And the « achievement of the week » award goes to…

Ce dimanche, à l’heure où normalement je digère des crêpes au Nutella, j’ai attaqué par la face nord un problème récent, et suis parvenu par la force du poignet à la victoire.

J’ai débouché mon évier.

Moi. Tout seul. Monsieur non-bricolage. Monsieur « je vais voir sur Google si je trouve des conseils ». Monsieur « euh, je vais demander à mes parents s’il connaissent quelqu’un de pas cher ».

Moa. J’ai vaincu la Bête. Son sang nauséabond a coulé dans les toilettes, et ira fertiliser les champs des égouts locaux. Meurt, pourriture comuniskme.

Nonobstant, c’est lors de ce genre d’aventure quotidienne que l’on se rend combien les règles de vie de base se doivent d’être appliquées à la lettre. Par exemple, saviez-vous que ce n’est pas pour rien que votre mère vous ordonnait sans cesse de finir votre assiette. Non, ce n’est pas non plus pour que vous grandissiez, non. C’est parce que toute assiette mal vidée porte en elle le potentiel terrifiant de laisser quelques éléments organiques glisser par mégarde entre les trous de l’évier, et être stocké à vie (du moins, jusqu’à apparition d’un aventurier de ma trempe) dans le petit réceptacle anti « retour de vague » d’icelui.
Je me suis ainsi fait tout à la fois historien, géologue, archéologue (donc), stomatologiste, gastro-entérologue et enzyme glouton : outre quelques rebuts nauséabonds, je retrouvais la preuve vivante (euh, morte) que nous avions mangé pas mal de pâtes dans les mois passés. D’où, déduction : « fini ton assiette, j’ai pas envie de me retrouver dans 6 mois à passer les gants dans le tuyau pour en extraire la substantifique moelle [nldr : littéralement] ».

Corrolaire personnel, découvert au fil des années et des vaisselles à la main gantée d’un rose fort peu seyant ma foi : tout ce qui est sauce, moutarde, jus et compagnie, quand ça sèche, c’est super walou à enlever. Ajoutons à cela que la graisse offre le risque de refroidir dans le tuyau, et de devenir largement plus compacte, créant un bouchon invisible, voire insidieux… Saucez votre assiette, les enfants, ‘pas envie d’appeler le plombier.

En fait, idéalement, il faudrait que les assiettes soient déjà propres au moment où l’on commence la vaisselle. J’en comprends que c’est par peur chronique de devoir se foutre la honte face à sa femme en appelant un plombier qui s’y connaît, lui, que l’Homme a inventé le restaurant, et l’a entouré de toute une mystique romantique à la noix. Car fourbes, nous sommes. Nous aussi.

Therefore, I would like to thank the Academy, ainsi que le père de ma nLN pour ses conseils de professionnel avisé, et mon propre père pour son prêt de l’arme mirifique :

[ici bientôt, la photo de l’arme mirifique]

seule capable de venir à bout du boss de fin de niveau :

[ici bientôt, la photo du boss de fin de niveau]

Bon, maintenant, j’ai quatre jours de vaisselle en r’tard qui m’attendent. Priez pour mon âme.

Résumé des épisodes précédents

Comme chacun sait, un blog n’est régulièrement mis à jour que si l’auteur n’a rien d’autre à faire de sa vie. Par corollaire, nous affirmerons qu’un blog peu mis à jour est la marque de ceux dont la vie est trop prenante. Je n’irai pas bien sûr jusqu’à dire que j’ai passé un mois incroyablement rempli depuis le dernier post, mais il me semble utile, pour la bonne forme et la postérité, de mentionner certains faits du mois passé, par ailleurs le dernier de la 4e année de ce siècle. J’omettrai sciemment ce que j’ai sans le vouloir oublié de noter.

– Nous avons, LN et moi, acheté notre premier sapin (ou « tapin » dans le patois local). Plus précisément, LN a acheté la chose, l’a ramenée à l’appartement (2e étage sans ascenseur), a réarrangé le salon en fonction des larges branches, a acheté boules et guirlandes clignotantes, l’a décoré, et l’a certainement baptisé. Je me suis contenté de faire « Cool, un tapin ! » en rentrant du boulot.

– Mon petit frère à pendu sauvagement la crème anglaise dans son premier appartement, et on l’envie un peu d’être tombé sur une telle perle, dans un si sympathique quartier, pour si peu de zorkmids.

– Nous avons fait un trop court saut à Londres un samedi. Cela impliquait de se lever à 5h pour avoir le TGV de 6h45, et d’être de retour à Babylone pour 22h et quelques, mais rien ne pourra nous enlever ce merveilleux souvenir d’une sieste de fin d’après-midi dans les canapés du 4e étage de la Tate Modern, surplombant le Turbine Hall, en faisant semblant d’écouter l’histoire du musée pour justifier ce long squattage éhonté.
‘faudrait d’ailleurs que je trouve ce qu’étaient les instruments de ce petit quatuor jouant de la world jazz sur la Jubilee Walk, à la tombée de la nuit – sonnant comme des steel drums, mais ayant la forme de deux woks collés par les rebords… Je balancerai la vidéo (malheureusement trop sombre) à l’occasion.

– J’ai participé à ma première soirée Paris Blog-t-Il ?, sorte de Paris Carnet du chef d’entreprise, du buzz et de la carte de visite. En gros, Paris Carnet pour les minorités (geeks, homos, avocats, Corses…), PBTL pour les entreprenautes et nostalgiques de First Fridays. Petite déception de ne pas recevoir un carton de présentation indiquant mon URL, ni un verre de champagne, dès mon arrivée, mais ce fut vite compensé par mon croisement avec Mathieu, ami de longue date, et qui n’était pas là pour la soirée blogs mais pour présenter un court-métrage qu’il a produit, dans la salle attenante au Réservoir. J’ai donc passé plus de temps à parler avec des amis que je connaissais déjà (Mathieu, donc, mais aussi Jem, qui se révèle être effectivement le producteur du premier album de Spleeen, et deux acolytes dont ma mémoire ne se souvient pas des prénoms, maudite). Ceux-ci partis, j’ai tourné en rond en quête de visages compatissants, squatté des coins de table avec un autre tourneur en rond, Lewis Scarole, ait donné mon adresse pour un projet fumeux, et suis rentré pas mécontent.

– Le Père Noël est venu au Benchmark. C’était sympô. Y’avait du Champomi.

– Les Funky Frogs ont fait, comme prévu, un excellent, long et chaleureux concert. La funk, c’est bon, surtout quand c’est joué avec tant d’entrain. Ici encore, les photos viendront plus tard…

– J’ai passé quelque temps à participer à la traduction de WordPress 2.0, l’outil qui gère le blog.

– Dîner de pré-Nowel à la cool chez l’ami Pierrot, mais sans petits cadeaux bidons.

– Première soirée du 24 passée chez les parents d’LN plutôt que parmi ma famille paternelle. Journée du 25 passée avec mes parents et frères.

– Réveil à 5h du matin le 26 pour attraper le train, direction La Plagne pour quelques jours en altitude. Très froid (-27° dans les parties les plus hautes – j’en ai même chopé des vergetures, z’êtes contents de l’apprendre, mmh ?), pas de chutes de neige malgré un reste de la France apparemment inondée en la matière, jusqu’au matin du départ où 30 cm de poudreuse viennent nous narguer depuis le balcon, et pas de fondue au chocolat. Mais joie pas assez renouvelée de glisser en compagnie de ma douce, de se fabriquer des trajets plus ou moins tordus, de faire de la pelle en évitant les passants… Fierté également de ma nLN qui a effectivement arrêté de fumer pendant ce séjour, en espérant qu’aucune mauvaise habitude ne viendra la faire tousser à la rentrée…

– Retour sur Pôris le 31, juste le temps de se rendre beaux pour la soirée de fin d’année, pas trop éloignée pour pouvoir profiter de l’instant sans prendre le volant.

Et voilà. La nouvelle année est là, l’Éducation Nationale m’a repris ma nLN, l’appartement devient subitement bien vide, et mon blog se remplit, comme le corollaire du début de ce texte le laissait présager.

Maintenant, il va me falloir écrire mes voeux…