I Know You… » 2006 » janvier

I Know You…

2006 : première procrastination - publié le mardi 31 janvier 2006

Comme l’année dernière, je colle ici le mail que je viens d’envoyer. Si vous ne l’avez pas reçu, c’est que j’ai probablement perdu votre adresse. Bonne lecture, donc.

Voici enfin mes voeux pour l’année 2006
Que l’on a proclamé « année de la saucisse »

[ trois SMS en réponse à mon « 2006, année de la saucise! » du 1er janvier ]

Je sais que ce retard me rapproche d’un narcisse
Mais ce n’est pas le plus aisé des exercices

Je savais que j’avais un mois pour les écrire
Et plus le temps passait, plus je voulais faire rire
Mes voeux de l’an passé, leur sourc’ semblait tarir
Il me fallait trouver de quoi vous divertir

Les alexandrins
Étouffent ma fantaisie
Félicie, aussi

Que puis-je vous souhaiter pour l’année à venir ? Amour, bonheur, santé ? Félicité ? Comment diable pourrais-je, alors que je projette de truster de manière assez éhontée la meilleure partie de ces qualités à venir. Bien évidement, tout rempli que je suis de bonté malléable, je vous laisserai également vous servir dans la manne folâtre que représente ces petits mots de grandes jouissances, mais ne nous voilons pas la face, camarades : preum’s, oh.

Mais hardi, compagnons ! Qu’il ne soit pas dit que l’année du Chien chinois, du Mozart naissant et du Nutella français nous verra baisser les bras ! Certes, la tâche est rude, car se profilent devant nous quelque 334 jours de quotidien périodique récurrent, mais il ne tient qu’à nous, tous, d’en tirer le meilleur parti. Oui ! J’entrevois d’ores et déjà, pour une large majorité d’entre vous, amour, gloire et prompte digestion ! Ne nous fions aux viles cassandres, qui viennent piétiner de leurs doigts crochus tous les espoirs immatériels que nous avons patiemment emmagasinés pendant les derniers jours de feue 2005, espoirs d’une année encore plus meilleure, avec plus de haut débit, plus encore de promulgations législatives chatoyantes, si c’est possible, et un minimum de coloscopie, parce que bon.

L’année qui s’est enfuie a tout d’même du mérite,
On y a vu de tout, notamment des saisons,
Elle n’a pas fait de nous des êtres sybarites,
Mais chacun y a vu quelques déclinaisons.

Un mariage, un enfant, ou simplement trente ans,
Des soirées éternelles, une p’tite augmentation,
Des vacances au soleil, un grand appartement,
Un nouvel instrument, Lost (la deuxième saison).

Une courte liste.
Ajoutez-y vos bonheurs,
Les moments passés.

Un an et un mois ont donc passé depuis l’année dernière (les plus attentifs parmi vous rermarquerons que je laisse ici de côté un formidable potentiel de rimes riches en ne poursuivant pas la lancée de la première phrase de ce paragraphe, mais que voulez-vous, les vers tétradécasyllabique, je ne maîtrise que peu, il faut bien dire). Donc, un an et un mois. Passés. En un an !
Partant du principe éprouvé qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, et loin de moi l’idée de faire mon malin en attendant qu’on en soit à un an, un mois et un jour, je m’en vais par la présente vous déclarer non pas ma flamme, car ce serait un brin pompier (hoho), mais bien mes jolis voeux pour les temps à venir – car, tant qu’à faire, autant que vous en preniez pour plus d’une année.

Je vous souhaite beaucoup de bonheur en commun,
Des muscles pas trop mous, du mérite au turbin,
De très jolis dessous, de rêver de quelqu’un,
D’avoir du temps pour vous, de rester un gamin.

Que l’année à venir voit éclore un projet,
Et, pourquoi s’abstenir ?, que ce soit du concret,
Allez donc vous blottir contre une épaule aimée,
Tout ce que je peux dire, c’est qu’le bonheur y est.

Vivez donc cette année comme un cadeau précieux,
Rendez-vous en janvier, pour voir si c’était mieux.

Merci à vous, amis, d’avoir lu jusque-là.
Merci à toi, chérie, de m’tenir dans tes bras.

Et, permettez-moi de recopier un passage de l’année dernière :

Des vœux par mail, ce n’est pas très personnel,
Mais j’ai dans la tête un visage pour chaque adresse,
Et une sincérité pour chaque visage.

Paf.

Merry fuckin’ new year to y’all.

x.

Et toutes ces sortes de choses…

Descente au Shebeen - publié le vendredi 27 janvier 2006

Ce lundi-là, je me suis décidé à me rendre à l’invitation lancée depuis fort longtemps par un camarade de lieux de travail : assister à la soirée « open mic » du Shebeen, organisée tous les lundis soir, donc. Sortie tardive du bureau (comme tous les lundis, car jour de bouclage. LN dirait « comme tous les soirs », et je peux difficilement la blâmer…), et arrivée sur les lieux du crime vers 21h. Je ne suis même pas encore entré que j’aperçois, à travers la vitre sale et la fumée omniprésente, un visage connu : Coo, que je connais depuis ma lointaine époque de fan de base de Radiohead (nodata.net, pour ceux qui veulent), et accessoirement sampler du groupe (de) Sourya, pour qui j’avais auditionné misérablement à la guitare il y quelques années, quand ils se faisaient encore appeler The Music Imposters.

Coucou à Coo, donc, puis je me faufile le long du bar, entre les divers hipsters chevelus (en voyant les photos, LN : « on dirait une pub pour Jean-Louis David ! » Moi : « Pas faux, comme dans la chanson de Air : ‘Où sont tes héros, mal rasés, bien habillés' »). Je rejoint mon collègue, David, et son frère Bruno, ce dernier membre du groupe Neïmo, qui accessoirement dispose de son propre label, Big Fields Records. Le temps de me faire offrir un verre par David, pourtant hétérosexuel patenté, je vois se glisser à travers la foule un barbu (tout le monde a une barbe de trois jours ici, mais lui a une *vraie* barbe), en direction du fond du bar, où se trouve une chaise haute sur laquelle est posée une guitare acoustique, le tout éclairé d’une faible lampe surplombant une mini table de mixage. La soirée open-mic s’ouvre là.

David me fait un peu les présentations, me décrit le proprio du bar, Earle, un sud-africain (je crois) un peu barré qui présentera tous les participants un peu connus par un laïus d’exclusivité, « et oui maintenont you fuckers, voici Miggles de Popklub Arsenal, avant il étay dans The Parisians et il va vous jouay say new fucking songs », « maintenont pour le pwemiewe fois, Djulien de Souwya va jouer pour vous avec Untel, Untel et Untel au chant, yeaaaah », ou encore « maintenant, le chanteur de Cliché, qui est maintenont dans The Victorians… ». On voit donc défiler une sorte de fine fleur actuelle de la scène rock parisienne, à l’exception de The Naast parce que bon c’est des fils à papa rock’n’folkeux alors hein. Tous ces groupes, avant même d’avoir plus d’une chanson, ont leur espace MySpace, et chacun fait un lien vers le MySpace de tous les autres – ce qui fait que j’ai un peu l’impression d’être dans une réunion ParisCarnet de MySpaceux, en fait. Tout le monde a fait partie d’un groupe, qui a splitté, donc en a remonté un autre avec tel autre membre d’un autre groupe, machin chose. « En fait on pourrait faire un arbre généalogique assez compliqué de tous ces groupes, non ? » « ben ouais, c’est sûr » « genre qui couche avec qui, tout ça » « ah ben ça tout l’monde mon gars » « non, j’veux dire… ok, laisse tomber ».

Quelques photos d'une soirée au Shebeen

Mon inviteur parti, je reste pour suivre un peu ce qui se joue, et finir mon second verre. La foule est plus compacte, et vu que le bar est très petit, difficile d’apprécier, finalement. Je sors vers 11h, et pour ne pas tourner de la tête dans le métro/train, je remonte la rue Mouffetard jusqu’à trouver un vendeur de crêpes sympathique. Des employés de la mairie défont les décorations de Noël. Je trouve mon crêpier, qui ne paye pas de mine dans son bout d’mur. Les deux Pakistanais discutent et rigolent dans une langue que décidément je ne comprendrai jamais, tandis que l’un deux me confectionne une des meilleures crêpes à emporter qu’il m’a été donné de savourer : non seulement il a mis la dose de Nutella et deux (2!) bananes, mais le pliage était tel que rien n’a coulé sur mes doigts durant mon trajet. Et m’a donné deux serviettes avant même que je ne demande la deuxième (du coup j’en ai eu trois. Formidables, les blogs, non ?).

En arrivant sur la place Monge, je fais le tour pour voir ce qu’est devenu l’emplacement de notre quartier général de l’époque, bar/restaurant que (et dans lequel) nous investissions chaque week-end. Le Nonchalant est toujours aux abonnés absents, et a été remplacé par un restaurant chinois, qui lui-même est en vente. « Time it was… » in my mind.

Métro. Dodo.
Boulot.

Bon copiage, bon collage - publié le jeudi 19 janvier 2006

Je vois venir sur mon site nombre de personnes par le biais d’une recherche de saison, par exemple « bonne année », « déclaration de voeux de bonne année » ou encore « voeux bonnes années ». Ces recherches arrivent, bien évidemment, sur mon article « En ce doux mois de janvier 2005« , où j’avais mis mes gentils voeux que j’avais écrits moi-même avec mon propre cerveau et mes mains propres.

Je sais, c’est la période de l’année, un peu comme les mois de mai, juin et juillet où je vois arriver sur ce même article nombre de recherches pour « discours témoin mariage », leurs auteurs tombant ainsi dans mon habile piège, de manière totalement éhontée par ailleurs. Mais si à l’époque cela m’amusait (d’où mon texte d’intro à ces voeux), maintenant cela me saoule un peu (surtout vu le nombre de gens qui font effectivement ces recherches : en deux mois, 437 pour « discours témoin mariage » et affiliés, 179 pour « voeux bonne année » et apparentés – voir quelques exemples à la fin de cet article).

Ceci, et le fait de tomber sur du copier/coller (image comprise) de ma retranscription (faite de mémoire, étant le premier à publier ce vibrant hommage au Professeur sur Internet) d’une charade de François Rollin, sur un bête forum d’ados pourtant censés être créatifs (si l’on en juge par son titre). J’aime pas les jeunes. Certes, le texte original n’est pas de moi, mais la réalité est que je me suis retrouvé fort marri, voire chiffon, de ne pas recevoir ne serait-ce qu’un lien.

Donc, imaginez, quand je pense à mon magnifique texte de bonne année 2005. Me la péter « wesh comment j’écris trop ‘achement bien, quoi, t’vois ? » sur Internet, c’est une chose ; que d’autres écrivaillons fassent Ctrl-C/Ctrl-V sur ma prose réfléchie, et s’en vantent ensuite devant leur progéniture, cela m’outrecuise un peu plus.

J’ai donc décidé de fermer ce blog.

Nan, j’déconne, oh. J’ai ajouté tout en bas quelques mentions supplémentaires sur qui a fait quoi, et la licence Creative Commons qui va bien. Je sais, c’est assez mal pensé comme réaction, pas très habile, et ça ne changera pas grand’chose, mais j’ai l’âme un peu plus en paix maintenant. Et puis, les licences CC, ça fait très Web 2.0, kwa…

Sans doute que ma chère et tendre criera victoire en lisant cet article : j’ai fait des pieds et des mains pour qu’elle accepte d’avoir un blog, et son principal soucis, outre qu’elle n’aime pas vraiment s’exposer en public, est le repiquage de ses idées par d’autres. Je suis celui pour qui tout doit être public, elle est pour que ses idées restent les siennes.
Je ne compte pas retirer mes voeux de l’an passé, ni éviter de publier ceux de cette année (qu’il faut que je finisse, grmbl, je passe pour un malotru moi – update : mes pour voeux 2006 sont en ligne !), donc cette licence m’offre un petit calme – bien superficiel, vu que M. Toutlmonde s’en fout allégrement. Bah. Pourquoi ai-je écrit ce post, en fait ? Ne rien dire, c’est un peu ça, aussi, les blogs. Mmph.

En même temps, je suis aussi triste pour ces visiteurs occasionnels, incapables d’écrire quoi que ce soit de personnel, et qui en viennent à surfer le Web en quête de gens plus créatifs qu’eux, et s’approprier leurs créations. Les plus drôles, ce sont les requêtes du type « écrire des voeux originaux » – c’est sûr, c’est en recopiant ce que tu trouves sur le Web que tu vas être faire preuve d’originalité, mon ami. Allez va, fait du copier/coller, ça sera toujours ça d’accompli pour aujourd’hui. J’espère que tu ne fais pas de même pour tes déclarations de la Saint-Valentin, tes discours de témoin du marié [ah, si, en fait…], ni tes condoléances…

Dans un prochain post, en préparation depuis un bon moment, nous nous amuserons plus longuement avec les fabuleuses expressions recherchées par mes rares visiteurs…

Quelques autres exemples, donc :
bonne declaration bonne annee
exemple de voeux de bonne annee
exemple salutations bonne année
SOUHAITS DE BONNES ANNEES
exemples mails pour voeux bonne annee
texte de sms, voeux de nouvelle année
amusant, sms voeux amusant
sms souhait nouvelle annee
bonne annee pour qui
expression voeux de bonne annee
sms bonne annee riren sms bonne année
exemple mail bonne année
envoyer mes voeux par mail
textes des voeux de bonne année
voeux de bonnes annees reussite

Garfieldd - publié le mercredi 18 janvier 2006

Le gros bruit du moment, c’est l’affaire Garfieldd (un nouveau pseudo en G qui secoue la blogosphère, m’a-t-on dit), et plus précisément la sanction appliquée promptement à ce proviseur, sous prétexte qu’il parlait sur son blogue anonyme tant de son métier que de son orientation sexuelle (et je n’ai pas dit « sa sexualité »). Selon toutes vraisemblances, et les caches fournis par Google et Archive.org, ce que certains pontes de l’EN considèrent comme « du contenu pornographique » n’allait pas plus loin que quelques photos éparses de jeunes gens bien formés, couverts de pudiques caleçons – en somme, rien qu’on ne puisse trouver placardé sous le moindre abribus de France et de Navarre.

Nouvelle bourde, donc de la part de l’EN et de son ministère/ministre, quelques jours après avoir annoncé que, comme on peut s’y attendre de la part de cette grande muette, il n’y a eu aucune erreur administrative dans la gestion des soucis de cette enseignante poignardée. Si l’EN était un Jenga et chaque bourde une briquette, vous vous doutez de mon avis sur la stabilité de la chose. Mais la mammouth est en fait un éléphant acrobate, et on se doute que personne en dehors des tranchées du quotidien professionnel, ne sera touché.

D’aucun apprécieront que ce proviseur, autrement bien noté par son administration, a été dénoncé en interne, et jugé/condamné par ses pairs (c’est bien ça, une « commission paritaire », non ?) – il le craignait d’ailleurs un peu, à lire un post prémonitoire de son blog précédent. Je voudrais juste, par ce petit post, signaler que d’autres sont plus ouverts d’esprits, en reprenant (sans leur demander, car je suis vil) quelques réactions des membres d’un forum dédié Capes/Agreg que je fréquente à l’occasion. Disclaimer : c’est moi qui avais lancé le sujet.

Mais le petit coquin du rectorat qui passe son temps sur les sites X homosexuels et qui a reconnu le proviseur , est-ce qu’il est révoqué lui ?

Dis-moi avec qui et comment tu couches et je te dirai si tu es un bon proviseur ? (…) Quand on pense que certaines affaires nettement plus graves (affaires d’abus sexuel, par exemple, ou de harcèlement sexuel ou moral) se sont soldées dans le passé par de simples mutations de personnel, cette affaire laisse vraiment songeur…

Le fait d’être sexuellement actif ET d’être actif sur le Web faisait de lui un humain, comme ses élèves. (…) I say, Fuck and Blog and Vive la France !!

Il paraît que les photos « pornographiques » s’agissaient de mecs en slip ! Je vais jeter mon catalogue de la Redoute.

Et à côté de ça, un élève qui menace un prof a une petite remontrance… Quelle équité…

Voilà. Je ne suis pas « de l’intérieur », donc je me disais que lire les avis de ceux qui sont effectivement profs pouvait être utile…

Calling you - publié le

Parce qu’elle me trottait dans la tête.
Parce qu’il m’est venu l’idée de l’apprendre.
Parce que je me suis dit que ce serait l’occasion d’apprendre à m’enregistrer.
Parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas éhontément mis un mp3 perso sur mon site (aaah, ynwuay…).
Parce que vous pouvez vous estimer heureux que cette fois, je ne chante pas.

A desert road from Vegas to nowhere
Some place better than where you’ve been
A coffee machine that needs some fixin’
In a little café just around the bend

I’m calling you
(Can’t you hear me?)
I’m calling you

A hot dry wind blows right through me
The baby’s cryin’ and I can’t sleep
But we both know a change is comin’
Comin’ closer, such sweet release

I’m calling you
(I know you hear me)
I’m calling you

« Calling you », Bob Telson

Parce que, juste comme ça, pour le plaisir.

Page suivante »

Powered by WordPress