I Know You…

Paris-Web 2010 : appel à orateurs

Je fais partie de l’association Paris-Web, qui organise chaque année l’évènement éponyme. Permettez-moi donc d’utiliser mon blog pour transmettre le message…

La salle de Paris-Web en 2008

Bonjour à tous,

Paris Web est une conférence française organisée chaque année autour des questions d’accessibilité, de qualité et de design web. Pour sa cinquième édition, la conférence veut élargir son sujet et vous propose de réfléchir sur la question suivante : « Améliorer l’expérience utilisateur à travers un design et des contenus appropriés » (question non limitative).

Paris Web 2010 se tiendra du 14 au 16 octobre 2010, et nous invitons tous les orateurs potentiels à se manifester par un email à l’adresse propositions@paris-web.fr.

Vous pouvez proposer un ou plusieurs sujets dans les formats suivants :

  1. Conférence : 50 minutes, questions comprises.
  2. Mini-conférence : 15 minutes, sans questions du public.
  3. Atelier : 1 heure 30 (ou 3 heures pour un atelier double).

Les conférences et mini-conférences auront lieu dans les amphithéâtres les jeudi et vendredi. Les ateliers auront lieu dans des salles de 40 à 60 personnes le samedi. Ils sont l’occasion d’une grande interactivité, et peuvent être soit sous une forme théorique, soit sous une forme pratique (le cas échéant, des salles équipées d’ordinateurs seront prévues).

La date limite de dépôt des propositions de contributions est fixée au 31 mai 2010.

Idéalement, merci de présenter votre proposition de la façon suivante :

  1. Vous, en quelques lignes
    Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ? Votre spécialité ?
  2. Votre sujet
    En dix lignes maximum, un titre (qui n’a pas besoin d’être définitif) et un résumé de ce que vous allez traiter. Merci d’indiquer le niveau du public estimé.
  3. La forme de votre intervention
    Selon vous, cette intervention sera-t-elle plutôt une conférence, une mini-conférence, un atelier ? (nous pouvons en rediscuter ensemble)

Les personnes qui ont fait une proposition seront avisées personnellement de la suite donnée, que leur proposition soit retenue ou non.

Si vous êtes retenu, vous aurez la possibilité d’être défrayé pour vos transports et logé à l’hôtel par nos soins. Pour rappel, vous serez filmé et les vidéos seront mises à disposition gratuitement sur internet (sous licence CC-By-NC).

Vivement octobre !

Une partie des organisateurs de la session 2009 (et deux intrus)

Hello all,

Paris Web is a French conference organised each year and revolving around questions of web accessibility, quality and design. For its fifth edition, the conference wants to broaden its subject base and suggests that you think of this question: “Improve the user experience through appropriate design and contents” (non-limiting question).

Paris Web 2010 will take place on the 14-16th of October 2010, and we invite all the potential speakers to speak out and get in touch with us at propositions@paris-web.fr.

You can submit one or more topics under the following formats:

  1. Conference:  50 minutes, Q&A included
  2. Mini-conference: 15 minutes, without Q&A
  3. Workshop: 1 hour 30 (or 3 hours for a double-length workshop)

Conferences and mini-conferences will take place in amphitheaters on Thursday and Friday. Workshops will take place in 40 to 60 people rooms on Saturday. They are a moment of intense interactivity, and can be either theoretical or practical (rooms with computers will be provided if necessary).

The deadline for proposals is set to the 31st of May 2010.

Ideally, here is the form your proposal should have:

  1. You, in a few lines
    Who are you? What is your experience? Your specialty?
  2. Your subject
    In up to ten lines, a title (doesn’t need to be the definitive choice) and a summary of what you wish to deal with. Please indicate the estimated level of the audience.
  3. The form of your intervention
    According to you, will this be better suited for a conference, a mini-conference, or a workshop? (We can talk about it.)

People who have submitted a subject will be notified personally, whether their subject is selected or not.

If you are selected, you will be able to have your travel expenses and hotel paid. Please bear in mind that videos will be recorded and will be made available for free on the internet (under the CC-By-NC licence).

We can’t wait for October!

C'est super dur de faire la roue en allers-retours. AUCUN TRUCAGE.

Voeux 2010

Bonjour,

Je vous souhaite une bonne année.

Cliquez donc ici.

(Bon, en retard, pour ne pas changer, mais CETTE FOIS c’était voulu : ça faisait une belle date palindromique, 01/02/2010. Bon alors évidemment j’ai foiré le lancement, hein, pour changer, donc je me retrouve avec une date toute bancale, 02/02/2010. Foutu pour foutu, je me suis dit, allez, je vais repousser jusqu’au 10, histoire de faire ça « à l’américaine » (02/10/2010, on perd le palindrome mais on récupère le 10, donc bon), et puis vaille que vaille, allons allons, le Peuple a besoin de mon envoi annuel de bonheur, donc hop.)

Mes dernières B.A.

Décembre, c’est le mois où l’on ouvre son coeur aux autres : entre le Téléthon et le froid qui nous rappelle que des malheureux ne pourraient survivre sans les associations caritatives comme les Restos du Coeur ou l’Armée du Salut, tout nous pousse à faire un donc, si ce n’est de notre personne (et j’en profite pour saluer mes parents, toujours très présents en personne quand il s’agit d’oeuvres caritatives), au moins par le biais du porte-monnaie.

Tout nous pousse, mais aussi l’article 238 bis du Code Général des Impôts, parce que bon, on veut bien payer, mais c’est mieux si ça me fait payer moins d’impôts l’année prochaine — et pour ça, il faut faire son don avant le 31 décembre.

J’avoue, cette année, j’ai foiré mon coup côté impôts, je n’ai fait de dons qu’après le Nouvel An. Tant pis, ce sera full-impôts pour moi, mais bon, c’est pas comme si j’étais au chômage, n’est-ce pas ? Et puis, tout le monde sait que les associations caritatives ont déjà plus d’argent qu’il ne leur en faut, n’s'pas ?

Mais je voudrais attirer votre attention sur quelques causes méritantes, ou du moins certaines parmi les moins connues qui ont mérité quelques-uns de mes euros. Je ne cite pas les oeuvres caritatives auxquelles j’ai donné, hein, je vous laisse choisir en votre âme et conscience.

Voici donc une liste de mes dernières bonnes actions en date, et le pourquoi du comment que je.

Joachim

Joachim est graphiste, et un mec bien. Bon, déjà il est blogueur, ce qui ne peut aller qu’en sa faveur. Mais je suis aussi secrètement jaloux de lui (chuuuut, ça reste entre nous). Déjà parce que 1) il sait remplir ses carnets Moleskine de dessins ma foi for sympathiques, 2) il a créé la Boitameu, et 3) il porte un chapeau-melon et de longues moustaches. For realz.

Non mais surtout, au moment où je vous écrit, il fait le tour du monde en un an. Ou plus précisément, il va franchir 360 méridiens en 365 jours, voyage relaté sur son blog, l’aptement-nommé 360 in 365.

« Mais qu’est-ce qu’on s’en branle ? », me direz-vous de manière fort déplacée et vulgaire, « ton p’tit frère a déjà fait un long voyage, et t’as jamais dit que tu étais jaloux de lui ! » Donc déjà, 1) si, j’envie pas mal Alexis d’avoir fait son voyage, mais chuis trop vieux :) , et 2) la différence est que Joachim prostitue son voyage.

Mais oui, chers amis, vous pouvez le sponsoriser, à savoir qu’il vous propose de « financer » une journée de son voyage, au choix. 15 euros, une date, et le jour-dit il vous envoie une carte postale de remerciement. Mais attention, pas n’importe quelle carte. Moi, sachant qu’il partait en septembre et qu’il passait par Moscou, j’ai commandé une date idoine, et ai reçu de la Mère Patrie ceci-cela :

Un dessin. C’est joli, ça mange pas d’pain, ça fait voyager par procuration. Faites comme moi et plein d’autres, sponsorisez une journée de Joachim, et vous aussi recevez une zoulie carte.

Oceansize

Ca arrive plus souvent qu’on ne le souhaiterait. On découvre un groupe, on se dit « ouaaaaah, c’est franchement excellent ce qu’ils font », puis « ils existent depuis 11 ans ?!?! Mais comment se fait-il que je n’ai pas entendu parler d’eux avant ‽‽‽ », et enfin de se retrouver face à la réalité du marché : plus de gens écouteront Grégoire que les artistes qui ont vraiment du talent. Et les-dits artistes, donc, ne pas vraiment pouvoir vivre de leur art, et donc au final, potentiellement, devoir lâcher leurs instruments et abandonner l’idée de soulever une salle pendant 1h30, « juste » par le son.

Oceansize est de ces groupes-là. Tout comme Tool, c’est Fabrice qui m’en a parlé en premier. Tout comme Tool, j’ai d’abord réagit avec « c’est quoi son nom ? » Tout comme Tool, il a suffit d’une chanson pour me convertir à leur cause. Pour Tool, c’était « 46&2″ ; pour Oceansize, c’est « Commemorative 9/11 T-Shirt », tête de gondole de leur 3e album, « Frames ».

Si vous avez Spotify, voici leur page. Quelques titres sur leur MySpace. Quelques vidéos sur leur compte YouTube.

Pourquoi vous pousse-je à vous intéresser à eux ? Parce que quand je suis allé les voir au Nouveau Casino il y a quelques semaines, j’ai été surprise de voir que je pouvais circuler librement au premier rang, que nous n’étions pas collés les uns aux autres comme il se devrait. Ce groupe, aussi démentiel soient ses albums, n’arrive pas à faire ce bouger la foule. Bon, ok, c’est du rock progressif, mais tout les gamins sont capables de se plonger dans ce style depuis OK Computer, je ne vois pas comment des chansons si puissantes ne peuvent pas toucher un plus larger public.

Pourquoi en parle-je alors que je parle de don ? Parce que, si l’on en juge par leur page Wikipédia, leur avenir est sinon incertain, du moins assez précaire :

After the second album we stopped trying to make goals. We started getting a chip on our shoulder about not having broken through and being broke. (…) We really do live for the day. I’m sure that our record company or our manager have some kind of financial expectations of us. All we really want to do is to be able to pay our rent. We really don’t care about anything else. (…)

Moi qui avait tous leurs albums en mp3 (j’ai eu beau les demander à 2 Noëls de suite, personne ne semble les trouver), et les écoutait sans me lasser, j’ai voulu lors de ce concert franchir le pas : acheter un t-shirt, acheter leur dernier CD. Close, but no cigar : il ne restait plus, mon tour venu, que leur boxset, « Feed to Feed », dont Fabrice m’avait déjà parlé : 4 CDs audio et 3 DVD vidéos, reprenant les 3 nuits de concerts que le groupe mancunien a programmé dans sa ville pour ses 10 ans, concerts où ils ont joué chaque soir, du début à la fin, faces-B comprises, leurs trois albums.

Limité à 5000 copies, ça faisait plus que ce que je m’étais préparé à débourser ce soir-là. Mais qu’à cela ne tienne, je voulais remercier le groupe de m’avoir apporté tant de bonheur auditif ; je suis sortit de la salle, récupérer des sous au distributeur à côté, et suis rentré acheter mon propre exemplaire. Bien sûr, c’est ridicule : je donne l’impression que j’achète plus un disque (pour simplifier) parce que j’ai limité pitié d’un groupe, plutôt que simplement parce que j’aime leur musique. Mais c’est quand, en concert, on entend un chanteur (en l’occurrence celui de la première partie d’Oceansize ce soir-là, The Worldonfire) dire entre deux chansons « N’hésitez pas à passer après le concert à la boutique pour acheter notre album ou un t-shirt… histoire qu’on puisse manger ce soir » (véridique), ça ébranle un peu, quand même.

Si vous devenez retenir une chose de cette section, ce n’est pas « il faut acheter les albums d’Oceansize », bien qu’ils le méritent pleinement, mais plus largement, bordel, pensons à acheter les albums des artistes que l’on apprécie, à aller à leurs concerts, à acheter leurs t-shirts et autres, sans quoi l’on ne se retrouvera plus qu’avec le Top 50 des artistes qui vendent le plus en France. Et, bon sang de bois, ça ce serait MAL.

(photo d’en-tête (c) Brian Ravaux)

Nolife

Nolife va mal, ce n’est une nouvelle pour personne. Cette petit chaîne de télévision s’est positionné sur la marché pas du tout juteux des geeks (moi) et des otakus (fans de mangas japanais). Ah, et les fans de musique japonaise, aussi, mmh. Cette chaîne n’est disponible que sur les réseaux ADSL, et c’est bien là leur problème.

En effet, pour pouvoir vivre et continuer, une chaîne de télé a besoin de sous, et le moyen le plus éprouvé d’en avoir, c’est de passer de la publicité. Soit. Mais pour passer de la pub, il faut intéresser les vendeurs de savons. Bon. Et les vendeurs de savons, ils veulent savoir combien de ménagères de moins de 50 ans ils peuvent toucher sur une chaîne (voire une émission) donnée. Ok.

SAUF QUE cette fameuse mesure d’audience, un seul organisme s’en charge aujourd’hui en France, c’est Médiamétrie. Et Médiamétrie, jusqu’à présent, n’a proposé de mesures que pour les chaînes hertziennes, du câble et du satellite. Et oui, pas les chaîne purement ADSL. D’où, la boucle est bouclée, Nolife ne peut pas intéresser les annonceurs.

MAIS la situation va changer : Médiamétrie annonce qu’à partir de mars prochain, les audiences ADSL seront prises en compte. Joie!

MAIS tout d’abord, il faut que la chaîne tienne d’ici-là, ce qui n’est pas forcément gagné. Et en plus, il faut qu’elle tienne quelques mois en plus (juillet), le temps d’avoir les premiers résultats, puis enfin de démarcher les annonceurs avec ses fameuses audiences.

Et donc, pour tenir jusque-là et plus encore, Nolife demande, sans dramatiser, de les aider en s’abonnant.

Hop, Sébastien Ruchet, le big-patron de Nolife en parle mieux que moi :

If you can see this, then you might need a Flash Player upgrade or you need to install Flash Player if it's missing. Get Flash Player from Adobe.

Ou ici, en executive summary, par le biais du méconnu Tristan Nitot :

If you can see this, then you might need a Flash Player upgrade or you need to install Flash Player if it's missing. Get Flash Player from Adobe.

Alors bon, je raconte tout ça, mais ça ne vous dit pas pourquoi je me suis abonné, hein. Chacun ses raisons, mais ce n’est pas tant les mangas (qui ne me passionnent pas vraiment), et encore moins pour les clips de rock japonais (dont je n’ai que faire, mais je comprend qu’on ne peut pas proposer que du contenu original), mais tout simplement pour la passion de ces gens pour tout ce qui est geek – et ça, pour le coup, ça me parle.

Genre, dans le moteur de recherche des vidéos gratuites (pour allécher le putatif abonné), cherchez « la minute du geek » : la dernière en date, c’est celle sur le combat Atari ST contre Amiga, mais vous pouvez voir la vastesse des sujets abordés, souvent très pointus (donc, geek), et pas forcément purement liés à l’informatique. Abonnez-vous.
Autre émission que j’aime bien, c’est « Chez Marcus » (hop, mots-clefs), où l’on voit le-dit Marcus jouer à un jeu vidéo, ancien ou récent, chez lui. Lu comme ça, ça doit vous en toucher une sans bouger l’autre, mais c’est sympa, comme à la maison, et plein d’anecdotes et blagues que Nous Seuls, Geeks, pouvons comprendre. Abonnez-vous, pas cher, succès au jeu, retour de l’être aimé.
« Temps réel » diffuse des démos. Bourdjil, rien que pour ça, ça mérite un abonnement. Vous ne connaissez pas le monde des démos ? Vous ratez quelque chose qui a bercé toute mon adolescence ! Abonnez-vous, et regardez toutes les émissions « Temps réel ».
Ils ont aussi leur propre série, « Noob », basée sur les jeux vidéos évidemment (enfin, je découvre via le site, je peux me tromper). Abonnez-vous, sinon j’tue un tic-tac.
Sans compter les soirées ou quinzaines thématiques. Abonnez-vous. Stout.

C’est familial, c’est amateur mais aussi assez pro. C’est documenté. C’est bien.

Et puis, bon, quand on a une fanbase comme ça, ça ne peut que donner envie de s’abonner, n’s'pas ?

If you can see this, then you might need a Flash Player upgrade or you need to install Flash Player if it's missing. Get Flash Player from Adobe.

Nolife : parce que y’a pas que le vraie vie dans la vie.

Framasoft

Alons bon, c’est quoi ça encore comme affaire. Framasoft, c’est un réseau de sites et projets autour du logiciel libre, visant à promulguer sa bonne parole. Ouaaaais, super Xavier, mais c’est quoi le logiciel libre ?

C’est les logiciels open-source, en gros. Ouaaaaaaaaaaais, super Xavier, mézancor ? [je m'adresse à mes parents, là]

Bah simplement, ce sont des logiciels que tout-un-chacun peut utiliser, copier, distribuer ou modifier sans devoir en demander l’autorisation, et même sans devoir bourse délier – ce qui n’est pas le cas des logiciels dits « propriétaires », que l’on doit payer et que l’on n’a certainement pas le droit de distribuer ou modifier sans autorisation.

Il existe ainsi plein d’équivalents libres (et donc gratuits) aux grands logiciels propriétaire : Windows -> Linux, Word -> OpenOffice, Internet Explorer -> Firefox (Internet Explorer est gratuit, certes, mais pas libre. C’est la différence fondamentale entre « Free as In Beer » et « Free as in speech »), Outlook -> Thunderbird, Photoshop -> GIMP, etc.

L’intérêt dépasse celui de la simple gratuité. Tout d’abord, pouvoir diffuser un logiciel sans se faire traiter de pirate, c’est un peu important pour l’accès de tous aux outils qui les aideront au quotidien. Par ailleurs, l’un des règles du LL est de donner accès au code source du logiciel ; par la magie de la loi « given enough eyeballs, all bugs are shallow » (principe selon lequel plus de personnes relisent et corrigent un texte, moins il y aura de fautes de frappe), les problèmes des logiciels libres sont souvent résolus en un temps record, là où le logiciel propriétaire laisse souvent traîner les bugs qui ne leur font pas perdre de part de marché…

Par extension, les logiciels libres cherchent à  libérer les utilisateurs, et pour cela font la promotion de formats ouverts. Cékoidon ? Simplement, quand on enregistre un texte au format Word 2007 (.docx), ce fichier ne pourra être lu que par une version récente de Word, et aucun autre logiciel, pour la simple raison que seul les ingénieurs savent décodent le format .docx (je simplifie à outrance, hein). OpenOffice, de son côté, propose un format qui, certes, ne sera pourra être lu par Word (parce que Microsoft, c’est les méchants), mais que tout plein d’autres logiciels pourront exploiter, car le format est documenté et accessible à tous.
Bref, dans 10 ans, vous ne serez pas sûr de pouvoir lire vos vieux fichier Word, mais vous serez assurément en mesure de lire n’importe quel format ouvert, car celui n’aura pas cessé d’être reconnu par les logiciels libres pour simple raison commercial (ce que fait Microsoft afin, notamment, de pousser ses clients à passer à la dernière version).

« Rien à faire des logiciels libres, je préfère faire confiance aux grandes entreprises ». Sauf que sans le savoir, les logiciels libres sont partout autour de vous. Internet : fonctionne majoritairement grâce aux LL ; le présent blog : WordPress est open-source ; l’OS X qui fait tourner votre Mac : se sert largement dans les projets libres ;

Tout ça, c’est beaucoup d’éducation à faire auprès des gens qui ne sont pas geeks, et Framasoft s’efforce de participer à cette éducation, en parlant de toute cette activité trop méconnue du public d’une bien meilleure manière que je ne le puis. Ils s’activent pour que dans les années à venir, vous puissiez jouir tranquillement des mêmes libertés que vous prenez pour acquises aujourd’hui, mais qui sont en fait sous le feu d’un incessant combat entre les grandes sociétés qui voudraient bien faire de l’argent avec votre privée, et les libristes qui estiment que la liberté passe avant les avancées commerciales ou marketing.

Et comme tout n’est pas gratuit en ce bas monde, et bien il faut bien rémunérer les gens de Framasoft pour que ce beau projet puisse perdurer efficacement. C’est la question qui s’est posée il y a quelques mois, quand il s’est agit de déterminer que faire maintenant que les fonds s’écoulaient. Certes, des centaines de gentils gens contribuent au projet de manière totalement désintéressée, mais aussi parfois de manière totalement désordonnée. Framasoft avait besoin de lever des fonds non seulement pour payer les factures et faire vivre ses projets, mais aussi pour pouvoir disposer d’une personne s’occupant à plein temps de l’organisation. Tout cela et plus encore est expliqué sur cette page. Et j’ai donc fait ma petite contribution…

Les dictatures à venir ne seront pas forcément politiques, mais peut-être logicielle ; et par le logiciel libre, les geeks seront peut-être ceux qui vous permettront d’éviter un quotidien où votre vie privée ne vous appartient plus.

poEdit

Oui, alors bon, là on touche à des trucs super-précis quand même, mais que j’estime notable.

Ok, donc je traduis WordPress depuis bientôt 6 ans. Au début c’était plutôt laborieux, car voyez-vous, ce n’est pas tant le fait que le projet est passé de 931 chaînes de texte à l’époque, à 2996 aujourd’hui, que le fait qu’il faille gérer un système assez geek (forcément) de compilation de fichier en ligne de commande, avec des commandes du genre de celle-ci :

msgfmt -o fr_FR.mo fr_FR.po

C’est moins compliqué à faire pour moi que ça ne peut être pour un non-geek de comprendre la phrase ci-avant, mais bon, j’aurai préféré une interface graphique, pour avoir une meilleure vue d’ensemble.

C’est là où un geek entre en jeu. Voyez-vous, un geek, quand il a une idée derrière la tête, il regarde s’il peut en faire un projet. On appelle « gratter là où ça gratte » (scratching an itch), et ça donne souvent des résultats qui contentent non seulement le gratteur, mais également tout plein de gens que ça grattait également, mais qui ne savaient pas comment gratter. Le gratteur a donc mis en moins un grattoir, et tout plein de gens peuvent maintenant mieux se gratter. Vous me suivez dans les métaphores à deux francs six sous ?

Ce geek, c’est Vaclav Slavik, et son grattoir, c’est l’outil poEdit, qu’il a placé en open-source : c’est lui qui est le principal programmeur, mais tout le monde peut s’en servir gratos, et même programmer avec lui. Depuis 6 ans donc, je l’utilise tranquillement, et ça simplifie bien la tâche.

Et là, en décembre, je ne sais pas, comme une démangeaison, je me suis « sapristi, ‘faudrait p’tet que je lui fasse un donc, à Vaclav, histoire qu’il sache que son travail est apprécié, et qu’il continue d’y passer du temps libre ». Car oui, le logiciel libre ne paye parfois que sous la forme de dons. Dont acte. Un p’tit outil qui fait bien son travail, m’a rendu bien des services, et qui mérite, du coup, ses $42.

WikiLeaks

Ok, là on arrive probablement au summum du combo « ouverture + participatif + liberté ». WikiLeaks, pour ceux qui l’ignorent, c’est un wiki (comme Wikipédia — notez d’ailleurs le préfixe sibyllinnement proche), mais là où cette dernière tente de documenter toutes les connaissances humaines, WikiLeaks s’est donné (en 2007) pour mission de créer un Wikipédia des « fuites » (leaks), ces documents censés être secrets (car honteux), sur le principe (posé par la cour de justice américaine) que « seul une presse libre et sans contrainte peut efficacement mettre à jour les tromperies d’un gouvernement » (« only a free and unrestrained press can effectively expose deception in government »).

En gros, ils récoltent et diffusent plein de document que les gouvernements du monde entier (avec prédilection pour les régimes asiatiques, le bloc soviétique, l’Afrique sub-saharienne et les Moyen-Orient, curieusement) préfèreraient voir étouffés… mais pas que. Ainsi, la Scientologie, les compagnies pétrolifères et les documents scientifiques controversés font également partie de ce que l’équipe de WikiLeaks considère devoir être rendus publiques. On appelle ça plus simplement un lanceur d’alerte (mais c’est plus classe en anglais : « whistleblower »).

WikiLeaks est soutenue par le Los Angeles Times, Associated Press ou encore l’Electronic Frontier Foundation. Il ont reçu quelques prix également, comme par exemple le New Media Award 2009 d’Amnesty International. Donc non, ce ne sont pas que des gamins qui s’amusent à rendre publique ce qui ne devrait pas l’être, ils sont effectivement utiles et reconnus comme tel.

Seulement voilà, ça coûte des sous, et sans ces sous, WikiLeaks aura du mal à continuer de traiter les milliers de pages de documents qui lui sont désormais adressés anonymement. Comme ils le disent :

We have received hundreds of thousands of pages from corrupt banks, the US detainee system, the Iraq war, China, the UN and many others that we do not currently have the resources to release. You can change that and by doing so, change the world. Even $10 will pay to put one of these reports into another ten thousand hands and $1000, a million.
We have raised just over $130,000 for this year but can not meaningfully continue operations until costs are covered. These amount to just under $200,000 PA. If staff are paid, our yearly budget is $600,000.

Donc, de la même manière que la liberté de la Presse est importante, j’estime que leur travail l’est aussi. Qu’en dites-vous ?

Voilà, c’est tout. Je ne dis pas que j’ai fait les bons choix, que vous devez les faire à votre tour absolument, que c’est forcément utile, mais bon, étant donné que j’ai été sensible à ces différents projets, il m’a semblé tout aussi utile de vous y intéresser, le temps d’un article.

Reprendre les idées n’est(-il) pas recopier (?)

D’aucun parmi vous dirait que je me fais plutôt rare ces derniers temps sur mon blog. Je l’avoue : je me suis dévoué à d’autres aspects de ma vie que mon antre cybernétique – mais ce n’est pas pour autant que je le renie, ou le monde des blogs en général, bien au contraire. Juste : ‘mieux à faire.

Sauf que là, j’ai envie d’écrire un truc. Le week-end a été pluvieux, je n’ai pas sommeil et 3 heures à tuer, et j’ai envie de m’amuser un peu avec les erreurs flagrantes d’autrui…

Je préviens par avance : quand je prends mon air méchant, c’est le plus souvent pour un truc qui m’amuse plus qu’il ne m’énerve. Mais parfois, juste pour le fnu, je tape (sur mon clavier) – comme je l’avais fait une fois en parlant de la vacuité du Grand Journal de Canal+.

C’est le cas ici…

Je suis donc un peu absent de la « blogosphère, » mais je me suis malgré tout fendu cette semaine d’un peu d’écriture en ligne. Oh, ça ne parlera pas à grand monde dans mon entourage de La Vraie Vie™ : ça concernait WordPress, le logiciel qui fait tourner ce site, et quelques millions d’autres, et que j’aide modestement en le traduisant en français.
J’ai réuni plusieurs sources, ai tiré une conclusion qui me semblait valable, et ai pris le temps de la présenter à quelques spécialistes, sur une mailing-liste dédiée au sujet. Ma démonstration n’a pas été réduite en pièces par lesdits spécialistes, et j’en fus ma foi fort aise.

D’autres informations assez cruciales concernant WordPress sont ensuite passées sous mes yeux, et je me suis dit que cela pouvait justifier un article dédié sur le blog francophone dédié au sujet. N’étant pas mécontent de ma démonstration des jours précédents, j’ai décidé dans un élan d’impétuosité d’ajouter celle-ci en fin d’article, histoire de lui donner une plus grande visibilité.

Ceci fait, dans un curieux mélange d’embarras face à cette mise en avant personnelle fort peu digne du gentilhomme que je crois être, et d’orgueil gêné, j’appuyais sur le bouton Publier, puis allais me coucher (il était minuit passé, oula !). Mon texte, une fois de plus, a été accueillie avec magnanimité, et je pu souper le soir l’esprit apaisé face à la patiente compréhension des lecteurs, quiet dans la croyance que j’ai participé à améliorer le quotidien de la blogosphère en lui fournissant un contenu original et argumenté – deux qualificatifs qui ne sont que trop rares en ces temps de disette intellectuelle…

Sleep well, people, for the world is a safer place thanks to your selfless heroes…

(attention, c’est ici que je commence à faire style je suis en colère et tout)

Et putain de bordel de merde je découvre à l’instant qu’un quelconque tâcheron sortit d’on ne sais où, a écrit un article reprenant point par point le mien, annonces publiques et recherche personnelle incluses.

J’insiste sur le « point par point » : j’aurai pu dire « mot à mot », mais le gredin n’est pas débutant, il a soigneusement tout fait pour qu’on ne l’accuse pas de repompage éhonté. Il a changé l’image, a réorganisé le texte, et a tout réécrit, mais il n’en reste pas moins que rien dans son article n’est tiré d’une réflexion originale, mais au contraire est repris en droite ligne du mien article. Morte-couille !

Pour tout salaire, le rustre m’octroie un lien vers mon article, sous le texte « Via » – manière de se dédouaner une fois encore de ne pas donner crédit à l’auteur originel, sans pour autant rendre explicite le triste plagiat. Le pasticheur, par ce lien sciemment imprécis, double ses torts d’un affront.

Fi !

Je suis de ceux qui défendent les droits de l’auteur – j’ai même fait mon possible, dans mon introduction du Campus WordPress, pour obtenir l’autorisation de l’avocat-blogueur Maître Eolas afin de reprendre les grandes lignes de son article essentiel, Blogueurs et Responsabilité Reloaded. Sans son accord exprès, je n’aurai jamais publié le texte que j’avais écrit en m’inspirant du sien.

D’autant que mon introduction comportait également un passage clair sur le point qui nous anime ici, dans la section « Qu’est-ce qu’un bon blog » (page 3 de ce court extrait de l’intro, au format PDF), et que je vais me faire un plaisir de reprendre in-extenso sans autorisation de l’auteur (car c’est moi, l’auteur, oh) :

Il respecte le contenu d’autrui. Un blog doit faire preuve d’une certaine originalité pour sortir du lot. Certains blogs se sont fait une spécialité de reprendre mot pour mot les contenus d’autres sites (images, vidéos, parfois même textes) afin de surfer sur l’éphémère vague de « buzz » que ce contenu peut générer, et profiter des possibles requêtes Google sur le sujet – et, donc, espérer des clics sur leurs bannières publicitaires.
Si ces blogs sont certes populaires (dans le sens le moins noble du terme), cela ne présage pas de leur qualité : ils n’apportent rien à la conversation, n’étant qu’un relais vide de sens. Comme pour tout média, le droit de citation existe sur les blogs, et l’exigence de qualité ne doit amener la (courte) citation que pour mieux la discuter, non pour avoir sur son blog les mêmes mots-clefs que sur tant d’autres blogs ciblés « buzz ». Plus prosaïquement, le contenu d’un site étant une œuvre de l’esprit, il entre dans le cadre de la propriété intellectuelle. De fait, reprendre un contenu sans autorisation explicite de l’auteur peut s’apparenter à du piratage…

A sa décharge, notre camarade de jeu n’affiche aucune publicité sur son blog, et c’est tout à son honneur.

Nonobstant, je me propose par la présente de reprendre le contenu de notre jeune (j’imagine) ami, et mot à mot cette fois, afin de réaliser une autre démonstration, comme ça, juste pour faire le jeu du miroir…

Allons-y pour le découpage en tranches (basée sur cette sauvegarde de l’article, datant du 6 juin)…

WordPress 2.8 disponible la semaine prochaine ?

Son titre. J’avais choisi le plus généraliste « Nouvelles du front« , mais cela ne fait sans doute pas assez buzz pour monsieur. J’ai utilisé pour ma part « WordPress 2.8 sortira la semaine prochaine » comme titre de seconde partie ; il l’a préféré, en lui adjoignant le point d’interrogation final, celui-là même qui a fait les douces heures de plus d’un article de TechCrunch – monsieur a appris avec les meilleurs !

[Image]

A comparer avec mon propre choix. Possible l’un des seuls travaux d’investigation réalisés pour son article, il en est néanmoins resté à une slide de la présentation de Matt, lors du WordCamp de Hong-Kong. Là où j’ai préféré une image qui informe, il a choisi une image qui illustre. Soit.

A son crédit, on pointera du doigt qu’il utilise une image placée sous Creative-Commons en donnant correctement ses crédits, là où je ne fais que faire un lien direct (ouille) vers une image avec un copyright (horreur ! malheur !). Là où son bât blesse, c’est que l’image qu’il a choisie est en CC-SA (pour Share-Alike : celui qui utilise l’image doit le faire dans une oeuvre étant également en CC-SA), tandis que son blog est en CC-BY-NC-SA (Attribution, Non-Commercial, Share-Alike). Vu que je suis un peu fautif sur le thème des licences d’image ici, j’en resterai là.

On l’attendait initialement en mars, puis en avril, c’est finalement la semaine prochaine, le 10 juin, que WordPress 2.8 devrait finalement sortir.

Simple combinaison de mes « rappelons que la date initiale était fin mars, puis en avril, puis…) » et « Sauf problème majeur, WordPress 2.8 devrait sortirai mercredi prochain, le 10 juin. » Admirez, cher public, la parfaite copie des liens. Je suis déçu, il n’a pas repris ma mise en gras…

Une sortie qui s’est donc fait attendre, mais dont les raisons se comprennent facilement.

Rien à redire, a priori.

Bien qu’à l’époque l’information n’était pas encore connue du grand public, il s’avère que WordPress.org et WordPress MU (pour Multi Users) vont bientôt fusionner en une seule et même entité. Les codes des deux projets étant assez proches, il n’était plus justifié de développer les deux projets en parallèle.

Ici, il repique de toute évidence, mais à sa sauce, ce début de paragraphe : « Cette annonce – assez logique vu combien le code de WPMU est désormais proche de celui de WP – a été faite par Matt (…) ».

Or, si la fusion de WordPress.org et de WordPress MU n’est tout de même pas pour demain (certains évoquent WordPress 3.0 comme cap pour rendre effectif cette réunion), les responsables estiment qu’il faut d’ores et déjà préparer le code et les outils pour que cela se passe dans de bonnes conditions.

D’où les reports successifs de WordPress 2.8 pour résoudre un maximum de bugs et valider un certain nombre d’améliorations.

Ca se complique un peu, il reprend plusieurs points, je pense :

  • tout d’abord, « l’annonce est faite, tout le reste n’est que spéculation à l’heure actuelle » ;
  • ensuite, « Matt aurait dit (j’insiste sur le conditionnel) de “faire attention à la version 3.0″ » ;
  • enfin, « C’est tout d’abord dû aux quelques remises à plus tard de la date de sortie (…), ce qui a permis d’avoir plus de temps pour résoudre plus de tickets, mais c’est également dû au travail incessant de quelques fervents développeurs tiers dévoués à l’amélioration du projet« .

La partie du milieu est une transition assez maligne, mise en place pour intégrer correctement les deux parties clairement distincte de mon texte. Ainsi, là où je parle de la réunion de WP et WPMU puis fait mon laïus sur le nettoyage du code de WP, en supposant que finalement les deux sont sans doute liés ; lui prend clairement le parti de lier les deux, comme si c’était une évidence. Quel grand écrivain il ferait. S’il avait une réflexion personnelle, je veux dire. LOL, comme y disent les jeunes de nos jours.

Rappelons par ailleurs qu’en tant que version majeure du développement de WordPress, la 2.8 a reçu pas moins de 785 tickets ouverts selon l’outil Trac.

Attention, ici commence la partie où il reprend à son compte tout ce que j’ai pris le temps de compiler grâce à mes visites sur le Trac (sait-il seulement de quoi il s’agit ?). Ca vient de là : « Parmi toutes les versions majeures de WordPress recensées sur l’outil Trac, la 2.8 est celle qui a vu les plus de tickets ouverts (plus de 800), et surtout celle qui a vu le plus grand nombre de tickets fermés, donc de bugs résolus ou d’améliorations validées : 766 au moment où j’écris ces lignes.« 

Devant l’ampleur de la tâche, deux mois supplémentaires pour améliorer l’application n’était pas de trop.

WOW, une réflexion personnelle ! Color me surprised! On passera sur le pluriel manqué…

Au final, à quelques jours du lancement de WordPress 2.8, 98% des tickets ont été fermés (donc résolus) soit 773 sur 785. Ne reste qu’à s’occuper des 12 tickets restants.

OMG, il a cliqué sur le lien pour mettre à jour les chiffres que je donne (« le plus grand nombre de tickets fermés, donc de bugs résolus ou d’améliorations validées : 766 au moment où j’écris ces lignes« ) ! Par ailleurs, il a  sorti sa calculette magique ; ce type est un génie ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé ?!? Quelconquelconquelcon !

Cette nouvelle mouture est donc sans doute l’une des plus saines et des plus stables de toutes les versions de WordPress.

Polom pom pom… « Au final, la 2.8 sera sans doute l’une des versions les plus propres de ces dernières années, et les versions suivantes profiteront certainement de ces fondations saines.« 

Par ailleurs, en plus d’un nettoyage complet du code avec la résolution de tous les problèmes, les outils pour son fonctionnement doivent aussi évoluer.

Nouvelle habile transition pour caler une autre partie, totalement distincte, dans le flux de sa réécriture. Y’a pas, il s’y connait en falsification ; si je devais imprimer des euros en quantité industrielle, je l’embaucherais direct, mec.

Pour fonctionner, le logiciel (WordPress 2.7 et 2.8) a besoin au minimum de PHP 4.3 et MySQL 4.0 (respectivement sortis il y 7 ans et 6 ans).

De mon côté, « A l’heure actuelle, WordPress 2.7 (et donc 2.8) requiert au minimum PHP 4.3 et MySQL 4.0, respectivement sortis il y 7 ans et 6 ans« . Hé, t’as vu, moi aussi j’ai fait péter la calculette magique, truc de ouf.

Mais à l’avenir, il faudra faire évoluer le langage de scripts et le système de gestion de base de données.

C’est beau, on croirait lire le rapport de stage d’un consultant en informatique, didon…

Ainsi, pour la version 2.9, WordPress recommandera sans doute PHP 5 (sorti il y a 5 ans) et MySQL 4.1.3 (idem).

Méga-combo texte, lien, bévues et boulettes !

  • « la prochaine version majeure de WordPress, WP 2.9, requerra MySQL en version 4.1.2 au minimum » ;
  • « La version de MySQL qui sera requise pour faire tourner WordPress 2.9, la 4.1.2, est quant à elle sortie il y 5 ans presque jour pour jour » ;
  • « La version de PHP qui pourrait un jour être requise pour faire tourner WordPress, la 5.0, date elle aussi d’il y a 5 ans presque jour pour jour.« 

Pinaise, ce mec est plus efficace que le Konami Code ! Bon, dans sa hâte à faire du copier-coller, il s’est pris les pieds dans le tapis et affirme que WP 2.9 requerra PHP5. Erreur de débutant, sans doute. Ou de mec qui n’y comprend rien à ce qu’il dit et se dépatouille avec ce qu’il trouve sur Internet.  J’vous l’dis moi, ce mec finira consultant !

Vu l’ancienneté de ces outils, il est tout de même fort probable que les hébergeurs supportent cette évolution.

Ah, là je pense qu’il est allé chercher dans les commentaires de mon article, peut-être celui de CUI : « Je pense que si WP imposait le passage à php5, ça les [les hébergeurs web] ferait bouger un peu !« 

Discuss.

Mais au cas où, des tests seront ajoutés à l’outil de mise à jour automatique pour s’assurer que seuls les utilisateurs disposant de MySQL 4.1.3 pourront récupérer effectivement WordPress 2.9. Dans le cas contraire, il leur sera proposé de contacter leur hébergeur pour s’enquérir de la situation. Même chose pour PHP 5.

On termine en douceur, par un petit duo :

  • le plus gros vient de toute évidence de cette phrase :  « Dans cette optique, des tests seront ajoutés à l’outil de mise à jour automatique pour s’assurer que seuls les utilisateurs disposant de cette version de MySQL pourront récupérer la 2.9, les autres recevant un message leur suggérant de contacter leur hébergeur à ce propos. » ;
  • la dernière phrase est un résumé rapide de cette autre phrase : « De la même manière, l’outil de mise à jour automatique de WordPress 2.9 se verra ajouter des tests pour afficher un message aux utilisateurs encore sous PHP 4, leur recommandant de passer à PHP 5 (sans pour autant l’imposer).« 

Allez, je me sens en veine ce soir, je faire une représentation graphique de tout ça ! PH34R MY WR47H, N00B !

Side-by-side comparison, dude!

Tout d’abord, saluons l’effort indéniable de concision :

mindoverflow-sidebyside

"Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme..."

Ah, ça, il aurait cartonné au Bac français s’il avait choisi l’épreuve « Résumé de texte ».

Mais comme j’ai dû temps à tuer (en fait non, mais il pleut aujourd’hui, et ça m’amuse de perdre quelques minutes sur ce genre futilité), je vais pousser mémé dans les orties. BEHOLD MY GIMP LEETNESS!

Couleurs primaires

Couleurs primaires

C’est là que l’on se rend compte :

  • J’ai voulu écrire un article rapide, en fait il est plutôt carrément long – étrange, venant de ma part (ironie inside) ;
  • Il a vraiment pioché à droite à gauche pour reconstruire l’article de toutes pièces.

Mais bon, je dois m’estimer heureux : il respecte a peu près la licence de l’article (CC BY-NC-SA : il fait un lien vers l’article original, son site n’a pas de pub et il utilise la même licence pour son contenu), mais en plus il a fait l’effort (rendons à Fanny ce qui est à Marius) de le rendre plus concis, prenant les points essentiels et faisant fi des digressions inutiles. En cela, notre ami fait montre d’un certain talent dans la falsification.

Non seulement ça, mais d’autres n’ont pas forcément eu la chance d’être réécrits : son « Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net » est une reprise  intégrale (hors image) de l’article de Numerama (placé sous licence CC, mais laquelle ?) ; son « Contourner Hadopi en 27 secondes » est un copier-coller de l’article éponyme de Daniel Glazman, mais avec un peu enrobage perso pour faire passer la pilule, enrobage qui comprend un tutoriel Linux repiqué ailleurs ; il s’offusque du renvoi du cadre de TF1 pour critique d’Hadopi en remettant à sa sauce l’article d’Ecrans-Libération ; l’intro de son « Greenpeace épingle Nicolas Sarkozy sur ses ambitions charbonnières » n’est rien de moins que celle de l’article de Wikipédia sur « 10 ans pour agir« , et la fin est recopiée du descriptif de la dernière vidéo Greenpeace France sur Dailymotion ; et probablement plein d’autres choses mieux dissimulées…

Du coup, en parcourant ses articles, on en vient à douter du personnage : tout son blog n’est-il que copie de ce qu’il trouve ailleurs ? Sûrement pas, mais tout comme les billets sponsorisés mettent à mal l’ensemble de la blogosphère, il suffit de quelques articles repompés pour jeter le doute sur l’ensemble du blog…

On sourira tout de même de le voir s’offusquer du caviardage de Wikipédia par le gouvernement (« La grande classe ces réécritures !« , je suis bien d’accord, surtout qu’il s’agit d’une reprise de l’article de Benjamin Ferran de L’Expansion), ou de ses applaudissements face à l’article « Les droits d’auteur pour les nuls » de (encore lui !) Maître Eolas :)

Un pourfendeur

Faites ce que je dis, pas ce que je fais, en somme.

Redevenons sérieux pour le grand final, si vous le voulez bien.

Information capitale : l’article original (« le mien article », comme on dit) est sous licence Creative Commons BY-NC-SA, tout comme l’article réécrit (les deux sites partagent la même licence – et pour cause). Notre camarade de jeu pour ce soir a donc a priori respecté la licence à la lettre : attribution, pas de pub, même licence – comme je l’ai déjà dis plus haut.

Comme il a plutôt tendance à être fan des licences CC (jusqu’à mettre à son nom et sous CC des travaux mis dans le domaine public, pour ensuite s’en donner l’attribution – d’ailleurs je me demande à quel point ce dernier lien n’est pas à son tour repiqué de celui-ci…), nous allons plonger à la source :

What are moral rights, and how could I exercise them to prevent uses of my work that I don’t like?

In addition to the right of licensors to request removal of their name from a work when used in a derivative or collective they don’t like, copyright laws in most jurisdictions around the world (with the notable exception of the US except in very limited circumstances) grant creators “moral rights” which may provide some redress if a derivative work represents a “derogatory treatment” of the licensor’s work. Moral rights give an original author the right to object to “derogatory treatment” of their work; “derogatory treatment” is typically defined as “distortion or mutilation” of the work or treatment that is “prejudicial to the honor, or reputation of the author.” Creative Commons licenses (with the exception of Canada) do not affect any moral rights licensors may have. This means that if you have moral rights as an original author of a work, you may be able to take action against a creator who is using your work in a way you find objectionable. Of course, not all derivative works you don’t like are necessarily “derogatory.”

Je n’ai bien entendu aucune intention de m’en prendre à notre malfaiteur. Juste, je voulais vérifier que j’étais en droit d’être… comment dire… « surpris » ?… « outré » ?… de voir qu’on pouvait s’octroyer le travail d’un autre juste en faisant un bête lien.

Tiens, parlons-en, de ce lien « Via » qui, je l’avoue, est un peu à l’origine de mon ire. Le texte dit :

How do I properly attribute a Creative Commons licensed work?

If you are using a work licensed under one of our core licenses, then the proper way of accrediting your use of a work when you’re making a verbatim use is: (1) to keep intact any copyright notices for the Work; (2) credit the author, licensor and/or other parties (such as a wiki or journal) in the manner they specify; (3) the title of the Work; and (4) the URL for the work if applicable.

You also need to provide the URL for the Creative Commons license selected with each copy of the work that you make available.

If you are making a derivative use of a work licensed under one of our core licenses, in addition to the above, you need to identify that your work is a derivative work, ie. “This is a Finnish translation of the [original work] by [author]” or “Screenplay based on [original work] by [author].”

Et paf. En gros, notre pirate numérique n’a pas respecté les règles d’attribution. Pourtant, il l’a fait correctement au moins une fois : en bas de sa section « Mentions légales », on découvrira à loisir cette mention : « Version librement adaptée des Mentions légales publiées sur WordPress-FR.net« . (nous avons affaire à un habitué de WPFR, en somme :) ).

Selon les textes, j’ai donc le droit de me sentir lésé. Je l’ai d’autant plus qu’il m’en donne lui-même le droit, dans son article « Le droit d’auteur, c’est avant tout le droit de l’auteur » où il cite Daniel Vangarde.

Cela étant, j’ai l’impression que même dans ses mentions légales dûment attribuées, il a repris du texte : la section « Publication de commentaire », que l’on retrouve telle quelle chez Embruns, ainsi qu’un peu sa section « Cookies », hein, avouons-le :)

Ma conclusion sera donc multiple :

  • Créateurs de contenu qui décidez de placer celui-ci sous licence CC : soyez conscient de ce que vous faites et de ce que cette licence implique, faites attention à la licence que vous utilisez et indiquez-le clairement et visiblement, et utilisez une licence Non-Derivative (BY-ND ou BY-NC-ND) si vous ne voulez pas voir votre création modifiée/récupérée par d’autres sans votre accord explicite ;
  • Utilisateurs de contenu CC : faites attention à ce qu’implique une licence, et respectez au maximum l’auteur original – notamment en le nommant, et en indiquant clairement qu’il s’agit d’une modification d’un travail original.

Au final, rien ne se perd, rien ne crée : tout se transforme. Et j’écris cela avec d’autant plus de conviction qu’Antoine-Laurent de Lavoisier est mort depuis des lustres, et donc que son œuvre est dans le domaine public.

Merci mon gars, je me suis bien amusé en écrivant mon article, j’avais besoin de ça pour m’y remettre :) Par contre, sois plus prudent à l’avenir ! ;)

That’s the 7 o’clock edition of the news, goodnight.

Mangeons du clown

Pièce à conviction 1 :
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Pièce à conviction 2 :

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Pièce à conviction 3 :

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Pièce à conviction 4 :

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