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I Know You…

Bootleg - publié le lundi 5 décembre 2005

Depuis quand le mot « bootleg » signifie-t-il « un mix de plusieurs chansons en une seule » ?

J’ai entendu ce mot utilisé dans ce sens pour la première fois un soir, en écoutant Ouï FM. L’animateur nous promettait je crois une soirée avec plein de bootlegs mélangeant les genres. Je ne me souviens plus de la phrase exacte, mais on comprenait bien qu’il parlait du genre de choses que l’on entend chez 2manydjs : deux chansons en une seule.

Soit. Les animateurs radio ne sont pas réputés pour être au courant de ce qu’il s’est passé plus de 6 mois en arrière, donc p’tet qu’ils n’ont jamais échangé de chansons enregistrées en concert. Mais tout de même, on s’attend à ce qu’ils sachent ce genre de choses.

Et soudain, je reçois sur mon blog-test de la traduction de WP, un ping depuis un nouveau site. Très bien, je vais visiter, un petit groupe qui monte son site, magnifique, je parcours. Et paf, au détour d’un article :

[…] je me suis rendu sur le site de DJ Zebra. On y trouve quelques MP3 téléchargeables de ses bootlegs (des mix sauvages).

Allons bon, même les musiciens se mettent à comprendre « bootleg » dans ce sens !? Est-ce moi qui suis en tort ? Ai-je été dupé par tous ces titres de concerts que je téléchargeais j’empruntais à des amis proches de mon cercle famillial ? Diantre !

Farfouillons sur le Web. Le dictionnaire de answers.com me donne cette acception, entre autres :

n.

1. A product, especially alcoholic liquor, that is illicitly produced, distributed, or sold.
2. The part of a boot above the instep.
3. Football. A play in which the quarterback bootlegs.

adj.

Produced, sold, or transported illegally: bootleg gin; bootleg tapes.

Allons voir Wikipedia sur le même sujet :

The term bootleg can refer to:

* a bootleg recording, an otherwise unavailable musical (or video) recording distributed without the artist’s consent
[…]

Although not technically correct, the term is also used to refer to:

* a pirate copy, an unauthorised duplicate of material already commercially available, sold illegally for significantly less than the standard retail price

Voyons donc voir l’article « Bootleg recording » qui nous est proposé :

A bootleg recording is a video or musical recording, distributed for profit or other financial compensation, that was not officially released by the artist (or their associated management or production companies), or under other legal authority.

Bon sang de bois, j’ai donc raison ! Haha ! Ce qu’ils appellent « bootlegs », ce sont en fait de simples mixes, ou des « mashups » comme on les appelle de nos jours.

Mais pas complètement raison, en fait. Un peu plus bas dans ce dernier article, on trouve :

Bastard pop

Recently bootlegs have become the term for a style of remix, melding two or more music records into each other to make a new piece of music out of the old components. Among the most popular artists in this genre are The Freelance Hellraiser, Soundhog, Go Home Productions, Soulwax and Lionel Vinyl. These type of records area also referred to as mash ups or bastard pop.

Damn it ! Bootleg=mashup serait donc une évolution récente du sens ? Mais cela n’en a aucun, de sens ! Bon, évidemment, on peut postuler que la plupart des mashups sont illégaux, vu que les droits sont difficiles à atteindre (2manydjs auraient passé deux ans rien qu’à valider les droits pour leur premier album). En ce sens, un mashup est donc illégal le plus souvent, et donc se rattache effectivement à la définition d’illégitimité rattachée à bootleg.

Cependant, chez moi, « bootleg » correspond moins à une musique diffusée illégalement qu’à un concert enregistré côté public. Je vais donc rester très conservateur (oui, venant de moi, surprenant, je sais), et considérer l’utilisation de « bootleg » dans le sens « mashup » comme une bastardisation de l’acception. Et la boucle est bouclée, vu qu’un synonyme de mashup est « bastard pop », pif paf hop, tout ce que je viens d’écrire est inutile.

Enfin bref, asi es mi vida loca.

Mise-à-jour mercredi 7/12 :
Bon, j’ai dû prendre la voiture hier soir, et j’ai donc eu l’occasion d’écouter sans vraiment le vouloir Zebra Mix, qui à ce que j’ai compris est l’émission de Ouï FM dédiée à ces « bootlegs ». L’animateur m’a gratifié de 15 minutes d’un mashup très divers et varié, issus de l’album « Drixxxé is not a DJ ! Pt. 3« . 15 minutes. Imaginez, à la longue, y’en a marre, même si on se prend à penser « ptin, il mixe ça et ça, la vache », au bout de 10 minutes on attend que ça se finisse.

D’ailleurs, une partie entière du mashup est dédiée à « Are you gonna be my girl » des Jets, qui suit de peu et en toute bonne logique « Lust for Life » d’Iggy Pop, ce me semble. Bah croyez-moi ou pas, j’ai cru que c’était l’animateur radio qui avait eu l’intelligence de faire suivre le multimix de Drixxxé par la chanson des Jets. Que nenni ! Le mix continue, et un sample de la chanson des Jets est utilisé un peu plus loin. À ce moment là, je m’attendais quasiment à entendre « In the mood » de Glenn Miller, précédé du fameux « Come on ev’rybody co-co-come on ev’rybody ! » de la chanson « Let’s Twist Again » de Chubby Checker.

Et là, la grasse à touché de son doigt boudiné mon front adipeux : bon sang, mais c’est bien sûr ! Toutes ces histoires de mashups, de A vs B, de « bootlegs » et autres mixes plus ou moins réussis, c’est tout simplement un retour à la mode de notre CD préféré des années 80 : Jive Bunny and the Mastermixers, The Album ! Le mix longuet de Drixxxé est d’ailleurs l’illustration la plus parfaite (même si y’a probablement du boulot derrière, mais merci la fonction beat-mapping d’Acid/Ableton, mmmh ?) : tout ça, en fait, c’est du medley, ni plus ni moins, et je rejoint donc l’avis de Sheila dans les commentaires de ce post.

J’ai alors continué ma route, le coeur léger, sachant qu’une fois de plus le recyclage prévaut, et qu’il n’y a finalement rien de neuf sous le soleil…

petit rajout
Ah, et avec ce nouveau post, je sort enfin celui à propos de la saison 2 de Lost de ma page d’accueil. Hourra ! Enfin, je n’aurai plus des centaines de fans de base qui tomberont sur mon site en cherchant « lost saison 2 » ou « résumé lost saison 2 » ou « kate sawyer sexe lost » ! Libre, je suis libre, plus de Lost en page d’accueil !

euh… ah mais non, je viens de… rhâh… bon, tant pis.

Funky Frogs à l’Opus - publié le jeudi 24 novembre 2005

Bon, tant que j’en suis à faire la promo des groupes d’amis : notre bon Édouard, qui a d’ailleurs fêté ses 28 ans pas plus tard qu’hier, sera en concert avec son autre groupe (par rapport à Zerowatt), les Funky Frogs, le vendredi 9 décembre à l’Opus Club/Canal Opus, 167 quai de Valmy dans le Xe.

Alors, comme le nom l’indique, le Funky Frogs font de la fonk, man, de la fooooonk. Dix musiciens, dont trois cuivres et trois chanteurs, ça groove de partout avec reprises et compos, et les échos que j’en ai eus, c’est que leur dernier concert à fait danser sur les tables une salle pas gagnée d’avance – n’en doutons pas, notre Mister Swing national y est pour quelque chose.

Alors hop, bande de geeks velus, arrêtez de perdre votre vie à WoW et sortez ce vendredi-là, y’aura sûrement de la zouz et surtout, le plus important, de la bonne musique pour dedans vos n’oreilles. La foooonk, man !

Zerowatt au Glaz’Art - publié le

Notre première approche du nouveau groupe du Dood, Zerowatt, était moins que satisfaisante : entassés au fond de la cave du Lizard Lounge, apercevant au loin la tête des vocalisateurs, au travers de la fumée qui s’échappe avec difficulté et des discussions qui n’ont rien à voir, nous avons fini par succomber à la faim et sommes montés respirer.

Malgré le son plus que médiocre (forcément, vu la cave), nous avons tout de même pu entendre un excellent solo de violoncelle, avec force effets, donnant une ligne dans le plus pur style Daft Punk, which is no small feat, if you’d ask me.

Retrouvailles au Glaz’Art, où enfin ils ont eu la place de jouer comme il le faudrait… Et de constater qu’il s’agit d’un excellent groupe, avec des compos allant du style Tricky à du hip hop plus déluré, le tout très original et parfaitement bien joué – même sans vraie batterie. Ecoutez les mp3s sur leur site pour vous en faire une idée…

C’était le 15 novembre dernier. Zerowatt sera à nouveau en concert le 1er décembre au Nombril, 78 boulevard de Clichy dans le XVIIe.

Audiotrax au Gambetta - publié le lundi 21 novembre 2005

Le 6 novembre dernier, dans un petit bar à l’autre bout de Paris, j’ai découvert Audiotrax sur une scène trop petite et avec pas assez de public. J’avais déjà écouté leurs mp3s, qui me semblaient bons, mais depuis leur enregistrement mon pote Fabrice a pris le poste de batteur – il me fallait donc un face à face.

(mes photos sont malheureusement horriblement sombres et floues, mon Sony DSC-T1 n’aime vraiment que la lumière de midi. envoyez-moi des sioux et je pourrais acheter un vrai appareil)

Extrait de l’e-mail que je leur ai envoyé par la suite :

(…) quand bien même je ne puis être totalement objectif quant à l’équipe elle-même, laissez-moi vous dire que 1) j’ai beaucoup aimé les mp3s dispo sur le site, et 2) votre concert au Gambetta était bien bien bien bien. Très bon groove sur la plupart des titres, bonnes utilisation des effets un peu partout (ce venant d’un bassiste/guitariste qui n’arrive toujours pas à voir l’intérêt des effets), bon feeling général, franchement, bien.

Bon, juste, ‘faudrait prévoir des discours sur la faim dans le monde et cette chanson parle d’un rêve que j’ai fait et la prochaine s’appelle « ma sombreur » parce que je ne vous vois pas quand vous êtes assis tous loin au fond, mais hors tout cela, à mon goût, un sans faute.

Leur prochain concert est à Choisy-Le-Roi, le 9 décembre. Dès qu’ils reviennent sur Paris, j’en parle ici.

Bibliogeek - publié le jeudi 17 novembre 2005

(j’avoue, au début je voulais mettre « C’est moi qu’ai la plus grosse » en titre. si.)

Bon, chose promise chose due : après avoir fanfaronné dans les commentaires de l’article de Raphaël sur le mème en cours, à savoir « blog de bibliothèque de geek », je soumets les deux auxquelles j’ai accès : la mienne perso, et celle de JDN Développeurs. Allons-y :

Bon, petite bibliothèque tranquille, on y trouve même « La Cuisine pour les Nuls« , « A Mencken Chrestomathy » et « Getting Things Done« . Avec cela, quelques classiques CSS/PHP, des bidules Java récupérés au JDN (et je remercie les éditeurs de leurs envois multiples, keep’em coming!) et un bouquin sur Acid. Ah, et deux bouquins de retouche photo avec Topophoshop.

J’attire votre attention sur une chose pas particulièrement visible sur la photo : les signets. Si vous regardez bien, vous pouvez voir qu’il y en a à peu près dans tous les livres, et bizarrement plutôt situés vers la droite (donc avant la première moitié). Grand drame geek, donc, en ce qui me concerne : récupérer plein de bouquins, en me disant « yes, je vais pouvoir m’y mettre bien à fond », puis en trouver un autre, et un autre, et le manège continue. Résultat, vous ne pouvez imaginer le nombre de bouquins que j’ai bien entamé sans aller au bout. Je crois que dans l’ensemble, il n’y a bien que le Zeldman que j’ai lu du début à la fin, merci les vacances…

Mais tout cela ne vous intéresse pas, vous voulez voir ce qui est stocké au JDN Développeurs, à portée de ma main quand je veux vérifier un truc. Faisons durer le suspens : déjà, la photo de mon bloc bibliothèque tel qu’il était mercredi 16/11 à 19h50 – et comme j’aime bien amplifier les choses, j’ai fait un panorama avec AutoStitch :

C’est déjà bien, mais je préviens : il y avait des bouts de bouquins de développement qui traînaient derrière (oui, deux rangées de bouquins par case), et dans d’autres blocs. Le déménagement interne de ce matin a permis de réunir toute la petite famille en une glorieuse rangée, que voici – on reste dans le panorama. Photo à 14h27 le 17/11 :


Pour les trainspotters, je fais un lien vers l’image en taille énorme, désolé pour les zones floues.

Et combien parmi ces bouquins m’ont fait me dire « ah, super, enfin un bouquin sur ###, je vais pouvoir m’y mettre », mais pasletempspasletempspasletemps. Alors idem, plein de marque-ta-pages, je feuillette, je compulse ici ou là, voire je lis petit à petit, comme je l’ai fait pour « Fontes et Codages« .

En fait, j’aurai tendance à croire que ce mème correspond à une sorte de geek-pr0n : je ne dois pas être le seul dev à baver sur des bouquins en se disant « Gnnn, il me le faut », pour ensuite ne pas avoir le temps de tout lire. Bon forcément, vu mon job, ça fait un bail que je n’ai pas payé un livre tech, et donc il est plus facile pour moi de stocker et baver, tandis que d’autres doivent alonger 39 euros pour « PHP Avancé » (au hasard), et ce sera leur seul achat en la matière pour Noël. Donc ils le liront, forcémently.

Bref, voici ma participation à ce petit mème tranquilou, et j’ai bon espoir de ne pas être le seul à en avoir une grosse comme ça (de bibliothèque). Haha. Mmph.

Enfin, je précise que cette bibliothèque est purgée environ tous les six mois/un an des ouvrages les moins utilisés, qui sont donnés à une association qui en fait, j’en suis sûr, bon usage. Par ailleurs, ces bouquins appartiennent au JDN Développeurs, donc je n’en ai que la garde. Ouin.

Ah, et une petite photo du sac-poubelle où tout le monde purgeait ses bureaux :

(mince, oublié de l’ajouter la photo, on verra ce soir…)

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