I Know You…

Actes manqués du midi

Est-il courant de croiser, au retour d’un déjeuner, une mère de famille (l’enfant faisant foi) pourtant à chaque main un sac de courses et sur le dos un blouson-jean bleu arborant en logo le lézard de DMOZ, et en texte “Netscape 6 – Product Development Manager ».
Cela m’est arrivé ce midi. J’aurai pu lui poser la question directement, mais je me voyais mal lui donner une grande tape dans le dos et lui lancer “alors, Netscape 7.2, pasimal, mmh ? ».
Et par ailleurs, de pester contre moi-même d’avoir laissé mon appareil-photo dans mon sac. Je devrais TOUJOURS l’emporter. Grr.
Tristan, une idée de qui il pourrait s’agir ? Il est bien sûr possible que ce fut la madame du monsieur…

Je suis allé ensuite donner quelques chèques à une occurrence locale de ma banque. Ceci fait, je me dis : “Tiens, je vais tirer un peu d’argent, pour voir où en est mon compte après les vacances ». Je vais donc au distributeur, procède comme d’hab’, et demande 20 euros. “Voulez-vous un ticket ?” Oh ben non, pour une si petite somme, ça va, ce n’est pas la mort de mes comptes (que de toute façon je ne fais pas, erm…). J’appui donc sur Non… et me rappelle trop tard que c’est justement pour ce ticket (et le contenu de mon compte qu’il affiche) que je tire ces billets. Je n’allais pas tirer encore 20 euros, mon porte-feuille est déjà suffisamment plein avec ses 60 euros actuels.
C’est à se cogner la tête contre les murs.

Trois semaines, 36 photos

Parce qu’on ne peut pas résumer trois semaines en quelques mots…

36 images pour trois semaines

Les trolls plus intelligents que les Pirahãs

« The language, Pirahã, is known as a “one, two, many” language because it only contains words for “one” and “two”—for all other numbers, a single word for “many” is used. »

– in « Language may shape human thought« , Celeste Biever, NewScientist.com

[ via /. ]

En fait, les trolls comptent traditionnellement de la façon suivante : un, deux, trois… beaucoup, et l’on en déduit qu’ils n’ont aucune notion des grands nombres. Parce qu’on ne comprend pas que « beaucoup » peut représenter un nombre. Exemple : un, deux, trois, beaucoup, beaucoup-un, beaucoup-deux, beaucoup-trois, beaucoup beaucoup, beaucoup-beaucoup-un, beaucoup-beaucoup-deux, beaucoup-beaucoup-trois, beaucoup beaucoup beaucoup, beaucoup-beaucoup-beaucoup-un, beaucoup-beaucoup-beaucoup-deux, beaucoup-beaucoup-beaucoup-trois, DES TAS.

– in Le Guet des orfèvres [Men at Arms], Terry Pratchett, p.141.

[ 5 minutes plus tard ] Il fallait s’y attendre, des lecteurs de /. ont déjà repéré la référence. Tant pis, ça m’a amuse quand même, surtout que c’est un des livres que je bouquine en ce moment.

Par ailleurs, j’aime beaucoup le titre de cette news : « Need A New Retina? Look No Further!« .

Plus rien ne m’étonne… quoique

N°1 sur Google Canada pour la phrase "plus rien ne métonne"

Poésie à la boulangerie

Il pleut des cordes ce matin, mais j’ai quand même bravé les éléments pour me rendre à France Télécom et chez un papetier, le premier pour résilier Netissimo et leur rendre le modem (Freebox powah!), et le dernier pour lui acheter quelques enveloppes afin d’expédier mes CDs pour les MeFiSwap 2 & 3.

Sur le chemin du retour, j’ai fait un petit détour pour m’acheter un tout aussi petit déjeuner à la boulangerie de la gare. Je n’ai rien trouvé à mon goût, mais j’ai eu le plaisir, pendant l’essorage du parapluie et l’observation des sucreries proposées, d’entendre un client d’un certain âge, penché par-dessus le comptoir, adresser à la patronne, elle-même d’un certain âge, un petit « poème » (peut-être sans le vouloir), que j’ai trouvé tout meugnon (les retours à la ligne sont motivés par ses propres pauses) :

Votre petit vichy bleu d’hier,
décolleté,
n’a retenu que les clients
et pas l’été.

Vieux pervers.

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