I Know You…

MâleFox

Dans le cadre de la campagne « Tous à poil pour Firefox » (réponse humoristique à FemFox, je précise), je me permet de présenter ma propre (et maigre, mais bronzée) participation :

Xavier et son bateau rose

J’aurai bien fait également un semblant de truc pour Thunderbird, mais je n’ai pas trouvé de photo de moi en costume de poule. Pour une prochaine fois, sans doute…

Firefox ? Même mon téléphone portable est fan ! :)

Téléphone Firefox

Boulet-suprise

Ca s’est passé il y a quelques jours…

– Allo, Xavier ?
– Yes, salut Edouard, prêt pour ce soir ?
– Ah, bah enfin un qui est au courant, ça fait plaisir !
– Ah bon ? Pourtant c’est Pierrot qui m’a parlé de ton concert de ce soir, donc si lui est au courant…
– Bah, je sais pas pour Pierrot, mais j’avais envoyé des SMS cette semaine, et apparemment personne ne les a reçu.
– Bah, là je confirme, moi non plus. Et je ne sais pas si je viendrais, la miss revient de voyage ce soir, je voudrais lui faire la surprise d’être à l’arrivée du car.
– C’est toi qui voit, à toute à l’heure ! Huhu !
– Ouais, sans problème.

Le temps passe, et de plus en plus je l’imagine descendant du bus et me voyant un peu à l’écart des parents. Elle, obligée de ne pas trop me regarder pour ne pas se griller face aux gamins, mais si contente que j’eusse fait 2 heures de route juste pour être là. Allons, Xavier, c’est simple : de quoi seras-tu le plus fier demain matin, d’être allé au concert d’un pote ou d’avoir été présent à l’arrivée du car de ta chérie ?

Je confirme par téléphone que la voiture est disponible ce soir et demain, et j’envoi un message SMS à Edouard. 21 heures approche, il ne va pas tarder à monter sur scène, qu’au moins il comprenne pourquoi je ne suis pas là : « Désolé man, finalement je vais faire la surprise à ma demoiselle, gros romantique que je suis. Bon concert ! »

Je repasse à l’appartement mettre du chauffage pour notre retour demain, je me fait un sandwich et prend quelques affaires, merde le temps passe, il est 9h, fuckit. Je passe prendre la voiture, rhâh y’a plus d’essences, rhâh cette station est fermée, rhâh celle-là ne marche pas, ah non ‘faut payer avant de se servir, mais je veux faire un plein, tu gardes ma cartes ?, bon confiance… Ptin, 9h30, je ne suis pas arrivé avant 11h30 ! C’est tipar mon canard : en route !

Bon, le périphérique n’est pas trop plein, ça roule, Ouï FM ne me soule pas trop, ça va. Voilà, je suis sur l’autoroute, c’est parti. J’espère ne pas être ttrrrrrrrrop en retard.

Gargl, le téléphone sonne, c’est elle ! Je viens à peine d’entrer sur l’autoroute, qu’est-ce que je fais, je me grille, je laisse sonner ? Tant pis, je décroche.

– Allo Xavier ?
– Coucou, tout va bien ?
– Oui, oui, dis-moi, tu es où ?
– Euh, pourquoi ?
– Je sais pas, tu m’envoies des SMS de surprise qui ne me sont pas destinés maintenant ?
– (…blanc…) Euh, que, quel SMS, qu’est-ce que tu as reçu ?
– Ben, là, j’ai reçu un truc de toi, ça dit « désolé, je vais faire une surprise à ma demoiselle » et tout…

Putain le boulet.

Pride & Prejudice

- Bonjour, je voudrais deux places pour Raison et Sentiments siouplé.
– Voui, ça fera [super cher] siouplé.
– Ok, par carte bleu siouplé.
– Merci. Euh, c’est pour quel film ? Orgueil et Préjugés ?
– Euh, oui, haha, pardon. (grmbl, sté rikolo pourtant)

J’ai donc lu un livre ce mardi – jour béni du RTT. Lu, car tandis que je m’énervais après certaines propensions naturelles de certains personnages, ma demoiselle me soufflait « mais c’est comme dans le livre, tu sais ». Gn.

Cétébo. Non, vraiment, Keira est toujours plate comme une limande et, à ce qu’on m’a soufflé, Matthew McFedayen (il sort de Dune ?) ne vaut pas un bon Colin Firth qui, dans la même scène du petit matin en version BBC, portait apparemment fort bien la chemisette trempée par la rosée fraîche et présente, mais qu’à cela ne tienne, ça déchirait pas mal sa maman. Je le dis, P&P poutre.

Poutre, car c’est magnifiquement bien tourné. Les images sont très belles, parfois de vrais tableaux, et l’on se prend à attraper un rhume à la place des personnages qui passent des heures à marcher dans l’herbe humide, à se balader dans la campagne au petit matin, ou à deviser joyeusement tandis que la pluie tombe sur eux. Quelle abnégation pour l’Art.

0602-prideprejudice-450.jpg

Poutre, car les personnages sont campés comme c’est qu’il le faut, yo. La grande soeur (Rosamund Pike : mon Zeus !, elle a joué la méchante au sabre dans un Bond, et un premier rôle dans… wait for it… Doom ! soupir) est effectivement la plus jolie et mariable du lot, Kiera est on ne peut plus garçon-manqué, les deux autres sont des greluches et la dernière très, euh, « élisabéthaine victorienne », la mère est à baffer et le père paisible à souhait (aaah, Donald Sutherland…), Mr. Darcy pose son regard de merlan frit sur l’univers campagnard avec un dédain superbement détestable, Bingley est en gentil gentil et Kelly (oui, elle comme Kiera sont des copines, je les appelle par leurs prénoms si j’veux) pique toutes les manières de Darcy, que c’en est à les confondre.

Poutre, parce qu’in extenso, on entre dans le jeu grâce aux acteurs. Combien de fois ai-je levé la main d’énervement ou d’impatience, alors qu’ils jouaient tel qu’il le fallait, selon le contexte historique et social ? Surtout la mère, j’veux dire. Prête à tout pour marier ses filles, et les sauver ainsi du déshonneur (et accessoirement, de la faillite) familial.

Poutre, car les quelques libertés prises avec l’oeuvre originale permettent, tout en gardant le côté triste et contrit nécessaire à tout film d’époque, de gagner en peps et, oui, en humour. Jane Austen qui fais de la comédie romantique, apparemment ça ne se fait pas, mais ça marche : on s’énerve quand ça n’avance pas, et on sourit quand tout va bien. L’essentiel du livre en fait une comédie romantique d’excellente facture, comme les anglais les font si bien en fait.
[ah, on me souffle en coulisse qu’en fait si, les livres d’Austen ne sont pas austères, mais bien des comédies romantiques. Dont acte.]

Poutre, enfin, parce que bordjel ça fini BIEN. Mais oui, pendant tout le déroulement on se dit « c’est tiré d’un bouquin écrit par une anglaise, ça va forcémently finir par un désespoir, une trahison ou un avalage de cachets, spabossib’ que ça se passe bien, tout çaaaa euh ». Et ben si, ça fini bien (attention, spoiler, au fait), et le père est magnifique, et en plus on profite de la version anglaise du flim, ce qui nous évite la fin sirupeuse de la version d’outre-Atlantique.

Donc, c’était fort bien, et j’ai apparemment une sensibilité de jeune fille. Discussion post-film :

– T’as aimé ?
– Oui, beaucoup.
– Ah ? C’est marrant, c’est plutôt un film de fille.
– Mais grâve.
– Elles viennent écraser une larme en pensant au beau Darcy.
– Clair.
– Non, c’est marrant que t’ai aimé. Limite inquiétant. Déjà que t’as aimé Brokeback Mountain…
– Bin, oui, dans les deux cas, c’est des histoires d’amour.
– Voui, du truc de midinette…
– Et bin p’tet qu’un changement en moi s’opère, que veux-tu :) Je suis prêt à regarder le flim précédent, là, avec l’autre abruti…
– Bruce Willis ? :)
– Non, là, celui qui joue dans « Senseï Sinsimnissi »
– « Sense and Sin City » ? ;) [d’où son « Bruce Willis ? » précédent, l’est kro forte ma nLN]
– Haha, yes, « Sense and Sim City », excellent. :D [oui, chacun rit d’une blague différente, là, oui]
– Encore une truc que tu vas mettre sur ton blog…
– Euh, oui.

Paris Carnet 31

Triptyque intitulé : « Le bon goût réfute les critiques malvenues ».

Banane trempée langoureusement dans un pot de Nutella de taille raisonnable

Inspiré par quelques gens de mauvaise foi rencontrés lors du ParisCarnet d’hier soir.

Powered by WordPress