidéo de voeux est ici : http://vimeo.com/19401523 ].

Le 26 septembre, Sébastien, président de Paris-Web et néanmoins ami, me contacte sur GTalk :

Sébastien: Plop?
me: Grüüü
Sébastien: Juste une question qui te prendra à peine 10 secondes pour y répondre
Ta vidéo pour les lightning talks, c’est bien une vraie proposition ?
me: hahaha 🙂
je flippe ma race, mais oui.
Sébastien: Parfait, c’est tout ce que je voulais savoir 🙂
me: bien que n’ayant aucune idée si je suis en mesure de boucler la chose, ou même de la jouer devant des gens.
Sébastien: va falloir mon grand
me: on verra
Sébastien: 🙂
on donne des nouvelles bientôt
me: le plus tôt le mieux :p
Sébastien: Tu peux commencer à plancher dessus dès maintenant :p
me: mmmpf
déjà, apprendre à jouer de la guitare
ensuite, cesser d’être bègue.
2014 ?
alleeez 🙂
Sébastien: fallait pas appuyer sur le bouton.
1 semaine par objectif
et ça le fera 🙂
me: je l’ai envoyé après minuit, normalement ma proposition est irrecevable
Sébastien: on a décompté le temps d’upload sur Youtube
elle est recevable
me: et votre charité chrétienne ?!
haha
Sébastien: tsss
bref, c’est donc oui hein ?
me: oui oui, j’assume, je ne suis plus à ça près.
Sébastien: parfait
😉

C’était donc signé, j’avais moins d’un mois pour finir le texte, et apprendre à jouer correctement la chanson (4 accords, mais avec une certaine rythmique, plus compliquée à garder en chantant). Il me fallait également une guitare électro-acoustique pour que le son passe bien, et je remercie publiquement Cyrièle de m’avoir prêté la sienne — ma propre guitare acoustique n’étant pas aussi moderne.

La fin, vous la connaissez grâce à la photo en tête de cet article : ça s’est fait. Voici une vidéo pirate du concert, en attendant la version pro au montage impeccable de Paris-Web :

Et voici le texte complet (dont le dernier couplet, que je n’ai pas pu chanter sur le coup) :

J’ai reçu un projet, il y a un mois je pense,
J’aurai dû refuser, maladresse de freelance.
Le client dans son mail, écrit en Comic Sans,
Promet monts et merveilles à très courte échéance.
Et moi je suis un dev qui a besoin de ce projet
Pour payer mes rêves à commencer par mon loyer.
(peut-on décaler d’un pixel ?) (comment ça, « logo vectoriel » ?)

Mon client, vieux grigou, a une idée d’génie :
Vente en ligne de ragoûts, option riz ou saucisses,
Quelques fautes de goût, « Intro en flash » et puis,
Écrit avec bagou : « Compatible IE6 ».
Mais moi je suis un dev qui veut fair’ de la qualité
Et, quand il n’y pas grève, Paris-Web m’aide à m’élever !
(HTML standard vivant) (CSS3 la REC pour quand ?)

J’ai choisi d’êt’ freelance, Marre des SSII,
J’habite où j’veux en France, Marre des loyers d’Paris.
Je prépare mon weekend Quand le lead-dev m’écrit :
« Tu fais quoi cette aprèm’ ? » Mise en prod vendredi.
Et moi je suis un dev Qui pleure quand je ne peux pas
Faire tout ce dont je rêve, comme valider sous Opéra !
(ou faire le back-end en Python) (car Ruby c’est bien trop abscons)

(tiens, d’ailleurs !)
Y’a pas que le front-end, il y a aussi le back
Où ‘faut connaître Zend, Symfony et leurs FAQ.
Maîtriser DreamWeaver, Vim, Eclipse, Notepad
Pour planter un serveur, 15 outils, même panade.
Mais moi je suis un dev, qui n’aime pas trop PHP
Pour la faire brève : NodeJS, viens vite me sauver !
(le JS serveur c’est l’av’nir) (un nouveau langage à haïr)

Quant aux métiers graphiques, j’aimerai en parler,
Mais j’avoue, y’a un hic, je n’sais pas dessiner,
J’ajoute ce couplet car Paris-Web les aime,
Allez-y, proposez un’ conf’ l’année prochaine
Je ne suis pas un dev, je suis rédacteur technique
Et, trois journées trop brèves apportent plus qu’un vol yogique.
(pourtant y’en a des rimes en [ik]) (Paléoprotérozoïque)

Voici tous les sujets dont nous allons parler
Pendant ces trois journées de confs et d’ateliers
Ah, pardon, on me dit qu’en fait c’est terminé,
J’pensais passer jeudi, j’pensais improviser.
Faites confiance au gens, et ils vous feront passer
après Stéphane Deschamps, rien d’tel pour ne pas angoisser !
(« faut-il être un entertainer ? ») (l’ironie me frappe en plein coeur)

Un dernier couplet, une dernière minute,
Avant le couperet, la fin en uppercut,
J’ai un peu transpiré, personne ne m’a dit « chut »,
La guitare, pour chanter, c’est quand même mieux qu’la flûte.

Si vous voulez l’ambiance karaoké, voici mes slides : http://fr.slideshare.net/xavierborderie/parisweb-2012leprojet

Je suis passé en dernier, et je remercie très fortement les 9 autres orateurs de ces lightning, grâce auxquels, j’ai ri, applaudi, appris, et surtout oublié que je passais après eux, et ça m’a bien aidé à ne pas me ronger les ongles.

Deux petits plaisirs pendant les heures et minutes précédents mon passage :

  • À Christophe, découvrant que je fais un lightning en fin d’après-midi et me demandant si j’allais chanter, répondre « noooon, ça va pas, je suis pas taré à ce point ».
  • À Stéphane, qui passait juste avant moi dans l’ordre des lightnings et qui regrettait ce placement, lui interdisant de chantonner « Dites 33 » à mon intention au début de son lightning, répondre « noooon, ça ne se fait pas de référencer un autre participant dans sa lightning » (la blague étant que je faisais référence à Stéphane à la fin de la mienne).

Après Paris-Web, les participants sont allés au bar d’en face pour parler entre gens de bonne compagnie autour de quelques chopines. Avec quelques fans de base, j’ai attendu le staff à la sortie de la conférence, et nous sommes arrivés longtemps après tout le monde dans le bar. En arrivant sur la terrasse avec la guitare à la main, ovation, « une autre ! », etc. Je ne me suis pas fait prier : montant sur une chaise, j’ai entonné le dernier couplet, très inintéressant mais au moins, c’est fait :

Alors on me demande un mp3 en plus du texte complet. Mais de mon point de vue, c’était vraiment un one-shot, avec trop de blagues relatives à Paris-Web, je ne suis pas certain que cela puisse intéresser grand monde en dehors de ce cercle — et surtout je trouve mon final très faible.

Mais je garde en tête d’en écrire une version plus « oecuménique ». Plus tard, peut-être… 🙂

Sabaidee Laos ! (troisième partie) - publié le mardi 11 mai 2010

(avez-vous lu la première et la deuxième partie ?)

Jour 5

Réveil tranquilou dans la chambre de Pierrot, située en dehors du resort… et donc dans le village. Je me lève et ouvre la porte pour apprécier le temps, et moi de découvrir la vue matinale la plus dépaysante qu’il m’ait jamais été donné de voir, habitué que je suis des hôtels grand-luxe, bien sûr. Vue directe sur le village en bordure de route, avec un filet de ruisseau en contrebas. Sortir du noir profond de la chambre de Pierrot à ça, ma foi, ça le fait.

Il n’y a plus de client pour aujourd’hui, mais Pierrot est occupé avec les affaires à régler, ce qui nous laisse l’occasion de flemmarder et faire le tour du propriétaire. Voyons par exemple la salle à manger, avec en devanture une superbe terrasse surplombant de quelques mètres la rivière.
Tournons le dos à la rivière pour faire face au bar. Vous voyez ce poteau ? Vous voyez la marque sur icelui ? C’est l’endroit atteint par les eaux lors de l’inondation de 2008. Et voyez l’état du jardin aujourd’hui : rien n’y paraît, et il s’est même embelli par rapport aux photos que j’ai vu. Chapeau bas à Pierrot et son équipe (et tout le village qui a participé).

Le bord de rivière n’est pas mal non plus :

Et tant que je suis dans les panoramas de la journée, hop, téma la cheutron des breuchan, mec, t’as vu ?

Chaque bâtiment (quatre en tout), sur pilotis, contient deux chambres, et franchement elles ont une bonne tête. Voici l’une des plus récentes :

Bref, c’est pas du resort que tu croises tous les jours. Et entre ça, le beau temps, les balades à la cool et la cuisine qui déchiquète sa génitrice kodiak, franchement, t’y es pas déjà ? T’attends quoi ?

Tiens, baladons-nous justement : Pierrot en a fini avec sa paperasse et le réglage des divers boulons du jour, et propose de terminer la mâtinée par un tour de l’environnement immédiat.

Le temps de remonter la rue principale du village…

…on traverse un pont et, surprise !, nous sommes sur la rive d’en face !

Un joli point de vue sur l’ensemble du resort et de l’îlot devant celui-ci :

Première visite : la zone où les habitants font sécher l’eau de la source afin d’en récupérer le sel (et le vendre), sur la rive face au resort.

Hop, explications en vidéo :

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Voilà, maintenant vous savez tout. Ou du moins, vous en savez autant que moi.

Continuons notre petite balade… Les paysages sont jolis, à quelques minutes de marche du resort (clic clic fullscreen)…

…tandis que dans la rivière, les enfants pèchent et les mamans s’occupent du linge…

La vie s’écoule, quoi. Le chemin mène ensuite au village du coin, que nous traversons d’autant plus rapidement que nous croisons une scène qui pourrait sembler à la découpe d’un chien vivant, mais qui tout aussi plausiblement pourrait être un accouchement canin : devant une maison en bambou, 5 à 7 villageois sont accroupis face  à un chien qui, allongé et dos à nous, hurle à la mort. L’un des villageois semble avoir les mains sur son ventre. Couteau ? Nous n’en saurons pas plus, car…

Pierrot nous a raconté que Piba avait son petit succès auprès des villageois du coin. Dialogue ré-imaginé et sans doute exagéré pour satisfaire à notre dégoût d’occidental :

Villageois : Il est chouette ton chien, j’en ai jamais vu des comme ça, tu l’as trouvé où ?
Pierrot : Je l’ai fait venir de Thaïlande.
V : Ah bon ? Et il va rester à cette taille ?
P : non, il devrait être grand comme ça. [signe de la main]
V, impressionné : Oh ? Et, y’aurait moyen que tu me l’échanges contre, euh… [cherche du regard] ce chien là ? [pointe un chien vieux et malade]
P, commence à comprendre : Euh, non, y’a pas moyen.
V : Ok, mais sinon, tu pourrais m’en ramener à moi de Thaïlande. [bave aux commissures] Genre une dizaine ?
P : Ca va pas être possible, monsieur.

Bref, certaines ethnies mangent les chiens. C’est pas grave hein, c’est très bon le chien, paraît-il, mais juste, Pierrot ne se balade plus trop dans les villages avec son chien depuis lors 🙂

Donc, nous passons le village, au demeurant fort sympathique…

…pour, par un chemin détourné, descendre sur la rive en contrebas…

…et traverser la rivière avec les moyens de transport locaux 🙂

Et une barge plus robuste pour les deux garçons et Piba, qui n’est pas franchement un habitué de la chose : après être tombé à l’eau au bord de la rivière, il fera moins le malin pendant la traversé.

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…le tout sous le regard amusé de la marmaille, qui ne croise pas de « falang » tous les jours quand même 🙂

Nous revoilà à nouveau sur la rive initiale, le chemin de retour vers le resort se fera tranquillement, en croisant quelques beaux spécimens, et toujours de jolis paysages qui vont loin, loin, loin…

Et avec tout ça la journée commence à peine : une fois rentrés au resort, il n’est même pas midi. Après avoir passé un Piba mouillé à la serviette-éponge, Pierrot retourne à sa gestion des affaires quotidiennes, tandis que nous sommes libres de faire comme bon nous semble.

J’en profite pour aller voir la vue depuis l’île en face du resort.

A gauche, le restaurant ; au lieu, le jardin ; à droite, le dernier bâtiment construit ; encore plus à droite (hors-photo), le combo spa/massage/bain d’eau chaude…

C’est plutôt paisible et isolé, comme environnement.

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Visiter l’île d’en face, donc, mais également goûter la température de l’eau. Ha!, cette fameuse source ne doit pas être si chaude que ça, non ?

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Si. Grave, même.

Bon, c’est pas tout ça, mais il se fait faim. Bah oui, mine de rien, tout ce texte, ça ne fait que la matinée de 2 février 2009, tout laotien fut-il.

L’après-midi se passe sereinement : tandis que Pierrot travaille aux 4 coins du resort et s’efforce de tout bien régler, les blondes (la fille et Piba) jouent ensemble ou lisent au soleil (enfin, surtout la fille), et je bouquine également (et joue à GTA Chinatown Wars sur ma DS, oui, bon) sur le balcon de la chambre, avec vue sur la rivière et la colline en face.

La vie du village de Muang-La s’écoule avec la rivière : tandis que certains récoltent le sel de la source, d’autres pèchent les poissons avec une technique particulière…

…ou plus classique…

Les femmes du village viennent se laver ou passer leur linge à l’eau, profitant de la chaleur de la source… qui ne semble pas les gêner plus que ça.

17h, le soleil se couche, Pierrot propose de marcher jusqu’au temple local, afin de l’apprécier à la lumière du soir.

Sur le chemin du retour, on passe devant le bar des katoïs (les fameux ladyboys, ou « monsieur-madame », qui sont a priori les seuls à mettre un peu d’ambiance dans les soirées des villages laotiens)… Les bars katoïs sont faciles à repérer, il y a des guirlandes à l’extérieur et ils diffusent sans cesse la dernière musique hype mode de 1994.

…puis on s’arrête dans un petit bar situé non loin du resort, où l’on descend quelques bouteilles de Beerlao — non sans avoir, politesse locale, servi un verre à la table voisine en passant. Et on continue de se raconter nos vies, en descendant les verres…

Retour, enfin, au resort (à deux pas de là), pour profiter de la succulente cuisine.

Pour une fois, Pierrot s’autorise à nous accompagner, et sous la pression de la tablée de quadras parisiens de passage, enchaînera sur une partie de carte, puis deux, puis trois — non sans avoir avant tout permis à son staff d’aller se coucher. Ils sont gentils les touristes, mais y’en a qui bossent le lendemain.

Je fais le tour du patelin pendant ce temps, bouquine, et enfin, tout le monde se couche… Il est quand même une heure passée, j’en connais un qui va avoir du mal demain matin (pas moi, hein, le grand couleur homard).

Paris-Web 2010 : appel à orateurs - publié le jeudi 25 mars 2010

Je fais partie de l’association Paris-Web, qui organise chaque année l’évènement éponyme. Permettez-moi donc d’utiliser mon blog pour transmettre le message…

La salle de Paris-Web en 2008

Bonjour à tous,

Paris Web est une conférence française organisée chaque année autour des questions d’accessibilité, de qualité et de design web. Pour sa cinquième édition, la conférence veut élargir son sujet et vous propose de réfléchir sur la question suivante : « Améliorer l’expérience utilisateur à travers un design et des contenus appropriés » (question non limitative).

Paris Web 2010 se tiendra du 14 au 16 octobre 2010, et nous invitons tous les orateurs potentiels à se manifester par un email à l’adresse propositions@paris-web.fr.

Vous pouvez proposer un ou plusieurs sujets dans les formats suivants :

  1. Conférence : 50 minutes, questions comprises.
  2. Mini-conférence : 15 minutes, sans questions du public.
  3. Atelier : 1 heure 30 (ou 3 heures pour un atelier double).

Les conférences et mini-conférences auront lieu dans les amphithéâtres les jeudi et vendredi. Les ateliers auront lieu dans des salles de 40 à 60 personnes le samedi. Ils sont l’occasion d’une grande interactivité, et peuvent être soit sous une forme théorique, soit sous une forme pratique (le cas échéant, des salles équipées d’ordinateurs seront prévues).

La date limite de dépôt des propositions de contributions est fixée au 31 mai 2010.

Idéalement, merci de présenter votre proposition de la façon suivante :

  1. Vous, en quelques lignes
    Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ? Votre spécialité ?
  2. Votre sujet
    En dix lignes maximum, un titre (qui n’a pas besoin d’être définitif) et un résumé de ce que vous allez traiter. Merci d’indiquer le niveau du public estimé.
  3. La forme de votre intervention
    Selon vous, cette intervention sera-t-elle plutôt une conférence, une mini-conférence, un atelier ? (nous pouvons en rediscuter ensemble)

Les personnes qui ont fait une proposition seront avisées personnellement de la suite donnée, que leur proposition soit retenue ou non.

Si vous êtes retenu, vous aurez la possibilité d’être défrayé pour vos transports et logé à l’hôtel par nos soins. Pour rappel, vous serez filmé et les vidéos seront mises à disposition gratuitement sur internet (sous licence CC-By-NC).

Vivement octobre !

Une partie des organisateurs de la session 2009 (et deux intrus)

Hello all,

Paris Web is a French conference organised each year and revolving around questions of web accessibility, quality and design. For its fifth edition, the conference wants to broaden its subject base and suggests that you think of this question: “Improve the user experience through appropriate design and contents” (non-limiting question).

Paris Web 2010 will take place on the 14-16th of October 2010, and we invite all the potential speakers to speak out and get in touch with us at propositions@paris-web.fr.

You can submit one or more topics under the following formats:

  1. Conference:  50 minutes, Q&A included
  2. Mini-conference: 15 minutes, without Q&A
  3. Workshop: 1 hour 30 (or 3 hours for a double-length workshop)

Conferences and mini-conferences will take place in amphitheaters on Thursday and Friday. Workshops will take place in 40 to 60 people rooms on Saturday. They are a moment of intense interactivity, and can be either theoretical or practical (rooms with computers will be provided if necessary).

The deadline for proposals is set to the 31st of May 2010.

Ideally, here is the form your proposal should have:

  1. You, in a few lines
    Who are you? What is your experience? Your specialty?
  2. Your subject
    In up to ten lines, a title (doesn’t need to be the definitive choice) and a summary of what you wish to deal with. Please indicate the estimated level of the audience.
  3. The form of your intervention
    According to you, will this be better suited for a conference, a mini-conference, or a workshop? (We can talk about it.)

People who have submitted a subject will be notified personally, whether their subject is selected or not.

If you are selected, you will be able to have your travel expenses and hotel paid. Please bear in mind that videos will be recorded and will be made available for free on the internet (under the CC-By-NC licence).

We can’t wait for October!

C'est super dur de faire la roue en allers-retours. AUCUN TRUCAGE.

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