I Know You…

Sabaidee Laos ! (première partie)

[début décembre, j'ai passé 10 jours au Laos. permettez-moi de raconter mon voyage. jour après jour]

Prologue

Samedi 17 octobre 2009
Je suis célibataire depuis 4 jours, et licencié économique depuis 3 (et je n’en parlerai pas plus ici). C’est l’anniversaire de mon vieux pote Pierrot, expatrié au Laos depuis presque 3 ans. Je lui ai envoyé une carte de bonne année moche via Dromadaire (une fois n’est pas coutume…), il m’appelle pour papoter et prendre de nouvelles. De fait, elles ne sont pas forcément bonnes…

(…)
X : m’enfin bon, du coup, je vais p’tet en profiter pour enfin passer te voir, mon pote !
P : ah, ça c’est cool, ça me ferait plaisir.
X : bin oui ; donc dis-moi, quel est le moment qui t’arrangerait le plus pour que je débarque ?
P : ah bin tu sais, là, la haute-saison arrive, donc si tu débarques en ce moment, je n’aurai pas beaucoup de temps à te consacrer, ‘faudra que je passe du temps à gérer le resort.
X : ah, ouais, forcément. Donc, ‘faudrait que je débarque maintenant quoi ?
P : oui, ou alors à partir de la mi-janvier.
X : ah wè quand même. Non parce que je comptais quand même être en pleine phase de recherche de taf en janvier, donc ça ne va pas simplifier la chose.
P : bah tu me dis mec, moi je ne bouge pas, de toute façon je ne remonte pas en France cet hiver, trop de boulot…
X : bon, ok, je vais voir, je te tiens au courant là-dessus… Mais sinon, pendant que j’y pense, changement de sujet : est-ce que…
(…)

Ça semblait mal barré : je me voyais mal passer 10 jours à ne profiter de mon pote que pendant son maigre temps libre. Il est responsable du Muang-La Resort, et son attention est constamment prise par son staff et son quotidien. Pas vraiment le temps de balader les potes à droite à gauche…

Mercredi 28 octobre 2009
Appel du Pierrot.

P : ouais, alors rapidement, je t’appelle car j’ai une ancienne collègue qui a décidé de venir au Laos pendant 10 jours, à partir de fin novembre. Ça te dirait de t’incruster sur son voyage ? Comme ça au moins quand je serai occupé avec le resort, bin vous pourrez vous balader de votre côté.
X : mais grave, que voilà une bonne idée qu’elle est bonne. L’idée.
P : je vais vous mailer à tous les deux, vous réglez les détails entre vous. C’est cool !

Échange de mail, dans lequel Pierrot suggère à Stéphanie (donc) de m’envoyer un questionnaire pour vérifier si les longues heures de vol se passeraient sans encombre. Elle oblige (je copie-colle son mail) :

Est-ce que tu aimes les films de gladiateurs ?
Est-ce que tu aimes quand un chien vient se frotter à ta jambe ?

Une fane de Peter Graves, ça présageait plutôt bien :)

Les verres de présentation pris le lendemain confirment l’impression : je vais passer 11 jours en compagnie non seulement de mon vieux pote, mais également d’une grande blonde qui aime rigoler et être spontanée. Youpla !
Elle prend les billets le lendemain, et ne reste plus qu’à attendre la fin du mois pour décoller, direction le Laos (via Bangkok). Pendant qu’on lui prend de la musique, des films, du chocolat, du saucisson et des fromages (avec l’aide de la mère de Pierrot), lui nous prépare un petit programme histoire de nous occuper. Ça se présente bien !

Le 12 novembre, c’est mon dernier jour chez Netvibes.

A J-5, la tension est à son comble.

A J-1, on ne tient plus.

Le jour J, bah, euh, on part.

Jour 1

Samedi 28 novembre, 11h30
Rendez-vous au lieu-dit Roissy Charles-de-Gaule, riante contrée connue pour ses bâtiments de stylé néo-carcéral. Après le menues obligations logistiques, nous embarquons dans un rutilant Airbus de la Thai Airways, direction Bangkok. C’est la teuf. On décolle à 13h30. C’est parti pour 13h de vol – je suis blasé, ça ne fait jamais que la 2e fois cette année que je faisle trajet Paris-Bangkok…

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…mais cette fois, avec un passager clandestin : Cheval ! :)

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Jour 2

Atterrissage à Bangkok vers 6h du mat’ (heure locale), et vu que nos billets ne sont pas chers, nous avons droit à 6h30 d’attente avant de nous envoler pour le Laos. La ballade dans la zone de transit est rapide, et nous permet de déjeuner comme des rois :

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Une sieste d’1h30 sur les sièges de l’aéroport nous permet de nous recaler un peu plus sur le fuseau horaire, puis c’est l’embarquement.

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Ce fier appareil de Bangkok Airways va nous amener à Luang Prabang, ancienne capitale royale posée sur le Mékong.

13h de vol + 6h30 d’attente + 2h de vol, on arrive enfin, c’est génial !

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Les vacances commencent officiellement… avec le remplissage des formalités administratives : $35 et une photo plus tard, nous avons notre visa. J’ai le nez qui coule depuis une semaine, mais je ne vais pas cocher les cases sur le formulaire de prévention anti-H1N1, hein, ce serait dommage de se voir refuser l’entrée dans le pays…

La minute culturelle : histoire-géo
Alors, le Laos, c’est où, c’est quoi, ça se mange comment ? Le Laos partage ses frontières principalement avec la Thaïlande à l’ouest, et le Vietnam à l’est. Le nord est partagé entre le Myanmar et la Chine, et le sud avec le paisible Cambodge. Remercions Wikimedia Commons pour cette zoulie carte :

Si vous avez du mal à repérer ces pays sur la mappemonde, voici une carte d’ensemble. Comme vous le voyez, la capitale est Vientiane, et Luang Prabang, qui se trouve plus au nord, s’écrit aussi Louangphrabang (le « ph » se prononce « p », tout simplement. Je vous laisse prononcer iPhone…). Mon pote et ami, lui, vit à Muang-La, dans le district d’Oudom Xay (prononcer « saï »), qui se trouve, mettons, 200 kilomètres de route plus au nord, mais il faudrait bien 4-5h pour y arriver. Heureusement, le paysage est superbe… Grand jeu : trouvez Luang Prabang, Oudom Xay et Muang La sur cette carte ! :)

A la différence de ses principaux voisins, le Vietnam et surtout la Thaïlande, le Laos n’a pas encore succombé à la tentation du tourisme (ou en tout cas, du « surtourismage », ouais néologisation mon amour), sans doute avant tout par ses infrastructures routières pas vraiment aux normes, et à son paysage très vallonné/montagneux. Et aussi peut-être parce que les Laotiens sont très heureux comme ça… Mais du coup, cela fait du Laos une destination très prisée de ceux qui justement veulent s’écarter des touristes et s’enfoncer dans un univers plus naturel — ce n’est pas pour rien que le pays était à la première place du classement « 53 places to go in 2008 » du New-York Times.

En parcourant un ou deux guides sur place, j’ai voulu vérifier si le Laos pouvait expliquer ses tendances francophiles par sa possible origine siamoise. Les bouquins n’en disaient rien, et même Wikipedia a tendance à dire que Siam, c’est juste l’ancien nom de la Thaïlande. Heureusement, grâce à mon talent sous Photoshop, je peux combiner deux cartes et faire montre de la vérité : le Laos faisait bien partie intégrante du royaume de Siam. Ha !

(en jaune transparent, le royaume de Siam (1238 — 1939) ; en jaune opaque, le Laos d’aujourd’hui)

Comment ça on s’en fout ? Ça a son importance ! Notamment par l’engagement de la France dans les conflits locaux (Diên Biên Phu se situe au Laos les enfants ; 1953 — 1954), par suite de l’existence de l’Indochine (qui englobait le territoire actuel du Laos, du Cambodge et du Vietnam ; 1887 — 1954), qui elle-même fait suite au placement dudit Laos sous protectorat français en 1902/4, entre autres traités destinés à pacifier la zone…

Bref, tout ça pour tenter de s’intéresser à l’Histoire de se pays somme tout sans histoire (haha), et également a expliquer la large communauté française, ainsi que la signalisation routière encore ici et là bilingue Lao/Français – même si l’Anglais prend de la place.

Bon, je vois que ça vous gave, passons…

Et maintenant…
L’aéroport de Luang-Prabang (ci-après LPK), c’est un peu ton aérodrome de village : une piste, un parking, et une bâtiment contenant une seule grande pièce avec des cloisons pour condenser 4 guichets, les files d’attente, le tapis roulant pour les bagages, et la zone de retrouvailles. Ça tranche avec celui de Bangkok, c’est sûr. C’est bien, c’est familial :) A peine entrés dans le bâtiment, on aperçoit donc notre Pierrot international de l’autre côté de la pièce, qui fait coucou et, forcément, pointe sa montre en faisant mine de râler. Bagages récupérés et posés dans son gros véhicule tous-terrains siglé « Muang-La Resort », et en route pour la ville. Il fait beau et chaud (ou l’inverse), j’ai l’air un peu sur-chargé avec mon passe-montagne, « tu nous avais dit de prendre des vêtements chauds, couillon ! »

(à gauche, la piste ; à droite, le parking)

En 15 minutes, nous sommes devant le Mekong Riverside Hotel, où nous passerons la nuit. Posage de bagages, légères ablutions, et on se retrouve juste à côté, au Couleur Café, histoire de déguster notre première bouteille de Beerlao du séjour, et de se poser un peu… Il est 16h. « Alors, comment ça va la vie ? »

Pierrot, c’est mon copain, mon poto — et aussi celui de tout plein de gens à Paris. Une vingtaine de personnes peuvent sincèrement dire que c’est leur meilleur ami, et ne pas se connaître entre elles. Pour ma part, j’ai l’heur et l’avantage de le connaître depuis, boarf, 15/17 ans ? P’tet plus ? Qui compte ? Bref, je le connais bien, et genre je savais que malgré presque 3 ans passés sous le soleil du Laos, il aurait toujours autant le bronzage d’un homard, et ça ça fait plaisir.
Éternel Gentil Organisateur de nos soirées parisiennes, il a rendu orpheline une grosse poignée de groupes de gens, pour venir gérer un resort dans la cambrousse Laotienne, tout ça quasiment sur un coup de tête/défi, et ma foi il y est heureux — même si, forcément, spa pareil, hein : passer de l’hypersocialisation alcoolisée panaméenne au fait de devoir passer par un interprète anglais-lao pour la moindre requête, ça doit faire un choc. Mais il le vit bien, et maintenant en revient même à être gêné par la pourtant faible circulation dans les rue de LPK.

Bref, en bon GO, il ne tarde pas à nous faire faire le tour de la ville, à commencer par un ch’tit temple, pour la mise en bouche. Ici et là sur les bords du fleuve, on peut voir des terrains de pétanque avec ses jours : relique du colonialisme français, il paraît que les joueurs utilisent toujours des locutions françaises, genre « c’est bon », qu’ils ont plutôt un bon niveau, et d’ailleurs la pétanque fait partie des XXVe SEA Games (South-East Asia), les Jeux Olympiques de la région, qui se disputeront justement à Vientiane dans les jours qui suivent. Je découvre d’ailleurs que dans cette discipline, le Laos a remporté 9 médailles, dont 2 en or et 6 en bronze.
Après cette mise en jambe, en route vers le sommet local, où après une marche abrupte, nous découvrons un stūpa et un petit wat, nommmé Tham Phou Xi. On y découvre un panorama sympathique sur cette ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO…

Détail :

Le soleil se couche sur la ville…

…et la soixantaine de touristes venus prendre LA PHOTO du coucher du soleil sur ce point de vue unique dans la ville… Entre les branches d’arbres et les petits malins qui se sont mis sur le rochers devant tout le monde, difficile de faire une photo potable…

On a beau faire des efforts pour attendre ce foutu dodo de soleil…

…ça saoule rapidement, toute cette foule (surtout Pierrot, pour qui en plus ce n’est pas la première fois que le soleil se couche). On les laisse à leur astre, et on descend par l’autre versant, en passant devant quelques statues bouddhistes et même un lieu contenant « la trace de pas de Bouddha ». Chouette. Heureusement d’ailleurs qu’on a Pierrot pour nous expliquer le sens de tout cela…

La nuit tombe, il est temps de parcourir le marché qui s’est mis en place sur la rue en contrebas.

Ce n’est pas complètement innocent : tandis que nous parcourons les travées où des laotiens vendent leurs productions, Pierrot y fait quelques achats a destination de son resort, de son staff ou de lui-même… Nous découvrons pour l’occasion qu’il se débrouille plutôt pas mal en Lao, et le voir négocier avec les enfants suffit à nous convaincre que rien ne remplace la pratique par l’immersion totale.

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Tiens, paf, quelques mots essentiels (je vous le fait en pseudo-phonétique, hein) :

  • Bonjour : Sabaïdee
  • Ca va ? : Sabaïdee bo ? (pourtant le « bo » exprime la négation. bon)
  • Ca va bien : Sabaïdee (ouais, je sais)
  • Merci : Kop tchaï
  • Merci beaucoup tu m’as limite sauvé ma life mec : Kop tchaï lalaï
  • C’est pas grave / pas de problème / hakuna matata : Bo pénianne
  • Pardon : Koto
  • Fou : Piba (« il est complètement piba, lui ! »)
  • C’est trop cher : PENG !!!!

…et c’est à peu près tout ce qu’on a appris, car Pierrot prenait tout en charge pour nous, et autrement l’anglais/français était suffisamment bien compris par nos interlocuteurs.

Ces quelques achats faits, marchons tranquillement vers le Vaï-Vaï, un restaurant tenu par un français, où nous en croisons d’autres (de français). La communauté française de Luang-Prabang, a vue du nez, ne compte pas plus de 50 âmes — ou en tout cas, c’est ce que nous sommes portés à croire, car nous n’en avons guère rencontré plus, et ils se connaissaient tous entre eux, sortaient aux mêmes endroits, dînaient chez l’un après avoir bu un verre chez l’autre. Very tightly knit. Et tous très cool, avec des tonnes d’histoires récoltées dans leurs anciennes vies ou leurs voyages à travers le monde. Par contre, il ne faut pas leur parler de retourner vivre en France :)

Après avoir discuté avec nos nouveaux amis, Pierrot nous amène boire deux dernières bouteilles de Beerlao dans un petit bar local, tenu par des ados laotiens…

…et enfin, vers 23h, dodo : pour la demoiselle et moi, il est encore tôt (-6h), mais demain nous prenons la route !

Allez lire la deuxième partie ! (bientôt)

Protégé : Un drame musical

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Orson Scott Card et Hadopi

Je suis en train de terminer difficilement la tome 4 du Cycle d’Ender d’Orson Scott Card, intitulé « Les Enfants de l’Esprit« . Difficilement, car ce cycle, qui a démarré avec un premier tome formidable et un 2e également de haute volée, s’est ensuite perdu dans deux tomes franchement laborieux et lourds. Je vais le finir, car « il faut que je sache », mais ne comptez pas sur moi pour les tomes suivants.

M’enfin bref, l’idée n’est pas de parler de l’œuvre de Card, mais des dernières pages lues ce week-end, qui font un écho intéressant à l’actualité récente (et ministèrement finale) de Christine Albanel, à savoir le projet de loi Hadopi.

Contexte Hadopi :

La Fnac va mal : elle n’arrive plus à vendre ses CDs et DVDs malgré la hausse des prix. Donc son ancien PDG s’est dit qu’il allait jouer à la politique, et a fait proposer par le ministère de la Culture la mise en place d’une loi qui puni les internautes qui téléchargent illégalement — par contre, rien pour ne pas punir les honnestes gens de l’intro la plus casse-couilles de la Terre (c’est Prodigy qui doit être content. Ou pas).

Parmi les mesures de cette loi dite « Création et Internet« , il y a le fait d’imposer aux internautes pris en flagrants délit, l’installation sur leur ordinateur d’un logiciel-mouchard qui renverra des informations au serveurs d’on ne sait pas trop qui, indiquant que les données qu’il télécharge sont désormais surveillées.

Comme le dit l’April (association pour la promotion et la défense du logiciel libre) :

« La nature des « moyens de sécurisation » – qui sont censés exonérer les titulaires d’un accès à Internet de la responsabilité démesurée qu’on veut leur faire porter – est désormais claire : il s’agit de dispositifs visant à faire obstacle à certains usages et certains protocoles, et qui font en outre un renvoi d’information à un serveur distant pour vérifier s’ils sont activés. En clair : des mouchards filtrants. »

Ce serait non seulement payant (il faut acheter le logiciel qui vous vole votre vie privée), mais ce serait aussi non-interopérable (ça ne marche que sur Windows (et OS X ?), donc « les utilisateurs de systèmes libres se retrouveront dans une insécurité juridique discriminatoire intolérable »).
Tu préfères Linux ou n’importe quel système libre ? Tu ne peux pas prouver que tu n’es pas un pirate…

Le truc drôle, c’est que ce mouchard est semble-t-il contournable assez simplement…

Citation (article de Tristan Nitot) :

« Donc voici ce que je ferais si j’avais l’habitude de télécharger : je vais installer un de ces mouchards payants sur mon ordinateur de bureau, depuis lequel je ne télécharge pas. Il sera garant du fait que je ne télécharge pas. Et puis je vais continuer à télécharger comme un sourd depuis l’autre machine, celle qui est connectée à mon écran de télévision.

Je serais donc coupable, mais avec la preuve de mon innocence. Elle est pas belle, la loi ?

On me souffle dans l’oreillette qu’un 2eme PC, ça coute cher. Qu’à cela ne tienne, j’encourage les fauchés à investir dans une Fonera 2 avec un disque externe. Et hop ! »

Hadopi a été rejetée pour le moment, mais sûrement revenir en force, et il ne semble pas y avoir abandon de l’idée de mouchard…

Contexte Cycle d’Ender :

Bon, le contexte va être un peu plus long à mettre en place… 4 livres à résumer, donc merci ours avec moi…

Grâce aux avancées technologiques, les humains ont pu se disséminer dans la galaxie, et une centaines de communautés se sont formées sur autant de planète, tout en étant régies par un pouvoir central, le Congrès. Si le voyage dans l’espace reste très lent, la communication est instantanée grâce à une technologie extra-terrestre, les ansibles.

L’une d’entre ces colonies, Lusitania, se rebelle afin de protéger une race intelligente indigène, et le Congrès envoie une force tactique afin afin de détruire la planète plutôt que de voir le virus fatal qui la caractèrise se propager sur d’autres systèmes.

La colonie est alors coupée de l’ansible grâce à Jane, une entité sentiente qui s’est développée depuis des milliers d’années dans le réseau de milliards d’ordinateurs reliés par ansible. Le Congrès comprend rapidement que seule l’existence d’une telle entité dans l’ansible même peut expliquer la soudaine disparition de Lusitania des réseaux de communication, et il est décidé de couper les ansibles plutôt que de se reposer sur un réseau occupé par une entité ennemie.

Une poignée de système a compris l’intérêt de Jane, et fait son possible pour maintenir en place un réseau d’ordinateur limité mais suffisant pour lui permettre de survivre, le temps qu’une meilleure solution se présente. Pendant ce temps, le Congrès autorisé la rouverture des ansibles sur tous les ordinateurs, sous certaines conditions, comme d’installer un logiciel qui bloque l’éventuel retour de Jane…

Citation :

« – Bien sûr, aucun de ces ordinateurs n’est officiellement connecté à quelque réseau que ce soit. (…) Nous suivons le règlement à la lettre, et obéissons comme les citoyens respectables que nous sommes ! Ici, par contre, je crains qu’il n’y ait eu quelques négligences. Par exemple, il semble y avoir un contact intermittent avec l’ansible de l’université. Chaque fois que l’ansible doit passer des messages vers d’autres systèmes, il est déconnecté des autres ordinateurs à l’exception du système officiel de protection par délai. Mais lorsque l’ansible est connecté à une série de destination peu communes (…), il est potentiellement relié à tous les ansibles des Cent Planètes – alors, parfois, une vieille connexion se reforme et l’ansible a accès à tout ceci.

(…)

– Et il y a encore une chose très étrange (…). Un des nouveaux ordinateurs a été installé ici, mais il a subi quelques modifications. Il ne semble pas répondre correctement au programme central. Il oublie de lui signaler qu’une connexion hyper rapide en temps réel a lieu à l’intérieur de ce réseau vétuste et officieux. Dommage, parce que cela enclenche évidemment une connexion complètement illégale entre ce vieux système relié au réseau ansible et le nouveau à l’épreuve de la déesse. Ainsi de s demandes d’information peuvent être passées, et elles paraîtront légales à n’importe quel logiciel de contrôle, puisqu’elles proviennent de ce nouvel ordinateur parfaitement légal mais curieusement imparfait.

(…)

Le message du Congrès leur signala que leur système était en règle et parfaitement sécurisé. Les bidouillages informatiques n’avaient pas été détectés. »

I have this terrible feeling of… déjà-vu!

Les écrivains de science-fiction sont contre Hadopi pour une bonne raison : ils n’imaginent que trop bien les implications sociales que peuvent avoir les barrières technologiques, et leurs dérives…

Le recyclage (musical) est(-il) une activité écologique (?)

Pour faire suite à mon précédent article sur ce même thème, j’ai capturé ces dernières semaines, ici et là, des bouts de chansons… Je prends le temps de les compiler, afin de vous faire patienter avant le prochain gros article :)

Iron & Wine and Calexico : « A History of Lovers » (In the Reins EP, 2005)

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François de Roubaix : Thème de « Chapi Chapo » (1974)

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Kings of Convenience : « Homesick » (album Riot on an Empty Street, 2004)

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Elliott Smith : « Memory Lane » (album posthume From a Basement on a Hill, 2004)

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Gary Moore : « Parisienne Walkways » (1978 ; Gary Moore/Phil Lynott)

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Kenny Dorham : « Blue Bossa » (album Blue Bossa de McCoy Tyner, 1963)

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Frédéric Chopin : « Nocturne No.7 in C Sharp Major Op.27 No.2″ (1836 ; interprète : Elisabeth Leonskaja)

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Ludwig van Beethoven : « Für Elise – Lettre à Elise » (1810)

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Benjamin Britten : « The Young Person’s Guide to the Orchestra / Variations and Fugue on a Theme of Purcell, Op.34 : Variations (Brass) » (1946 ; Slovak Radio Symphonic Orchestra, 1990)

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Ludwig van Beethoven : « Symphony No. 9 in D minor Op. 125 « Choral » No 1 Allegro ma non troppo, un poco maestoso » (1824 ; Wiener Philarmoniker, 2009)

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Diving with Andy :  « Sugar Sugar » (album Sugar Sugar, 2009)

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Keane : « Somewhere Only We Know » (album Hopes and Fears, 2004)

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Bien sûr, c’est parfois tiré par les cheveux, parfois volontaire, parfois incompréhensible, mais ça m’amuse, et c’est bien là le principal :)

Traduction de la langue de bois vers le français courant de la réaction de Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, à la décision du Conseil constitutionnel concernant la Loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet

Source : Ministère de la Culture, en réponse au Conseil constitutionnel.

Christine Albanel se félicite que le principe d’un dispositif pédagogique de prévention du piratage ait été validé par le Conseil constitutionnel.

Christine Albanel se rattache à ce qu’elle peut pour donner l’impression qu’elle n’a pas essuyé un violent camouflet de la part du Conseil constitutionnel, en majeure partie dû à son ignorance patente et éhontée  de la Constitution française.

Il s’agit d’une avancée capitale dans la lutte qu’elle entend continuer à mener contre le pillage des droits des créateurs et en faveur d’un Internet civilisé.

Elle aimerait bien quand même garder son poste de ministre, s’il vous plaît.

La ministre regrette de ne pouvoir, comme le Gouvernement et le Parlement l’avaient souhaité, aller jusqu’au bout de la logique de « dépénalisation » du comportement des internautes, en confiant à une autorité non judiciaire toutes les étapes – y compris le prononcé de la sanction – du processus.

La ministre se demande vraiment pourquoi on ne pourrait pas confier la justice de ce pays à des autorités non judiciaires. A Universal, par exemple.

C’est quand même un comble de ne pas pouvoir faire de dépénalisation quand on est ministre de la Culture

Elle prend acte sur ce point du choix du Conseil constitutionnel et proposera au Président de la République et au Premier ministre de compléter rapidement la loi Création et Internet pour confier au juge le dernier stade de la« réponse graduée ».

A l’instar du Traité de Rome Lisbonne — ratifié par le Conseil constitutionnel, ce en dépit du « Non » des Français au Projet de Constitution européenne et à l’incompatibilité du-dit Traité avec la Constitution français (obligeant donc à une modification d’icelle) — la ministre espère bien pouvoir faire accepter une version légèrement remaniée (mais fondamentalement identique) de son texte, en la faisant directement valider par le Président de la République.

En passant, elle lui glissera un petit mot selon lequel le Conseil constitutionnel fait de toute évidence partie des reliques du Gaullisme, et qu’il serait temps qu’il l’impose, sa VIe République. Genre avec une constitution moins contraignante pour ceux qui ne l’ont pas lue.

Parallèlement la mise en place de la Haute Autorité instituée par la loi, exclusivement chargée du volet préventif de la lutte contre le piratage, se fera selon le calendrier prévu et les premiers messages d’avertissement seront adressés dès l’automne aux abonnés à Internet.

PH34R quand même !

Avec la promulgation de la loi Création et Internet, ce sont plusieurs dispositifs très importants d’encouragement au développement de l’offre légale de contenus culturels, bénéfiques au public aussi bien qu’aux créateurs, qui vont entrer en vigueur : mise à disposition plus rapide des films en DVD et en vidéo à la demande (4 mois après leur sortie en salles), statut innovant pour les éditeurs de services en ligne, régime incitatif pour le droit d’auteur des journalistes.

I am high as a kite.

Christine Albanel tient à remercier l’ensemble des créateurs, des salariés, des entreprises et des organisations représentatives de l’audiovisuel, du cinéma, de la musique et de l’Internet, en France et dans le monde entier, du soutien qu’ils lui ont constamment manifesté dans la conduite de ce projet.

C’est-à-dire, tous ceux listés (volontairement ou non) dans la pétition de la Sacem ; Sacem à laquelle la ministre adresse un remerciement tout particulier : réussir en quelques jours à trouver 10 000 noms pour leur pétition, dont un bon nombre de non-artistes, c’est du beau boulot. En matière d’efficacité, on n’avait pas vu ça depuis les faux électeurs de Jean Tiberi.

Parodie inspirée par la traduction originale de John « Daring Fireball » Gruber, et toutes les suivantes – Merci à eux ! ;)

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