Monde merveilleux des referers, je découvre à l’instant que ce blog est premier des résultats pour la recherche Google.fr “idée de sms a envoyé a son fucking friends pour lui donner envie“. Tout comme “numéro de tel de blonde a poil” et “branlette nuit“, d’ailleurs. Ma maman serait tellement fière de moi… Nous avons également, pour le bonheur des petits et des grands, “inculte(explication)“, dont on appréciera l’ironie.
Mise-à-jour : par ailleurs, on retrouve un bon bout d’ex- et actuels affilliés #echoes dans la première requête : Moi-même, donc, en premier, Flaoua en n°3, kobal2 en n°4, Trem_r en n°8. Ajoutons à cela une pincée de blogs GayAttitude, un fil du forum Psychologie de Doctissimo, et un MySpace d’adolescente bretonne, et je crois que nous sommes au complet.
Mise-à-jour 2 : pas n°1, mais première recherche de l’année sur ce thème, et ça va sûrement aller en augmentant : “presentation voeux nouvelle année originale“. Alors : c’est bien de s’y prendre aussi tôt, c’est mal de copier sur ceux qui font l’effort d’écrire des voeux originaux. Et aussi, triste.
Mise-à-jour 3 : mais, pas aussi triste que cette nouvelle entrée dans mes référrants : “sms condoleances a un ami“. Pitoyable personne.
Mise-à-jour 4 : Super rapide ! Déjà deuxième pour “cernes creme hemoroide” !
All hail teh Intarwebs ! Non, franchement, le oueb saibien, il n’y a pour s’en convaincre qu’à constater la grande facilité d’accès aux médias du monde entier, et par médias du monde entier j’entends bien sûr la télévision américaine, et par télévision américaine j’entends bien sûr la fine sélection proposée par les GM du Web via YouTube. Bien sûr. Nos lecteurs auront corrigé d’eux-mêmes.
Les possesseurs de Freebox qui, comme moi, sont trop fainéants pour poser une antenne supplémentaire afin d’avoir accès à TF1 et M6 les soirs de disette cinématograBOUM sur les autres chaînes, agréeront que l’on est aussi bien servi en vide-cerveau si l’on parcourt YouTube en quête des bons mots-clefs. Il n’y a pour s’en convaincre qu’à découvrir une jeune fille qui yodle pour le plaisir (avec approbation de The Hoff lui-même, no less!), une leçon d’anglais à destination des jeunes filles nipponnes en danger de mort (muchas danke Dr.Dave for ça), ou encore des détournements de bande-annonces.
Mais trêve de frivolités, si je vous parle aujourd’hui, ce n’est pas par souci d’équité, mais pour aborder le point contentieux de la politique américaine. Et par politique américaine, j’entends George W. Bush. Et par “le point contentieux”, j’entends la vision de cette politique par les émissions satiriques cultes d’outre-Atlantique, à savoir The Daily Show et The Colbert Report. Grâce à ma Freebouze, je peux apprécier le meilleur de ces émissions sur le Web, mais pour ma part je m’en remets au site onegoodmove.org, un site découvert via RobotWisdom et qui, entre de longues diatribes anti-George que je ne prends pas le temps de lire, propose une sélection de ces deux émissions, entre autres, très ciblée et que, comme de nombreuses émissions satiriques hors Karl Zéro, sont drôle parce qu’elles disent la vérité (”It’s funny because it’s true”).
Je vous ai déjà rapidement fait apprécier le talent de Jon Stewart et Stephen Colbert, présentateurs respectifs du Daily Show et du Colbert Report, lors d’un précédent post assez rapide. Le site 1GM m’a permis d’apprécier de plus en plus Colbert. Disons que Stewart est à Mickey/Luke Skywalker ce que Colbert est à Donal/Han Solo : le premier est trop gentil, rendant la rebellitude du second autrement plus appréciable. Ainsi, Stewart fait des critiques amusantes de la politique ricaine (récemment sur la Net Neutrality), tandis que Colbert campe un personnage favorable à tout ce qui est en provenance du gouvernement, mimiquant en cela des éditorialistes ultra-conservateur comme Bill O’Reilly, pour mieux ridiculiser la politique d’icelui. Délectable.
Les plus au courant d’entre vous auront apprécié son fameux discours lors du très officiel dîner offert par la Maison Blanche, en présence du maître des lieux, au correspondants de presse qui en hantent les couloirs. Sinon, rattrapez-vous. D’autres auront eu à coeur de mieux comprendre le mot “Truthiness“, présenté lors de la première émission du Colbert Report et définissant assez clairement le personnage : il préfère croire ce que lui disent ses tripes, que de croire ce que lui disent, par exemple, les encyclopédies. Un appel du pied à ceux qui utilisent l’émotion plutôt que les faits pour convaincre les foules amassées devant leurs téléviseurs.
Dans le plus frivole (revenons-y), Colbert a mis en place son Da Colbert Code, système de recherche de réponse par association d’idées, à la manière de la contine “Trois p’tits chats“, et par le biais duquel il a découvert à l’avance les gagnants des Oscars de cette année.
Bref, tout ça pour dire que l’équipe d’écriture du Colbert Report est bien inventive, le personnage vraiment bien campé, et leur dernier méfait bien amusant. J’ai déjà expliqué que Colbert, le personnage, croyait en ce que ses tripes lui disaient. Partant de cela, lors d’un récent épisode, il a vanté les mérites de Wikipedia, là où n’importe qui peut modifier une entrée et, pour peu que d’autres soient d’accord avec cette modification, cela devient la vérité. Du pain béni, donc. Tout comme “Truthiness”, Colbert a alors présenté un nouveau mot : “Wikialité“, c’est à dire le fait que si suffisamment de personnes croient en un fait, celui devient donc avéré - ou, de la même manière, le fait de créer la réalité à laquelle on préfère croire. Formidable.
Et donc, enfin de célébrer cette entrée de la démocratie au coeur du savoir global, d’enjoindre ses partisans à contrer les rapports de baisse de la population des éléphants en Afrique, en ajoutant à l’entrée Éléphant de Wikipedia le fait que la population a multiplié par trois ces six derniers mois.
Vous imaginez le bordel chez Wikipedia. Nombre assez grand de modifications allant dans ce sens, protection de la page contre le vandalisme, menace de bannissement, hyperventilation… Même la page de Joseph Merrick a été retouchée. “In all, we ended up protecting 20 elephant related pages”, dixit un admin. Good times.
Bien sûr, on pourrait épiloguer sur le fait qu’il s’agit d’un clin d’oeil aux médias traditionnels qui ne se basent le plus souvent que sur une source pour vérifier leurs articles - à savoir Associated Press ou Reuters -, faire un parrallèle entre le principe de wikialité et les sectes et religions du monde, dire que s’amuser à remplir Wikipedia de faussetés est une perte de temps et une bêtise sans nom, que les américains sont des moutons qui se jetteraient d’un pont si un présentateur télévisuel le leur disait…
Toujours est-il que ce simple mot, “wikialité”, m’a conquis, plus encore que “truthiness” dont je ne trouve de toute façon pas de traduction amusante. La prochaine fois qu’un groupe d’amis me sort une contrevérité sans le savoir, je saurai quoi répliquer : “vous vivez dans la wikialité, les amis !”
Par exemple, à chaque fois qu’ils seront tristes pour moi de ne pas avoir ni TF1, ni M6…
[this is good]
La prochaine fois, je vous parlerai du mot “bittistique”, créé par Fabrice et encore en mal d’une définition officielle…
Le 15 juin dernier, dans ses locaux rue de Trévise, l’agence CreaSenso, créée par mon frère Cédric, organisait un vernissage d’oeuvre de certains des artistes free-lance qu’elle représente, sous le thème “rouge”.

Outre le fait que ça change de cette période très “allez les bleus”, je vous recommande d’aller jeter un cil sur le minisite créé pour ceux qui (comme moi) n’ont pas pu s’y rendre, mais veulent tout de même voir comment les artistes présents ont pu répondre à l’idée. C’est très varié, tant dans les styles que dans les idées, et ça me rappelle mon temps passé au sein de l’équipe de Praktica.
Allez-y donc de ma part, vous serez bien accueillis.
La fête des Mères est encore proche, et celle des pères ne va pas tarder, donc je me dois de vous diriger vers deux enchères que je viens de mettre en ligne (compliqué, eBay, mine de rien - mais bien foutu, pfioulala…).
Donc voilà, pour votre maman : une jolie besace Longchamp, accompagnée de sa trousse.
Et pour papa, un chouette appareil photo numérique Olympus FE-120 qu’il est bien didon.
Faites-vous plaisir, faites LEUR plaisir, dépensez vos sous !
(ce message s’autodétruira si le besoin s’en fait sentir)
Je suis au coeur d’un dilemme. Grosso modo.
Je vous présente Spleen. Spleen est un artiste français qui est en train de faire son trou au moment même où je vous parle écrit. Autoproclamé (je suppose) “Nouvel enfant terrible du hip-hop français”, il a remporté le troisième concours CQFD (Ce Qu’il Fallait Découvrir) du magazine Les Inrocks (souvenez-vous, le gagnant de la première édition était Syd Matters, une sorte de Sourya en plus mou), a sorti dans la foulée son premier album “She Was A Girl” et fait la première partie du 5 novembre du festival des Inrocks à La Cigale ainsi que le festival Indétendances de la Fnac, a tourné avec Keziah Jones, a chanté une piste (ou deux) de la BO des “Poupées Russes” , est super-pote avec CocoRosie et tout la bande des neo-folk/lo-fi/hippie-yeah actuels (Devendra Banhart, Antony & the Johnsons…), fait des concerts qui m’ont l’air bien sympathiques, et indique bien sur ses flyers et son site qu’il cherche un appart’.
Il a par ailleurs plusieurs cordes à son arc, vu qu’il fait également du théatre : on pouvait le trouver fin septembre/début octobre 2005 au Théatre des Abesses, jouant Jean-Michel Basquiat face à Denis Lavant (mais si, vous savez, celui qui joue un taré dans la vidéo “Rabbit In Your Headlight” de Unkle).
Par ailleurs, je ne suis en fait pas si éloigné que ça du gaillard. Car Spleen, c’est le rappeur du groupe Heez-Bus, c’est à dire probablement un pote de Claire et Hamilton, vu que Scarecrow (ancien nom de Meeting Quotations) et Heez-Bus ont partagé la cave du B’Art Alive, lors d’un des derniers concerts où nous avons été invités. C’est probablement lui qui avait, du coup, tenté ce soir-là une impro rappée avec le nouveau batteur de Scarecrow, commençant par “C’est un batteur / Il bat avec son coeur…”. Nonobstant cela, Heez-Bus a eu son petit succès, jusqu’à l’ile de la Réunion face à Asian Dub Fundation.
Mais encore, je crois bien avoir vu son album chez Mathieu ; se pourrait-il que son producteur, Jem, soit notre bon “James”, dont je ne connais finalement pas le nom officiel ? Mmmh, p’tet que je cherche trop loin là… [update quelques semaines plus tard : si, c'est bien lui!]
Continuons : tout comme Claire, il a posé sa voix sur certaines pistes de l’album “If I…” du groupe (ou projet ?) Zerowatt, où officie aujourd’hui notre bon Édouard - qui doit d’ailleurs se débrouiller pour émuler toutes les voix mâles en live.
Bon, résumons-nous : Spleen est un jeune qui travaille sur son art, commence à être reconnu, et a croisé un bon nombre de mes connaissances, proches ou éloignées. Où se situe ce dilemme dont je parlais plus tôt ? C’est simple.
Sa reprise de Karma Police est à hurler de rire.
Entendons-nous bien : le bonhomme a une bonne voix, certainement de bonnes idées, et est enthousiaste. Rien de négatif là-dedans, et je lui souhaite tout le succès possible.
Mais mettons-nous en situation. Ma douce et moi nous trouvons en voiture, direction Meaux pour les 30 ans de mon grand frère. Probablement par overdose de FIP, nous avons mis Ouï FM, qui apparemment passe le samedi des sessions acoustiques. Fort bien. Le DJ de lancer, en gros, “Voici la version de Spleen de ‘Karma Police’”. En bons ex-fans de base de Radiohead, nous montons le volume pour mieux apprécier la chose. Guitare sèche, seule, les premiers accords commencent, un peu comme je le ferai sur la plage de La Londe.
Puis il se met à chanter.
Non, sérieusement, mettez-vous à notre place : même en étant ouvert d’esprit et tout, Radiohead, c’est des chansons humbles et un chant épuré. Là, notre bon ami nous a fait une reprise avec une voix tellement grave et profonde qu’à côté même Arthur H. peut donner l’impression de n’avoir jamais fumé. Oui, ce n’est pas un chant grave, mais plutôt fumeux - j’essaye de l’imiter, je m’assèche la gorge en deux secondes et suis obligé de tousser.
Surtout, connaissant apeuprè les capacités lyriques vocales du personnage, je me doute que c’est voulu : il aurait très certainement pu reprendre un chant plus aigu, mais a choisi, pour _sa_ version, de faire du Tricky puissance 10. Et, sachant cela, forcément, je me dit, “poseur”.
Oui, je me rend compte que traiter de poseur quelqu’un qui se fait appeler Spleen peut sembler être une évidence (je n’y peux rien, dans mon esprit “spleen” = Baudelaire, et quiconque tenterait de se l’approprier… bref), mais voilà, c’est la pensé qui m’est venue en écoutant cette version.
Pour LN, c’était une autre pensée. J’ai dû lui affirmer que oui c’était très sérieux, non le chanteur ne faisait pas une blague - le petit beat-box final l’avait convaincue que Spleen détournait la chanson à des fins probablement ironiques. Cela dit, c’est peut-être le cas, hein…
Donc nous y voilà. Je me mets probablement Spleen à dos en tapant cela, et avec lui quelques potes proches et éloignés, tout en m’interdisant toute velléité future d’intégrer le monde de la musique et de montrer mes non-talents de chanteur au monde, mais hop, tant pis.
Cher Spleen, bien malgré toi tu nous as mis un grand sourire aux lèvres pendant 5 minutes, au point de me faire presque rater ma sortie d’autoroute, et pour cela, nous te remercions.
Spleen, “She Was A Girl“, 18,28€ à la Fnac.