J’aime bien prendre en photo les tags les plus rigolos, ou les trucs qui attirent mon regard. Pendant un temps je prenais en photo les messages inscrits sur les banquettes des trains de banlieue, “jeune chienne cherche mâle dominant”, “farid a une petite bite” ou “Montigny-le-Bretonneux en force !” (Littéralement “mty-btx”, d’ailleurs). Par contre, un truc que je n’avais jamais fait, c’est voir les réponses. Qu’a pensé Farid ? Laïka a-t-elle trouvé son étoile ? Les jeunes de Les Clayes-sous-Bois ont-ils mal pris cette prise de position dans le wagon 735, troisième banquette gauche en haut, LEUR banquette ? Nous ne le serons jamais.
Je consider myself lucky, donc, d’avoir pu assister, au fil des mois, à ce qui suit. Les photos ont subi un minimum de retouche Topophoshop (juste pour l’effet dramatique du récit, disons), et ont été prises les 12 janvier, 27 février, 14 mars et 27 septembre de cette année. Trop illisible, j’ai pris la dernière en zoomant sur la dernière réponse en date, exemplaire.

La question du jour étant : qui a perdu lors de ces échanges ? Je dirais “la langue française”, mais ça ne tient qu’à moi…
Les curieux peuvent voir l’original à Suresnes. J’attend avec impatience la prochaine itération.
Je profite de la démographie apportée par Google pour revenir sur le sujet…
Ce vendredi sera diffusé chez nos amis majoritairement anti-Bush, le troisième épisode de la troisième saison de Lost (ou, pour les connaisseurs, Lost-S03E03-HDTV-XviD-XOR.avi, wink wink nudge nudge). Par déduction, les heureux possesseurs d’une connexion ADSL d’un oncle d’Amérique auront ce jour-là, comme nous, déjà été témoins des évènements des deux premiers épisodes de cette saison (qu’entre gens de bonne compagnie nous surnommons “s03e01″ et “s03e02″ - can you see a pattern here ?).
M’enfin, c’est pas comme si tout le monde ne pouvait connaître ces évènements, même avec un modem 28.8 sans un membre de la famille dans cette lointaine contrée : les gentils utilisateurs de Lostpedia ont dûment rempli les pages afférentes aux épisodes sus-nommés, et oncques ne pourrez-vous me faire croire que Ms. Dewey ne pourra point les pointer vers l’adresse intarweb d’icelles. Fi.
Souviendez-vous donc qu’à la fin de notre mésestimée saison 2, les scénaristes avaient correctement séparé les troupes en coupes claires : 1) la désignée bonasse brune et ses soupirants, pris au piège des Others, 2) le papa noir et son fiston envoyés sine die faire un tour en bateau, 3) l’iraquien et les deux japonais en bateau en quête du ménage à trois, et 4) le reste de la troupe, dont on se fout un peu il faut bien le dire.
Les deux premiers épisodes nous ont remis en route que seuls savent le faire les scénaristes de Lost : donner une grosse info, quelques petits indices, et en échange lancer deux fois plus de questions. Il faut bien tenir quelques saisons de plus - et cette fois, vu qu’apparemment ils vont nous balancer six épisodes, puis rien pendant 13 semaines, puis 17 épisodes à partir de février, les questions soulevées au début de la saison 3 devront être vraiment valables…
Et pour le moment, bin, bof quoi… Il est probable que comme pour celui de Prison Break, le concept de Lost n’est pas fait pour tenir plus d’une saison ou deux : les gens finissent par s’ennuyer d’attendre. Espérons qu’ils ne feront pas comme X-Files : faire du teasing pendant neuf années pour finalement ne pas dire grand chose, et finir sur du vent.
Et puis, quid des 13 semaines d’attente ? Vu qu’ils ont perdu nombre de spectateurs avec ce gros problème de “quatre semaines entre deux épisodes”, leur solution cette année pour combler ces semaines : rediffuser les six premiers épisodes, mais en version longue ! Pardi ! Bref, ça sent la vaseline pour le spectateur, et le sapin pour la série. M’enfin, on verra bien comment ils s’en sortiront…
Comme d’habitude, merci de ne pas publier d’informations/spoilers dans mes commentaires, ni de demander où télécharger les épisodes (même “légalement”). Trouvez-vous un oncle, salauds d’pauvres.
Monde merveilleux des referers, je découvre à l’instant que ce blog est premier des résultats pour la recherche Google.fr “idée de sms a envoyé a son fucking friends pour lui donner envie“. Tout comme “numéro de tel de blonde a poil” et “branlette nuit“, d’ailleurs. Ma maman serait tellement fière de moi… Nous avons également, pour le bonheur des petits et des grands, “inculte(explication)“, dont on appréciera l’ironie.
Mise-à-jour : par ailleurs, on retrouve un bon bout d’ex- et actuels affilliés #echoes dans la première requête : Moi-même, donc, en premier, Flaoua en n°3, kobal2 en n°4, Trem_r en n°8. Ajoutons à cela une pincée de blogs GayAttitude, un fil du forum Psychologie de Doctissimo, et un MySpace d’adolescente bretonne, et je crois que nous sommes au complet.
Mise-à-jour 2 : pas n°1, mais première recherche de l’année sur ce thème, et ça va sûrement aller en augmentant : “presentation voeux nouvelle année originale“. Alors : c’est bien de s’y prendre aussi tôt, c’est mal de copier sur ceux qui font l’effort d’écrire des voeux originaux. Et aussi, triste.
Mise-à-jour 3 : mais, pas aussi triste que cette nouvelle entrée dans mes référrants : “sms condoleances a un ami“. Pitoyable personne.
Mise-à-jour 4 : Super rapide ! Déjà deuxième pour “cernes creme hemoroide” !
Il y a quelques semaines…
Concert du groupe d’Edouard ce soir. J’arrive en direct du taf, apparemment trop tôt, car les portes de la salle semblent fermées, les lumières à l’intérieur éteintes. Tant mieux, j’ai faim, je passe par le Morix à côté me prendre un sandwich triangulaire, que je mange dans la rue face à la salle. Ça m’arrange en plus de ne pas arriver trop tôt, je ne suis pas sûr de connaître qui que ce soit à l’intérieur
Vient l’heure du concert, et les portes ne semblent pas plus ouvertes, ni la lumière plus forte. Je m’approche et vois qu’en fait derrière le vitrage sombre de la porte se trouve directement un escalier : la salle est au premier étage. J’entre et monte les marches, en me préparant à croiser des gens dont j’ai oublié le prénom, mais bien sûr pas eux.
Ça ne manque pas : à peine arrivé dans la salle (en fait une sorte de restaurant/bar hype avec au fond une légère surélévation pour le groupe et ses instruments), une damoiselle me repère, affiche un sourire de circonstance et se dirige vers moi. Les lumières sont fortement tamisées, je ne le reconnais pas. Rhâh, c’est quoi son prénom ?
“Bonsoir”, me dit-elle en souriant. Merdemerdemerde elle me connaît vraiment, quic’estquic’estquic’estputainc’estquoisonprénomd’oùjelaconnais, vite, faire style je la reconnais et enchaîner sur une conversation bidon.
Je lance un “bonsoir, comment ça va”, tout sourire style youpi de te revoir, et je m’approche pour lui faire la bise. Son petit geste de recul aurait dû me donner un indice, mais je continue et elle me tend la joue. “Oui”, j’enchaîne ensuite pour briser la gêne, j’invente un “j’ai l’habitude de faire la bise aux gens que je connais”, de toute évidence elle ne s’y attendait pas, on ne doit pas si bien se connaître.
Elle finit par reprendre la parole.
“Bonsoir, avez-vous réservé une table ?”
Dans l’article “Comment masquer ses cernes ?“, du Journal des Femmes :
Enfin, dernier petit truc très efficace même si cela n’est pas très glamour : c’est la crème anti-hémorroïdes. En effet, appliquée en cas de grosse fatigue ou au lendemain de fêtes, elle a un effet apaisant et diminue les cernes !
Mmmh, suis-je le seul à me dire que les fabriquant de crème hémorroïde auraient tout intérêt à sortir le même produit sous un packaging “crème anticernes post fête” ?
En tout cas, une super idée-cadeau pour la fête des Mères !
Après m’être mordu les doigts d’avoir raté le concert des 400 guitaristes lors de la précédente édition, j’étais bien décidé à me balader lors de cette Nuit Blanche 2006. A lire les morceaux de programme que je trouvais ça et là, ça ressemblait plus à de la branlette artistique aux quatre coins de Paris avec la caution de la mairie et la queue du Louvre un samedi après-midi pour chaque création, mais qu’à cela ne tienne, la soirée était mienne et je voulais remplir mon appareil photo.

Je commence donc par l’Hotel de Ville, où Sebastien Tellier doit illustrer une oeuvre, si j’ai bien compris. Arrivé sur place, point de concert live mais les instruments sont en place et on entend une musique enregistrée sympathique, mais pas assez pour me faire faire la queue avec les autres marcheurs. Mon objectif : éviter soigneusement les potentiels de queue, donc viser les oeuvres au grand air. Ca ne semble pas être le cas ici.
Après avoir retrouvé mon frère Cédric et un de ses ami à un restaurant, je prend la ligne direction Gare de Lyon, avec pour objectif de prendre la ligne 14. Celle-ci sera ouverte toute la nuit, et les attractions du quartier Bercy semblent à la fois amusante et en plein air. Sur le chemin, je m’arrête à Bastille voir ce qu’il s’y fait de beau. Rien en dehors de la foule habituelle des samedi soirs, apparemment. Je ne vais pas appeller Mathieu savoir s’il est en France, tant pis. Au moment de rentrer dans le métro, j’entend des applaudissement : une foule en bas de marches de l’Opéra. Trop bizarrement situé pour être officiel, mais beaucoup de monde, je vais voir.
Trois danseurs enchaînent pour le grand plaisir des insomniaques des danses très hip-hop, mais aussi plus chorégraphié (mais avec un aspect ridicule propre à des hiphopeux imitant le Lac des Signes), le tout servit par un ghetto blaster. Ils sont assez doués et rigolos, surtout le grand, mais le show, très ficelé au détail et la synchronisation près, devient plus amusant quand une jeune fille descend de la foule assise sur les marches de l’Opéra et semble vouloir défier le groupe à un combat de danse, à la “It’s Like That” de Run DMC - sans pour autant en afficher la moindre capacité. L’un des membres cherche à la calmer, genre “pas maintenant, là on fait notre truc, après si tu veux”, mais ils finissent par faire leur truc sans se soucier d’elle, ce qui est rigolo quand le grand se fige pour la partie où il joue un robot. Bref, vidéos.
Reprise de métro, je ne suis pas non plus sorti pour voir des trucs de tous les jours (enfin, tous les jours à Pôris). J’arrive à la BNF, où il m’est promis un show lumière, ce qui devrait me permettre de rentabiliser mon Sony T1. Effectivement, il y un faisceau violet fixe en haut d’une tour, un autre blanc et bougeant de haut et bas sur celle à l’opposée, et une échelle géante et très haute surgit des arbres du jardin central, lui-même inondée de fumée/brume. Ca sent la branlette artistique justifiée par une question de verticalité ou autre connerie, mais la brume dans les arbres rend joliment didon, donc je descends voir ça depuis la bibliothèque elle-même.
Un piano (dont on peut croiser le pianiste à l’intérieur de la BNF) enchaîne les notes sous les projos, de temps à autre interrompu par une voix déclament je ne sais quel texte à la noix. À l’intérieur de la BNF, outre une meilleure du jardin intérieur, on peut admirer les superbes Globes de Coronelli, le genre de bidules historiques qui me passionne (moi = fan de vieilles cartes).
Tout autour du site, entre les quatre tours, des enceintes souterraines diffusent des musiques apparemment composées par Placebo, assez techno dans l’esprit.
Photos.







…et vidéos d’ambiance…
Je quitte l’endroit. Quelques mètres de plus, je passe devant la piscine Joséphine Baker, et aperçois au travers de la vitre tous les baigneurs allongés dans l’eau pour écouter la musique qui est diffusée dans icelle. On m’avait bien dit de prendre un maillot…

Je continue sur le quai, direction la Caisse des Dépôts qui est sensée être largement éclairée, ce qui devrait être le point culminant de mes photos de ce soir - même si j’ai déjà passé trop de temps et de méga-octets sur la BNF.
En m’approchant, je ne vois rien. Damn, pas envie d’attendre que ça se remette à s’éclairer, je traverse le pont direction le POPB. J’ai dans l’idée d’aller voir les chats somnambules, qui avaient l’air rigolos. Sur le chemin, je croise Transportable City, qui est bidon (des tentes en forme de maison, d’usine, d’église, éclairées de l’intérieur), et surtout j’entend une sorte de concert au loin. Je m’approche, beaucoup de monde semble chanter.

Pas de scène, mais un écran, sur lequel s’affiche une bouche très rouge qui mime des chansons dignes de RFM, et donc les hauts parleurs diffuse le son d’une foule qui chante. Zarb’, la bouche semble chanter comme une foule, et très mal. En bougeant un peu, je constate qu’en fait la foule qui regarde l’écran s’est répartie autour de nombreux micros dont les pieds sont plantés dans la terre, et chante : omgwtf, c’est un karaoké ! En l’occurence, Karaoke choral, oeuvre bien sûr créée grâce au soutient de la Sacem, gn.
C’est très marrant. Je reste très longtemps à regarder tout ce monde chanter des chansons d’il y a longtemps face à ces lèvres très Big Brother. L’idée peut sembler minable, mais ça marche très bien, tout le monde participe et chante à tue-tête, petites pouffes comme petites racailles, tandis que des bobos filment en riant et des hippies dansent devant l’écran.
Les chansons ne sont pas en version originale, la musique semble refaite avec un clavier Bontempi, les lèvres chantent doucement, et avec le brouhaha ambiant il faut du temps avant que la foule ne reconnaisse la chanson - et comme tout le monde ne connaissant que le refrain, ce grand n’importe quoi est très amusant. Probablement la meilleure “attraction” de cette nuit.
Il est bientôt 2h. J’ai perdu vraiment trop de temps à la BNF et devant le karaoké, tant pis pour les chats somnambules, je rentre alors que la bouche entame “Sweet Dreams are Made of This”.
La ligne 14 me ramène directement à St Lazare, et de là je rate de très peu le Noctambus me ramenant chez moi. Le bus finit par arriver, je m’installe, un vieil asiatique ivre s’installe au début du bus et dérange/amuse un peu tout le monde avec ses commentaires ; une dame se pose à ma droite. On se met en route. La dame, après m’avoir proposé un Freedent (gn), me demande “mais pourquoi il y a tant de gens dans la rue ce soir ?” Je lui montre le programme que j’ai récupéré, “c’est la Nuit Blanche, madame.” Pour certains travailleurs, la nuit blanche c’est tout le temps, et le noctambus est leur transport quotidien.

Couché 3h.