Course à l’appartement

Newsletter seloger.com du 16 septembre :

(…)
– 3 pièces (45 m²) Paris 10ème (75010) 630 Ecc (4133 FF)
Rue de paradis – 3 pièces 45m² – 6ème étage et dernier étage sur cour-
séjour- 2 chambres- salle d’eau 3 balconets- rangements – chauffage
et eau individuel. Électrique.Libre le 01/12/2004.
(…)

Renseignements pris le jour même.
Visite le mardi 21 septembre.
Course pour compléter le dossier le mercredi 22 septembre.
Annonce de notre sélection le vendredi 24 septembre.
Annonce de notre désistement le vendredi 8 octobre.

Ca, c’est le résumé. Maintenant la version un peu plus longue.

C’est le premier appart qu’on a pu visiter tous les deux (LN en avait visité deux toute seule déjà) : à 18h30, j’ai pu partir à temps pour rejoindre mademoiselle et parcourir le trois pièces pendant les 5 minutes alouées. Quelques peintures à refaire (en plein décembre/agrèg), deux fenêtres pourries sur les trois, 6e sans ascenseur et un quartier moyen, mais il avait des pitis balcons donnant sur la tour Eiffel au loin, un grand salon et proche de la gare de l’Est.
Les 5 minutes passent, on se prend la tête en sortant, il y a des plus et des moins, on va au bar à coté en discutter. A l’entrée se trouve la locataire actuelle, qui attend avec son chien que la visite se termine. On discute tous les deux, et je fini par aller voir la locataire (S.) pour lui poser quelques questions.
Elle nous confirme tous les défauts, en ajoute d’autres (convecteurs pourris, proprio pas pressé de mettre aux normes décentes, trrrès froid l’hiver, « le quartier a bien changé » en 8 ans). Bon. Notre liste de + et de – s’allonge, semble-t-il.
Le gars de l’agence arrive également au café avec une fille, ils s’installent ailleurs dans le bar après avoir rendu ses clefs à S.. LN est convaincue que c’est une des visiteuses de l’appart’, je suppose de mon coté que c’est une amie.

On rentre chez la miss, et on se décide à faire cette liste sur papier. C’est équilibré. On se prend la tête car il faut se décider : le gamin de l’agence, qui s’en foutait un peu, a annoncé qu’il ne prenait pas les dossiers (« y’en aurait trop »), mais que, pour les intéressés, il fallait se présenter avec à l’ouverture de l’agence le lendemain matin, « en gros le premier arrivé sera prioritaire ».
Le prend-t-on ? Cherchons-nous ailleurs ? Il a son charme, mais il a aussi pas mal de défauts. Prise de tête, et on décide de tenter le coup.

Pendant que je vais au boulot le lendemain matin, LN va faire le pied de grue devant l’agence, notre dossier en main. Au bout d’une heure d’attente dans le froid pluiviesque, l’agence s’ouvre, et elle s’entend dire que le dossier n’est pas assez complet, et qu’un dossier a déjà été déposé la veille. Ce que je croyais être l’amie de l’agent était effectivement une visiteuse, qui ne s’est pas gênée pour dragouiller le mec afin de lui refiler son dossier en premier. Pute.

Course, donc : son dossier a elle n’est pas non plus complet, et c’est le premier dossier complet qui a le pompom. LN cours ici et là pour récupérer des papiers en plus, pendant que je mail mon père pour qu’il en faxe certains à l’agence.
La journée se termine, le dossier est complet, on attend.

Deux jours après, c’est la victoire : nous sommes choisis. On ne sortira le champagne qu’à la signature du bail. On veut le signer au plus vite pour qu’LN puisse poser son préavis et donc ne pas payer janvier-février-mars pour rien, mais l’agence annonce un certain délai, et mes parents partent en week-end de quatre jours. Patientons.
Nous en parlons beaucoup autour de nous, en faisant bien sûr le focus sur les cotés positifs, autant pour faire baver d’envie que pour nous faire oublier les aspects négatifs.

On avait obtenu le numéro de S., nous l’appelons afin de revoir plus longuement l’appart, et discutter du prix du frigo qu’elle propose de nous revendre. Rendez-vous est pris pour mardi 5 à 18h30. Par le jeu des obligations de derniere minute et des retards, nous arrivons chez elle à 21h.

Après les six étages, nous entrons : elle a déjà commencé la soirée avec le voisin d’en face (de l’autre coté de la cour), et les regarder parler donne l’impression de passer un entretien de colocs à la « Petits meurtres entre amis », comme nous le fait remarque Y., le voisin en question.

Première surprise : le salon est beaucoup plus petit que dans notre souvenir. On avait déjà quasiment prévu l’organisation pendant la semaine, et la taille remet en cause plusieurs idées.
Ensuite, on apprend que des soirées se font sur les toits de temps à autres (l’appart’ est sous les toits), et que S. s’est une fois retrouvée avec des dormeurs inconnus dans son salon, qu’elle a été cambriolée, et qu’elle a pris un chien à l’occasion, car elle a quand même peur. Bon.
Ensuite, on apprend (et voit) que le mur de la cuisine présente un trou qui permet au voisin (Y.) de quasiment voir le dos du frigo. Bon. D’autres points présagent plus de travaux que prévu.
D’ailleurs le voisin, très tactile avec S., aime bien regarder ce qu’il se passe en face : « lors de la visite, vous aviez l’air plus sympa que la blonde qui est passée après vous », (à S.) « ça va me manquer tes p’tits seins par-dessus ton peignoire », (à S., dans le salon pendant qu’on est dans la chambre) « ‘fait chier, ils veulent mettre des rideaux, j’pourrais plus rien voir », « Tout le monde s’aime bien ici, même si on couche pas tous ensemble » (moi : haha, hem…), « d’ailleurs on a fait fuir un couple une fois… » sans plus d’info. Ambiance.
On sort : nous sommes bien déçus, et LN a un mauvais feeling : bosser son agreg pendant que je suis à Suresnes, et avoir un voisin voyeur et un immeuble cambriolable, mmbof. De mon coté, je tente de pondérer.

Bref, on se retrouve à ajouter quelques moins significatifs à notre liste qui était déjà moyennement équilibrée, et à retirer quelques plus. On aurait su ça lors de la première visiste, la question ne se serait probablement pas posée, mais là on a rendez-vous pour le bail trois jours après, et on a déjà posé un chèque de 150 euros pour « se placer ». Fuckit.

LN hésite et se prend la tête le lendemain, au point de ne plus pouvoir bosser. De mon coté, je me rend compte que c’est trop de « moins » pour pas assez de « plus ». On décide néanmoins de prendre avis : nous nous invitons à dîner mercredi soir chez mes parents pour leur en parler et leur montrer les photos/vidéos. On termine la soirée sur un « non ».
On en rediscute, je reste sur le « non » mais LN hésite. On retarde le désistement pour en reparler jeudi soir. C’est toujours « non ».

Je rappelle l’agence vendredi. Ils ne nous rendent pas les 150 euros, et on récupère les papiers d’ici la semaine prochaine. Vue l’agrèg qui approche, nous n’avons plus le temps de visiter un appart’ par semaine : on décide de geler les recherches jusqu’en mars.

Beaucoup de temps pour rien.

5 réflexions au sujet de « Course à l’appartement »

  1. Ceci dit pour 45m2 c’etait un bon prix mais encore faut il voir ou tu c’est.
    Paris c trop dur de trouver qq chose de bien. Si tu veux acheter c’est encore pire …

  2. Cyruss : c’était rue de Paradis, comme indiqué dans l’annonce. En gros, pas loin de la gare de l’Est, ce qui nous arrangeais également. Plan : http://7bisparadis.notlong.com
    Bien sûr que ça n’était pas cher, et c’est pourquoi à la première visite, même avec une longue liste de + et de – équilibrée (autant d’un coté de l’autre), on a décidé d’y aller quand même. Mais après la seconde visite, notre enthousiasme a été sérieusement atteint…
    On est un peu obligés de fouiller sur Paris car mam’zelle risque de bosser loin (prof…) à partir de l’année prochaine, donc il faut être proche d’une grand gare, et celle de l’Est semble pomèl…
    Je suis toujours preneur de bons plans 🙂

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