Message de service

A toi ami lecteur, cher public, exigeants fans…

Sans m’étaler des kilomètres, ce blog n’est pas mort. J’écris, mais j’y passe décidément trop de temps, mais ça viendra – et ce sera trrèèèès long à lire, ce qui déplaira à pleeein de gens, mais moi ça m’amuse et c’est le principal.

Pour les impatients, je ne peux que vous renvoyer vers des endroits où je publie plus régulièrement (avec entre parenthèses les adresses de leurs flux RSS respectif, pour ceux qui voudraient les ajouter à leur compter Netvibes ou autre…) :

Mon compte Twitter (flux), où tous les jours je poste des petits messages limités à 140 caractères. Jamais d’un grand intérêt, et souvent utilisé en ersatz d’une messagerie comme MSN, cela me permet néanmoins de balancer de l’inutile dans le cyber-espace. Ca reste le meilleur moyen de savoir ce que je fais à un moment donné, bande de petit voyeurs.

Mon compte Last.fm (flux), où sont repris en temps réel toutes les musiques que j’écoute, au bureau comme chez moi (ou sur mon iPod pour le différé). Hélas, ça ne marche pas avec ma platine stéréo, ni quand je chante sous la douche (ou pendant la vaisselle). La vie est cruelle, mais ainsi va la vie.

Mon compte Flickr (flux), où je publie semi-régulièrement mes dernières photos inutile. C’est souvent très urbain, parfois plus joli, bref selon l’inspiration du moment. N’y cherchez pas forcément de la grrrande photographie, hein, c’est beaucoup de « tiens c’est amusant ça ».

Mon compte BlogMarks (flux), où je me remet à publier mes bons liens. C’est un site de « social bookmarking », à savoir que vous pouvez enregistrer un site favori avec tags et commentaires, et voir qui l’a aussi dans ses favoris – et accessoirement, toujours avoir vos favoris accessibles en ligne, avec moteur de recherche et tutti quanti.

Le blog half/right (flux), que j’ai monté avec mon camarade Vincent, qui grattouillait dans le groupe Sinh Café où je bassouillait jusqu’à il y a quelques mois. Nous y partageons nos coups de coeurs musicaux, etc. J’y ai enfin publié quelques vidéos de concert, que je vais d’ailleurs republier ici, tiens..

Enfin, last but not least, mes comptes Netvibes (flux de mes activités) et FriendFeed (flux global), qui permettent d’accéder depuis un seul site à tout ce qui est publié sur les sites que je viens de citer…

Voilà, si avec tout ça je vous manque encore, je peux plus rien pour vous.

Ah, si : vous dire que tout vient à point à qui sait attendre.

Girls in Hawaii, ça poutre aussi en live

(article initialement publié sur half/right)

Girls in Hawaii à l'Olympia

Vince vous avait donné la semaine dernière son avis sur l’excellent groupe de « rock belge » qu’est Girls in Hawaii. La chance passant par là, j’ai obtenu le jour même une place gratuite pour leur concert à l’Olympia. Il me fallait partager avec vous les quelques vidéos que j’ai pu prendre.

Let the show begin

Tout d’abord, extrait de Birthday Call, tiré de leur 2e album Plan Your Escape. A la différence de Vince, j’avais du mal à voir autant de qualité dans ce second (et j’espère deuxième) album de GiH, car je le trouvais assez mou. Mais en live, les chansons prennent toute leur dimension, et ce trop court extrait en est la preuve.

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Ensuite, Time to Forgive the Winter, tiré du premier album, From Here to There.

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Une prise quasi complète (manque un bout du début, gn) de 9:00 AM, le titre qui ouvre leur premier album.

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Enfin, cerise sur le gateau, Flavor, LA chanson-phare à mon goût de leur premier album, et qui concluait la première partie du concert.

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Déçu : ils n’ont pas joué Organeum. Mais je le répète : si vous trouvez leur 2e album mou du genou, procurez-vous un enregistrement pirate (audio ou vidéo) d’un de leur concert, ça poutre pas mal, le son est plus gras, le rock tâche plus, bref c’est mieux.

Girls in Hawaii, saibon, mangézan.

(pas de titre)

Un regard rieur.

« Je retiens de ma grand-mère un sourire en toutes circonstances, et un optimisme sans faille, qui lui permettaient de toujours voir la réalité sous un jour meilleur.

Ces qualités sont restées les siennes dans ses plus durs instants, jusqu’aux derniers.

J’ose croire qu’elle a transmis cette volonté de bonheur à chaque membre de sa famille, et qu’à travers nous elle a pu toucher nombre d’entre vous.

Je retiens également d’elle l’image d’une grand-mère souvent en retrait, ne voulant pas que l’on fasse attention à elle, mais toujours attentive à sa tribu, curieuse de ce qui arrive à chacun, voulant tout connaître de la vie de ses petits-enfants, et capable de retenir une foule astronomique de détails donnés en passant. À l’écoute de tous, on pouvait lui confier tous nos soucis.

Elle a su profiter de sa vie et en tirer le maximum. Quand elle n’a plus eu l’énergie de faire du ski de fond à La Mongie, il lui restait sa constante coquetterie, à toujours s’habiller de couleurs harmonieuses, et son inaltérable gourmandise, qui nous faisait lui amener des pâtes de fruits à l’hôpital, et les lui faire cacher comme elle le faisait elle-même pour ses tablettes de chocolat pendant les vacances à Saint-Jean-de-Luz.

Souvenons-nous d’elle comme une grand-mère hyper dynamique, toujours gaie et très attentionnée avec ses proches.

Quand on est un petit-fils, on ne se rend compte souvent que trop tard de l’amour que nous portent nos grands-parents. Nous avons eu de la chance que mamie ait été avec nous jusqu’à notre âge adulte, et d’avoir pu partager tant de bons moments avec elle. Sa force et son courage face à la maladie lui ont permis d’être à nos côtés jusqu’à maintenant, et je l’en remercie. Elle n’en reste que plus présente dans nos cœurs.

Ma grand-mère maternelle, mamie Blavet, avait pour coutume d’afficher à sa porte un texte commençant par ces mots : « Un sourire ne coûte rien, mais produit beaucoup ». Mamie Borderie avait sans le savoir fait sienne cette devise

Ce texte indique ensuite, « Un sourire ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel. » Je ne me rappelle pas de moments où elle ne souriait pas, que ce soit pour une photo prise par surprise (on n’a jamais pu la prendre en photo par surprise), ou pour raconter l’évolution de sa condition.

Pour nous, le sourire de mamie a duré toute sa vie, et ses yeux bleus rieurs resteront gravés dans notre mémoire.

Elle s’est endormie vendredi dernier, après un long combat contre un corps vacillant. C’était un 29 février. Une date qui ne revient qu’une fois tous les 4 ans, ce qui sied bien à une mamie exceptionnelle. »

Jouer avec/sur Seesmic

(Attention : article très lourd en vidéos qui se chargent d’un coup, désolé pour ceux qui ont un modem, le lecteur de vidéos de Seesmic est très mal foutu car il charge directement l’intégralité de la vidéo, ce qui vous oblige à télécharger dès l’arrivée plusieurs méga-octets sans forcément appuyer sur Play. Loic Le Meur, si tu m’entends…)

Contexte 1 : Comme vous le savez sans doute, je n’ai plus de groupe avec lequel jouer depuis un certain concert, et joue désormais de mon côté, plutôt pour améliorer ma technique de jeu grâce à des cours papier/vidéo, et aussi bien sûr pour ne pas perdre la main par manque de motivation collégiale.

Contexte 2 : Seesmic est une société de conversations vidéo, actuellement en phase de test semi-ouvert, avec plusieurs centaines de personnes déjà en train de parler par vidéos interposées. Ce n’est pas de la conversation en direct, comme on pourrait le faire lors de vidéo-conférence, mais un système de messagerie : j’enregistre mon message qui est ensuite placé dans le flux constant de messages vidéo enregistrés par les membres du site ; si mon message interpelle un autre membre au niveau du vécu, icelui/icelle peut y répondre par un nouveau message vidéo, et ainsi de suite. Les vidéos peuvent donc s’enchaîner rapidement tout du long de la journée – ou verra ainsi fréquemment des anglais souhaiter une bonne nuit à leurs contacts californiens…

J’ai obtenu le 3 janvier un code d’invitation à ce site via Stephanie, sans vraiment savoir ce que j’allais en faire… Rapidement m’est venu l’idée de m’en servir pour m’enregistrer à la guitare. L’idée fait son chemin pendant le week-end, et culmine avec l’idée de créer mes voeux de bonne année de la sorte. Mais il faut donc rester discret, je ne veux pas que ma demoiselle découvre en quelques secondes mon objectif final en me voyant enregistrer des reprises pour publication sur le Web…

La solution, donc : profiter qu’elle parte au taff une heure avant moi pour faire un enregistrer, chaque matin, une petite reprise avant de partir au boulot (et, accessoirement, après avoir fait la vaisselle). Le deal, donc :

– que ce soit la dernière chose faite avant de partir au boulot – inutile de perdre trop de temps
– limiter au maximum le nombre de prises – là encore, évitons les pertes de temps
– se foutre donc des éventuels « pains » (en langage musical, une erreur, une note mal joué, etc.)

Bref, faire du vite fait mal fait, afin de pouvoir, le jour de l’enregistrement des voeux (qui ne sont alors qu’une vague idée dans ma tête) pouvoir boucler ça rapidement et sans fioriture.

En route le lundi 7 janvier, avec un premier test pour voir comment marche Seesmic. J’y fais déjà preuve d’un talent certain pour la mise en scène :


« Chaussons »

Je kiffe mes chaussons.

Talent qui est vite repéré : l’un des membres du site, Scott, est apparemment malade dans son lit, et passe le temps avec Seesmic. Il me signifie son appréciation pour mon test :


« Re: Chaussons »
(update: Scott a quitté le site entretemps, ses vidéos ne sont plus disponibles, dommage. Sur celle-ci, il me donnait le pouce levé de César)

Sans savoir que j’ai reçu cette réponse, j’enchaîne avec un test avec la guitare – juste un petit riff rapide, adapté de la reprise de « Je N’en Connais Pas La Fin » par Jeff Buckley, que je foire royalement – souvenez-vous, on se contre-cogne des pains :


« Petit bout de guitare »

Ici encore, trop pressé que je suis, je ne vois pas les réponses de Scott : « You are a very melodic player » et surtout son cri dans la nuit (big up à Brigitte en passant), « Play more, PLAY MORE!« . De son côté, un autre membre, Gianni, publie également une réponse à ce rapide test, « I’d like to hear longer sessions« .

Toujours aussi peu au fait des réponses qui me sont faite, je répond sans le savoir aux attentes de Gianni avec un test pour voir si je peux enregistrer un titre complet. Ce sera une chanson de Supergrass que j’affectionne, « Mama & Papa » :


« Playing Supergrass’ « Mama & Papa » »

Ce test « grandeur nature » (même si je ne comptais pas utiliser Seesmic pour le produit final) me permet cependant de voir que le stress d’être vu et l’angoisse de foirer une note (et donc de devoir reprendre à zéro) joue dès que la touche Record est pressée : le coeur bat plus vite, les gestes sont moins assurés, je ressent le besoin d’avoir le texte sous les yeux – ce qui n’arrange pas la chose vu que du coup je lit tout en jouant, alors qu’en temps normal je me contente de faire du yahourt… Bref, j’arrive malgré tout au bout de la chanson.

Bien content que tous ces enregistrements se soient bien passés, je maltraite cette dernière chanson lors d’un second enregistrement rapide avant de prendre le chemin des écoliers. Après-coup, j’aurai dû éviter…

Scott reste cependant tout aussi enthousiaste (je le soupçonne d’être légèrement drogué par ses médocs) : un « I could see it was close to you » au bord des larmes, et la question qui tchue, « So… What can you tell me about your mummy and your daddy?« . Sounds creepy, mais le personnage est en fait sympathique, comme je le découvrirai quelques jours plus tard dans un épisode de Seesmix (compilation des vidéos du jour selon un thème), « A Tribute to discoScott« , épisode qui selon moi est extrêmement révélateur de l’intérêt humain de Seesmic.

Bref, le fait est que toutes ses réponses, je ne les découvre que plus tard dans la journée : en testant le moteur de recherche de Seesmic avec les titres de mes tests, je tombe sur ces réponses. Bien entendu Scott et Gianna n’ont pas reçu de réponse de ma part, mais pourquoi pas, c’est un manière d’aborder la chose : on ne voit pas mon visage, juste mes mains, ça reste dans l’esprit d’Ennui, mon blog anonyme – qu’il faut que je ravive d’ailleurs…

C’est bon pour l’égo tout ça, mine de rien. D’un petit test pour voir comment j’arrive à m’enregistrer de bout en bout, je reçois des avis sympathiques ! C’est donc partit, je ferai un « Morning Song » sur Seesmic pour les jours qui suivent. Les voici, avec les réponses là où cela m’a semblé pertinent…


The House of Love, « Loneliness is a Gun »

Une très belle chanson d’un groupe que m’a fait découvrir ma douce. Assez peu connue d’ailleurs vu que c’est une face B. Ca s’entend sans doute, je lis les paroles… Gianni me félicite : « Easily becoming my favorite… Well, one of my favorite musicians on Seesmic« .


Bob Telson, « Calling You » (Bagdad Café)

Déjà mise en avant sur ce blog, c’est typiquement le genre de chanson que j’aime bien apprendre, parce qu’elle consiste en plein d’accords un peu compliqués, tout en restant accessibles à mon niveau. Bon, cette fois je chante, c’est le jeu. Pardon.


dEUS, « Instant Street »

Premier hoquet dans ce projet avec « Instant Street » : la chanson est plus longue que la moyenne (je m’arrête cependant à 5 minutes, jouer en acoustique à ses limites), je lis les paroles en même temps, donc j’ai dû pour la première fois m’y reprendre, le premier essai se révélant trop plein d’erreurs abominables – même si je suis très tolérant là-dessus pendant ces tests.

Arrive vendredi, et je me dis que vais essayer un truc différent : sur Metafilter ils ont les Friday Flash Fun, alors moi je vais faire les Friday French Fun, où je reprend une chanson en français. Bon, je commence avec l’inénarrable « Les Champs-Elysées« , je ne met qu’un lien, ce n’est pas très intéressant – d’ailleurs je ne filme que ma main gauche. On enchaîne…


Blur, « You’re So Great »

Appréciez le séchoir sur la droite 🙂 Chanson de Blur/Graham Coxon que j’adore, et un autre membre du site m’en dira autant : « I’d really love you to play (…) ‘Freaking Out' », me demande Pivic. Omagawd, une demande de chanson, découvre-je lors de ma pause-déjeuner ! Quiconque m’a déjà observé en soirée avec ma guitare sait que j’adore jouer des reprises pour le plaisir de tous (pas pour rien que j’ai deux Diapason Rouge chez moi). C’est plus fort que moi, après avoir récupéré les accords, je lui réponds le lendemain matin :

Mon horrible accent parle pour lui-même… Pivic, de son côté, est content de moi : « That was amazing, marvelous! The first well-played tune by request that I’ve seen on Seesmic« . Je découvre sa réponse en arrivant au taff, ça a « fait mon matin », comme on dit chez les britons.

Avant cette réponse démontrant mon aisance avec la langue de la crème anglaise, j’avais cependant enregistré un morning song que j’aime également, « Morning Theft » :


Jeff Buckley, « Morning Theft ».

Ici encore, j’ai dû m’y reprendre deux fois avant d’arriver à un résultat satisfaisant. Chanson un peu longue, positions de doigts un peu chiantes… La version présente n’est vraiment pas exempte de défauts, mais je n’avais pas le temps de faire mieux si je voulais répondre au monsieur et ne pas arriver au taff à une heure Samyesque… Passe le jour, passe la nuit : nouvelle chanson :


The Smashing Pumpkins, « Tonight Tonighte (reprise) »

Version très épurée de la phénoménale chanson des SP. Ca me fait mal de m’entendre la flinguer comme ça, gnnn…

Viens vendredi. Pour le Friday French Fun, j’ai envie de jouer « Un jour » de FFF, tirée de leur meilleur album, mais je me rend compte que je suis infoutu de chanter en même temps que je joue l’arpège pourtant simple. Je m’enregistre donc en instrumental, pas le temps de trouver une autre chanson à jouer… Rien de passionnant donc, lien direct. Ca me saoule d’autant de ne pouvoir la chanter tout en jouant que je découvre dans l’après-midi qu’un autre y arrive a peu près… Tant pis.

Changement d’ambiance la semaine suivante : j’ai reçu un ukulélé à Noël (au cas où vous ne le sauriez pas), et la fin du mois approchant, je voulais boucler cette série de tests concluants en m’amusant un peu avec ce nouvel instrument – l’occasion d’apprendre quelques chansons, et donc accords. Vous êtes prêts ? Allez, c’est partit !


Eels, « I like birds »

Bon, trois accords, rien de très compliqué (qui remporte cependant son petit succès : « That was really nice« , « I like… that« , « That was actually really good« , « I really enjoyed that song« ), si on montait la barre un peu plus haut ?


Nancy Sinatra, « Bang Bang »

Ah, c’est déjà plus intéressant. Réactions : « That was much, much better than Nancy Sinatra did« , « That was beautiful, I love that song« . Bon, il ne me reste plus qu’à reprendre l’hymne des ukulélés partout dans le monde :


Israel Kamakawiwo’ole, « Somewhere Over The Rainbow / What a Wonderful World »

Y’a tout : long (5 minutes), je ne connais pas bien les accords donc je lis, je ne connais pas les paroles dont je lis une autre feuille. Moult pains, mais ça passe. Réaction : « Thank you for your performance, that was really lovely« . Phew.

Et voilà… La suite, comme ils disent, est de l’histoire : j’ai fini de rédiger mes voeux vers 2h du matin le 31 janvier, je les ai enregistré au matin, j’ai fait la compression et la mise en ligne à midi, tout ça pour arriver à l’article précédent.

Merci pour avoir supporté mon chant pendant ces quelques vidéos.