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I Know You…

À propos des batteurs - publié le vendredi 15 mars 2013

Toute mon enfance, on m’a appris à croire que les batteurs étaient inoffensifs.

Exhibit A : Roger Taylor, de Queen

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Exhibit B : Lars Urlich, de Metallica (3e en partant de la gauche)

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C’était plutôt clair. Je me mettais à la guitare, et elles étaient toutes pour moi.

Puis, en 1989, sur son album Sarbacane, Francis a commencé à faire flancher l’édifice :

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Enfin, en 2002, la goutte qui fait déborder le vase : Wilco et sa chanson Heavy Metal Drummer :

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JE NE SAIS PLUS QUI CROIRE !!

Ajouté le lendemain :

…et tout d’un coup, je comprends pourquoi j’ai été bassiste dans tous mes groupes :

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(Tiré de la série « I Hate my Teenage Daughter », s01e02. Extrait YouTube)

(back2blog, jour 4/10)

 

Amon Tobin – ISAM 2.0 - publié le jeudi 14 mars 2013

Après avoir raté ses deux passages précédents à Paris, et n’en avoir entendu que de bonnes choses, je me devais d’aller voir Amon Tobin et la mise en scène de son dernier album. Pour bien faire, et parce que j’aime bien être accompagné, je m’en suis servi comme cadeau d’anniversaire pour mon frère. Hop !

Amon Tobin est un DJ, ou plutôt musicien électro. Ses albums sont des petits bijoux de travail sur le son et l’ambiance, le tout avec des rythmiques impressionnantes, partant souvent dans le breakbeat. Après Foley Room, un album aux sonorités très organiques, son dernier album, ISAM, fait la part belle au travail du son et de l’ambiance, laissant un peu de côté les samples de batterie.

Il n’y a rien de plus ennuyant que de voir un DJ mixer, donc tous les artistes électro s’entourent d’écrans et de jeux de lumière pour emporter la foule plus facilement. Mais là, ISAM n’est pas vraiment un album « dansant », donc il fallait quelque chose de plus visuel…
Pour la tournée de cet album, Amon Tobin a travaillé avec une équipe de designers (V Squared Labs et Leviathan ; en coulisse) pour créer un environnement de formes cubiques blanches, sur lesquelles sont projetées des images créées spécialement pour l’album. Après le succès de la tournée de 2011-2012, nouvelle tournée avec une installation deux fois plus grande sur la scène (si j’en crois le site officiel, 8m de large pour 4m de haut et 2,5m de profondeur ; « a stunning 25′ x 14′ x 8′ multi-dimensional/ shape shifting 3-D art installation »).

J’ai découvert Amon Tobin vers 2000-2001, avec son album Supermodified. 13 ans après, il était temps de le voir en live. Et on l’a vu.

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Après une heure à jouer les titres d’ISAM en parfaite synchronisation avec les effets visuels bluffant, courte pause pendant laquelle Amon sort du cube central où on l’apercevait par moments pendants le concert, afin de saluer le public. Cela permet de se faire une idée de la taille de l’installation

En phase avec la thématique des visuels, il est habillé en astronautes. Il devait avoir chaud là-n’dans.

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Puis il retourne dans son cube, et repart pour une grosse demi-heure de concert, cette fois avec des visuels moins synchronisés, mais il se fait plaisir, entre ambiance et breakbeat. Les projecteurs, situés au fond de la salle, reprennent le travail…

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Entre les basses beaucoup trop fortes et le fait que je ne me sois pas vraiment intéressé à ISAM (l’album), j’ai passé le concert à m’émerveiller du spectacle, sans vraiment reconnaître un titre en particulier.

Amon ressort de son vaisseau, cette fois habillé en civil. Il nous remercie, et nous indique du doigt : encore un titre. Retour dans sa cabine, et là : Horsefish, tiré de Foley Room. Du coup, j’ai filmé ça :

(back2blog, jour 3/10).

 

The Nodz – « Totem Animals » - publié le mardi 12 mars 2013

J’ai reçu un courrier mystérieux.

Bon, fondamentalement, tout courrier reste mystérieux tant qu’on ne l’a pas décacheté. C’est d’autant plus vrai de nos jours, où les lettres de type épistolaires s’envoient électroniquement, avec l’expéditeur clairement indiqué en en-tête du titre dans n’importe quel GMail, Outlook ou Thunderbird.

Là, pour commencer, c’était un courrier PAPIER, qui par ailleurs n’avait pas été envoyé par ma banque ou le centre des impôts. Imaginez ma surprise. Ensuite, au verso de l’épaisse enveloppe, l’expéditeur : « Rabeat’s Cage », surplombant une adresse à Montreuil. Allons bon.

Ouvrons-la, voulez-vous ? Une forte odeur de chambre humide et de refermé m’arrive aux narines, et je trouve ça :

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The Nodz. Un groupe de p’tits jeunes parisiens, que je suis de loin en loin depuis quelques années, simplement parce que je connais l’un de leurs guitaristes, Mathieu, depuis des années. Il fait partie de la marmaille de La Garancière, sur la plage de La Londe, chaque été. De gamin roux et potelé, il est devenu une grosse baraque avec une coupe (rousse) afro-style qui me rendrait jaloux si je n’étais pas déjà chauve, et bien sûr il joue sans doute mieux de la guitare que moi. Tiens, pour la coupe de cehveux, appréciez la photo (signée !) ajoutée à l’envoi :

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Yep, Mathieu, c’est le mec au milieu. Sans vouloir attendre que le temps fasse son office sur leur capillarité, ces jeunes freluquets se sont lancés totalement dans la musique, avec un projet solide. Quelques chansons, plusieurs concerts, un EP, et l’envie de concrétiser tout ça avec un album.

Forcément autoproduits, ils se prennent (si je ne déforme pas mes souvenirs) deux ans pour réaliser cet album et faire que la foule en parle. Pendant cette année, ils investissent la « Nodzerie », une maison abandonnée sur un terrain familial (je crois), et écrivent, composent, répètent, enregistrent… Pendant deux ans, ils ont envahi cette maison, et sans doute qu’elle les a inspirés à plus d’un titre.

J’ai pas l’air vraiment au courant, comme ça, hein ? Alors pourquoi m’envoyer cet album ? Parce qu’en juin dernier, ils ont lancé un appel à contribution financière sur Octoo, du crowdfunding comme disent les vieux, pour pouvoir terminer le mixage de l’album, et payer le mastering et le pressage des premiers CDs. J’ai mis mon obole, car c’est à ça que servent les amis, même de vacances, et en février, j’ai reçu un courrier mystérieux : leur album, terminé.

Et l’odeur de chambre humide et fermée en ouvrant l’enveloppe, c’est la pochette de l’album, faite à partir de papier peint provenant le Nodzerie.

The Nodz : http://www.thenodz.com/
Facebook : https://www.facebook.com/Thenodz

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(back2blog, jour 2/10)

Vote on the rocks et les concerts à messages - publié le lundi 12 mars 2012

Ce dimanche soir je suis allé aux concerts sous la bannière « Vote on the Rocks », organisés avant tout par Kémar Gulbenkian de No One Is Innocent, et réunissant plusieurs groupes de rock dans l’idée de rappeler que voter est plus que jamais important (dixit Kémar : « voter peut gravement nuire aux sales idées ! »).

Les groupes réunis ne sont pas les moins importants de la scène française, ni les moins politisés :

  • The Hyènes, projet parallèle de Denis Barthes et Jean-Paul Roy, respectivement ex-batteur et ex-bassiste de Noir Désir ;
  • Deportivo
  • Eiffel
  • No One Is Innocent
  • Les Fatals Picards
  • Têtes Raides

C’était tout bonnement excellent : j’y allais principalement pour Eiffel que j’aime beaucoup, mais les prestations de No Is Innocent et surtout Deportivo m’ont enthousiasmé, tout comme ils ont retourné La Cigale avec tout l’esprit d’un bon concert de rock, sueur et hurlements.

Comme il se doit, j’ai filmé quelques titres, et j’ai diffusé aussitôt celui qui reste le plus actuels malgré son âge : L’Iditenté, à l’époque une collaboration entre Têtes Raides et Noir Désir, et ce soir sur scène les Têtes Raides étaient accompagné de Soan (ce me semble) — j’attendais ce titre et me demandait si Bertrand Cantat allait faire une apparition pour l’occasion, étant par ailleurs très proche des Hyènes (forcément) et d’Eiffel. Non, et tant mieux sans doute : les potentiels articles du lendemain auraient surtout parlé de ce « retour » que du message qu’il fallait faire passer.

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Mais justement, le message. J’ai annoncé sur Facebook que j’allais à ce concert (je suis beaucoup plus politisé sur Facebook que je ne peux l’être dans la vie ou sur Twitter ; sans doute un besoin de transmettre certains messages à une tranche différente de mon entourage), et j’ai reçu le commentaire suivant :

Mouais, je suis sceptique sur le « ah bah je vais voter parce qu’un chanteur me l’a dit dis donc ». Si le citoyen a besoin de ce détour, c’est inquiétant. Dans l’antiquité « On reconnaissait le citoyen à ce qu’il avait part au culte de la cité, et c’était de cette participation que lui venaient tous ses droits civils et politiques. Renonçait-on au culte, on renonçait aux droits. » dixit le TLF. Maintenant moi jdis ça, jdis rien.

J’ai pris le temps de répondre, et je me suis dit qu’il serait dommage que cela reste confiné aux murs de Facebook. Dont acte :

Il est évident que ceux qui comme moi sont venus à ce concert savaient déjà l’importance de voter avant même de prendre leur place. Moi ni personne d’autre n’est venu pour écouter un chanteur nous conter l’importance de voter aux prochaines élections — même si ce fut le cas, évidemment, mais c’est très accessoire : autant prêcher un convertit.

L’intérêt de réaliser une telle soirée, et d’en faire un succès (la salle était comble, les concerts excellents, le public enthousiaste), c’est de faire parler. Du succès de l’évènement, de l’importance des groupes acceptant de participer, découle une possibilité de faire parler de soi dans les médias, au pire par un court filet annonçant l’évènement, au mieux par des interview, voire des journalistes sur place, et avec de la chance une diffusion demain pendant 15 secondes au journal de 20h. La cible première, ce ne sont pas les spectateurs, ce sont les médias — et à travers eux les non-votants. L’idée, ce n’est pas de prêcher sa paroisse, c’est de faire passer le message aux absents qui ont baissé les bras politiquement mais qui se sentent encore l’âme « rock ».

Un concert caritatif sert rarement à convaincre les spectateurs de changer leurs idées, mais avant tout à ce que les médias parlent dans leurs pages de la cause défendue. Les Solidays, les concerts de Enfoirés, les Tibetan Freedom Concerts, les Live Aid : l’un des principaux objectifs de ces festivals est de dire « N’oubliez pas ! », et de faire en sorte de voir son message repris par les médias, et lu par le plus grand nombre. Telle est notre société, et le jeu qu’il faut jouer.

En 1999, j’étais allé à Amsterdam pour participer au Tibetan Freedom Concert, monté depuis plusieurs années par Adam Yauch des Beastie Boys pour défendre la cause tibétaine, et cette année organisée sur 4 continents. J’y allait bien sûr principalement pour Thom Yorke, chanteur de Radiohead qui faisait un petit set acoustique accompagne de Jonny Greenwood, mais il y avait nombre d’autres excellents groupes à voir (Garbage, Ben Harper, Joe Strummer, Alanis Morisette…).
A la fin du concert, me dirigeant avec mon groupe de fans de Radiohead vers ce qui allait être une nuit compliquée, j’ai croisé une journaliste qui posait des questions aux spectateurs qui ressentaient le besoin d’exprimer leur joie d’avoir pu voir leur groupe préféré. Au moment où je passais, elle posait la question « En quoi pensez vous que ce concert a aidé la cause du Tibet ? » Voyant que les réponses étaient faiblardes et me sentant inspiré, je me suis approché et lui ai dit directement (je paraphrase et idéalise, bien évidemment)  « Cela dépend de vous. C’est vous qui aurez un impact sur la cause du Tibet, en fonction de la manière dont vous écrirez votre article sur cet évènement. Quel angle choisirez-vous ? Mentionnerez-vous la cause du Tibet à vos lecteurs ? Ce sont les médias et leurs reportages qui auront un impact, nous nous n’avons fait qu’écouter de la musique. »
Sur le coup je n’étais pas peu fier de moi, et me rappelle m’être éloigné dès ma phrase terminée, ambiance cowboy. Mais de ressortir le même argument presque 15 ans après, je suis content d’être toujours aussi peu dupe sur le rôle des médias. Et je m’arrête là car je me donne l’impression d’être un donneur de leçons.

C’était une excellente soirée avec des très très bons concerts (bien que trop courts, avec des intermèdes trop longs). Et toi qui me lis et qui reste indécis ou a baissé les bras : va voter.

Voeux 2010 - publié le samedi 13 février 2010

Bonjour,

Je vous souhaite une bonne année.

Cliquez donc ici.

(Bon, en retard, pour ne pas changer, mais CETTE FOIS c’était voulu : ça faisait une belle date palindromique, 01/02/2010. Bon alors évidemment j’ai foiré le lancement, hein, pour changer, donc je me retrouve avec une date toute bancale, 02/02/2010. Foutu pour foutu, je me suis dit, allez, je vais repousser jusqu’au 10, histoire de faire ça « à l’américaine » (02/10/2010, on perd le palindrome mais on récupère le 10, donc bon), et puis vaille que vaille, allons allons, le Peuple a besoin de mon envoi annuel de bonheur, donc hop.)

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