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QOTD

Temps de lecture / Reading time : < 1 minute.

Ah, t’es pas au courant du truc pour ** ? Bon, et bien, je te dirai juste qu’à partir de février, ce serait bien si tu avais un bon forfait SMS… « Si vous voulez voter pour ********, envoyez tel SMS à tel numéro ».

– El Doodo, samedi soir à l’Etage.

Bon, il va me falloir contourner les limitations télévisuelles de la Freebox…

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Rock en Seine 2006 – Le vendredi

Temps de lecture / Reading time : 6 minutes.

Dans le bus qui nous amène au Parc de St Cloud, les trois ados sur la banquette à côté de la nôtre, peut-être deux fois plus jeunes que moi (bouhou!) portent des chaussures Converses bien plus explosées et déchirées que celles que je porte depuis maintenant 12 ans. Avec cela, cheveux mi-longs à la négligence très étudiée, chapeau à feutre calé sur le côté, des vêtements élimés, voir troués, aux endroits-clefs, de badges à ne plus savoir qu’en faire, au moins un t-shirt à rayures horizontales, foulards, aucun piercing apparent… Pas de toutes à avoir, ils vont à un festival rock (comme nous), et je me parie une bière qu’ils espèrent être devant pour le concert du Strokes-like du moment (j’espère bien gagner mon pari). Après l’ineffable Babyshambles l’année dernière, c’est son cousin plus propret Dirty Pretty Things cette année. La génération Internet a la starification rapide…

Pink, it was love at first sight

Alors, ce fameux festival, qu’en est-il sorti ? Globalement, du très positif, et un bon week-end. Qui a commencé vendredi, mais qu’à cela ne tienne, nous avons pu ainsi passer une première journée avec un grand soleil, au grand dam de la météo qui promettait moult gouttes.

Pas de pluie !

Nous n’étions allés qu’à la première édition de ce festival. Cette 4e édition montre rapidement que c’est devenu le point focal de la rentrée musicale : rue alentours polluées d’affiches annonces concerts, sorties de CDs, nouveaux albums ou autres festivaux, innombrables distributeurs de flyers (et in extenso, innombrables flyers par terre), abondance de sorte de stand restauration sur place (hot-dogs et bières pression, bien sûr, mais aussi kebab, tartiflettes, confiseries, thé à la menthe, cuisine des îles, cuisine provençale, …), épais livret de présentation du programme… Ce dernier était par ailleurs assez amusant, tant par ses textes ici et là (présentation des Fingers Brothers, bonnes phrases à dire sur le festival) que la participation de certains auteurs de Fluide Glacial. Le mot de la fin revient néanmoins à l’éditorialiste du livret :

'Rock is not dead !', dixit Jean-Paul H.

Mais, bien entendu, l’attrait premier et la preuve de la grosseur du festival, c’étaient les têtes d’affiche : Radiohead, Beck, DJ Shadow, Morrissey, The Raconteurs, Dirty Pretty Things, Nada Surf… Bon, depuis la première édition ils nous sortent des têtes d’affiches, ça c’est pas le problème : à l’époque, Beck, déjà lui, était suivi de PJ Harvey puis Massive Attack ; il n’y avait que deux scènes, et nous avions squatté la grande, car en plus des pointures sus-citées, jouaient d’autres groupes bien comme K’s Choice et Morcheeba. On avait dû coup raté Keziah Jones, croisé sur la petite scène en quittant un Massive Attack trop ronflant à notre goût, tandis qu’il s’excusait de devoir arrêter, qu’il avait besoin de deux heures, de toute la nuit, pour jouer tout ce qu’il avait envie de joue. On aurait dû. Mais dans les festivaux multi-scènes, il faut faire des choix.

Bref, vendredi. Avec trois scènes, le choix sera encore plus contraignant, mais comme déjà dit, notre idée était de voir au moins Calexico, Nada Surf, p’tet Clap Your Hands et Kasabian (venu remplacer Richard Ashcroft, pfiouuuu!), et enfin Morissey pour la miss et DJ Shadow pour moi.

Le tout reste donc de bien choisir sa place, et en l’occurrence je comme un peu mal devant la grande scène. Qu’est-ce qui est pire qu’avoir un grand gaillard devant soi…

Derrière, le grand !

…sinon, en se décalant, découvrir qu’on en a deux…

Salauds de grands !

Une fois que je serai devenu Grand Maître du Monde Connu et Méconnu (ce qui ne saurait tardé, mon emploi sous-payé au JDNet n’étant bien évidemment que la première marche de mon regard sombre tourné vers le haut de l’échelle à l’horizon, seule limite possible à l’ascension impérieuse et attendue de… euh, bref), quand moi Big Mastah, donc, je promulguerai une loi obligeant les gens dans les salles de concert, les cinémas, les théâtres à s’installer par ordre de taille, les tous-petits devant et les très grands au fond. Certes, du coup ces deux catégories de spectateurs verront moins bien, mais moi, à 1m7780, je serai idéalement installé, bwahaha. Evilness, I call thy name.
Mais ce n’est pas encore le cas, on se replace donc mieux, face à la grande scène.

On commence par Calexico, donc. Arrivés en retard, mais vite rejoints par une bande d’amies de ma demoiselle (malheureusement, je ne crois pas avoir eu aucune connaissance sur place, ou alors secrètement…), nous avons apprécié leur show rock’n’texmex, gentillet sans plus. P’tet un poil plus pêchu que sur les albums, je me dis qu’en jouant dans un festival estampillé « rock », il faut donner en conséquence. Néanmoins, le final reste fredonné par tous ceux qui se dirigent vers les toilettes…

Nada Surf ensuite. Ils jouent « Popular » dès le 2e titre, ce qui est certainement risqué mais permet aussi à ceux qui ne connaissent le groupe que par cette chanson (bouh! achetez leurs deux derniers albums, « Let Go » et « The Weight Is A Gift » !) de partir tester Neïmo, par exemple. Nous restons, car j’aime beaucoup Nada Surf (désolé David et Bruno, et sans doute tout le gang de l’ex-Forêt Magique), et ma foi à trois ils nous donnent un show assez rock ici encore. Leur francophonité leur permet de motiver les clappements de main, de faire des plaisanteries compréhensibles de tous, et même de faire une reprise d’Alain Souchon, « La Petite Bill, Elle Est Malade », inconnue de tous (sortie en 1977 oblige) donc un peu étrange dans le contexte.


Nada Surf – Inside of Love

A noter que le bassiste, Daniel Lorca, tout amusant qu’il est en traduisant les chansons en direct, devrait se calmer sur l’apparence physique, car vu de la fosse, entre dreadlocks teintes en blond, grosses lunettes style Bono période « The Fly« , chemise largement échancrée sur le torse, et clope au bec, ça faisait très poseur face à ses deux acolytes… Maibon, si ça lui plaît.


Nada Surf – Fruit Fly


Nada Surf – Always Love

En final, ils jouent « Blankest Year » (de leur dernier album en date), dont le refrain et chant final « Oh, fuck it / I’m gonna have a party » est soutenu par les deux trompettistes de Calexico, pour un effet excellent. De mon point de vue, ils ont laissé une impression très positive aux spectateurs, et les latrines résonnaient ici encore du riff des trompettes, sifflotés ou mmm-mmm-és. [tiens, d’ailleurs, que sont devenus les Crash Test Dummies ?]


Nada Surf – Blankest Year

D’expérience, nous savons que nous avons une bonne demie-heure avant le début du concert des Dirty Pretty Things. Départ de certains vers la scène moyenne, pour voir ou entendre les Clap Your Hands Say Yeah. Nous déambulons à trois dans les allées désherbées du parc en quête de repos et de papotage. On revient voir de loin les Dirty, dont le chanteur a le bras en écharpe, mais dont le set semble convaincre les fans des Libertines – drapeau de la Perfide Albion oblige. Un peu lassés, nous nous installons pas loin de tente « Pression », à portée d’oreille du concert des CYHSY. Je quitte ma compagnie pour chercher parmi les résidus du concert de Neïmo quelques têtes connues (et parfois retrouvées sur MySpace), en vain. Je m’installe alors sur le côté de la fosse des CYHSY, et ma foi, ils sont plus convaincants que ce que je ne pensais : on m’avait dit qu’ils étaient rapidement chiants sur scènes, mais là ils semblent bien donner et la foule bien aimer. Bon.

Retraînage ensuite, et mangeage surtout, puis nous allons voir du côté de Kasabian, qui délivre un set bien pêchu et qui fera plaisir à beaucoup de monde dans la fosse, notamment ceux qui craignaient de passer 1h30 à ne rien faire pour cause de combo Patrice/Richard Ashcroft/TV on the Radio. Très convaincants, même si le chanteur, anglais au possible, ne se gêne pas pour « motiver » la foule (« come on, fucking French! », m’a-t-on dit) à chaque bout de couplet. Mais le final, avec les lumières qui se mettent enfin en route, fait plaisir à tout le monde, mais notre petit troupe envahie par les moucherons du coin.


Kasabian – final du concert

La nuit tombe, reste les derniers concerts. Tandis que nous mangeons de manière plus consistante, nous ne pouvons que constater l’énorme son produit par les Raconteurs de Jack White, qui ont de toute évidence mis l’ampli à 11 là où Kasabian restait à 7/8 : c’est fort, très très fort, et même protégés par les installations du parc, nous devons mettre une boule Quies dans une oreille pour la protéger (très bien d’ailleurs, cette distribution gratuite de boules Quies). Nous restons à l’écart sans vraiment voir la scène, profitant tout aussi bien du son, notamment une reprise de « Bang Bang » (Nancy Sinatra) qui a dû faire plaisir à beaucoup.

Je force la main à la miss et nous nous installons par avance sur la petite scène, attendant DJ Shadow. On attend effectivement longtemps, surtout que les Raconteurs terminent parce qu’avec un son pareil, en n’entendrait rien des subtilités de mix de Shadow. Le concert d’en face se termine, l’home apparaît, annonce ce qu’il va jouer ce soir (en gros, mix de ces albums, dont le prochain), et se lance.
Le premier titre, tiré de mon chouchou « Endtroducing » me réchauffe le coeur. Le reste est beaucoup plus hip hop, pourquoi pas, et il va jusqu’à inviter sur scène un chanteur pas du tout hip hop pour interpréter un titre de son prochain album, titre qui se révèle très plat (à regarder Wikipedia, je pense qu’il s’aggissait de Chris James, sur « Erase Me » ou « You Made It »). Shadow parle de Quannum ce qui me pousse à rester, effectivement Lateef the Truth Speaker monte sur scène et réveille la foule mieux que son malingre prédécésseur, mais le show ne donne pas envie de reste.

Home sweet home.

[suite : le samedi]

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Rentrée musicale

Temps de lecture / Reading time : < 1 minute.

RTT est pris pour profiter du passe deux jours qui m’a été offert par ma douce et meilleure moitiée, à destination de Rock En Seine, le festival où tu rentres dormir chez toi le soir.

Pour aujourd’hui, j’irai probablement me balader du côté Calexico, Nada Surf, DJ Shadow, et pourquoi pas Dirty Pretty Things, Kasabian et Neïmo pour voir. Clap Your Hands…, pas sûr que ce soit vraiment « à voir », mais bon… Le reste… Bon sang mais que viens faire Patrice dans un festival « rock » ?

Rendez-vous là-bas !

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Just your favourite DJ saviour

Temps de lecture / Reading time : < 1 minute.

Les vacances, c’est bien. C’est mieux quand la piscine dépasse les 21° C, mais je ne suis pas du genre à me plaindre, et ma peau douce et distendue a pris une couleur caramel que ne renierait pas un Carambar qui aurait passé l’été dans un placard parisien surchauffé (en juillet, donc).

De retour à Babylone, donc. La pluie y est plus froide que ne l’était la piscine. La douche aussi, métaphoriquement, mais littéralement elle était brûlante, il faut que je me réhabitue à ses réglages.

Les photos sont restées sur le PC familial avec mes parents, sur place, donc je ne ferai que partager cette petite photo, envoyée à mes estimés collègues sous le titre « Vivement le télétravail ». Enjoy – et excusez le non-traitement Photoshop.

Photo d'un PC face à une piscine, face à la mer...

Je commence déjà à sérieusement peler, et si les prévisions pour Rock en Seine se confirment, je devrais rapidement récupérer mon aura naturelle. Snif. Je ne poste pas, par pudeur, de photos montrant les marques de bronzages, mais vous avez mon mail 😉

On with the show.

You’re just fessin’ man
I don’t even wanna hear about it
You’re just fessin’

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Wikialité

Temps de lecture / Reading time : 4 minutes.

All hail teh Intarwebs ! Non, franchement, le oueb saibien, il n’y a pour s’en convaincre qu’à constater la grande facilité d’accès aux médias du monde entier, et par médias du monde entier j’entends bien sûr la télévision américaine, et par télévision américaine j’entends bien sûr la fine sélection proposée par les GM du Web via YouTube. Bien sûr. Nos lecteurs auront corrigé d’eux-mêmes.

Les possesseurs de Freebox qui, comme moi, sont trop fainéants pour poser une antenne supplémentaire afin d’avoir accès à TF1 et M6 les soirs de disette cinématograBOUM sur les autres chaînes, agréeront que l’on est aussi bien servi en vide-cerveau si l’on parcourt YouTube en quête des bons mots-clefs. Il n’y a pour s’en convaincre qu’à découvrir une jeune fille qui yodle pour le plaisir (avec approbation de The Hoff luimême, no less!), une leçon d’anglais à destination des jeunes filles nipponnes en danger de mort (muchas danke Dr.Dave for ça), ou encore des détournements de bande-annonces.

Mais trêve de frivolités, si je vous parle aujourd’hui, ce n’est pas par souci d’équité, mais pour aborder le point contentieux de la politique américaine. Et par politique américaine, j’entends George W. Bush. Et par « le point contentieux », j’entends la vision de cette politique par les émissions satiriques cultes d’outre-Atlantique, à savoir The Daily Show et The Colbert Report. Grâce à ma Freebouze, je peux apprécier le meilleur de ces émissions sur le Web, mais pour ma part je m’en remets au site onegoodmove.org, un site découvert via RobotWisdom et qui, entre de longues diatribes anti-George que je ne prends pas le temps de lire, propose une sélection de ces deux émissions, entre autres, très ciblée et que, comme de nombreuses émissions satiriques hors Karl Zéro, sont drôle parce qu’elles disent la vérité (« It’s funny because it’s true »).

Je vous ai déjà rapidement fait apprécier le talent de Jon Stewart et Stephen Colbert, présentateurs respectifs du Daily Show et du Colbert Report, lors d’un précédent post assez rapide. Le site 1GM m’a permis d’apprécier de plus en plus Colbert. Disons que Stewart est à Mickey/Luke Skywalker ce que Colbert est à Donal/Han Solo : le premier est trop gentil, rendant la rebellitude du second autrement plus appréciable. Ainsi, Stewart fait des critiques amusantes de la politique ricaine (récemment sur la Net Neutrality), tandis que Colbert campe un personnage favorable à tout ce qui est en provenance du gouvernement, mimiquant en cela des éditorialistes ultra-conservateur comme Bill O’Reilly, pour mieux ridiculiser la politique d’icelui. Délectable.

Stephen ColbertLes plus au courant d’entre vous auront apprécié son fameux discours lors du très officiel dîner offert par la Maison Blanche, en présence du maître des lieux, au correspondants de presse qui en hantent les couloirs. Sinon, rattrapez-vous. D’autres auront eu à coeur de mieux comprendre le mot « Truthiness« , présenté lors de la première émission du Colbert Report et définissant assez clairement le personnage : il préfère croire ce que lui disent ses tripes, que de croire ce que lui disent, par exemple, les encyclopédies. Un appel du pied à ceux qui utilisent l’émotion plutôt que les faits pour convaincre les foules amassées devant leurs téléviseurs.

Dans le plus frivole (revenons-y), Colbert a mis en place son Da Colbert Code, système de recherche de réponse par association d’idées, à la manière de la contine « Trois p’tits chats« , et par le biais duquel il a découvert à l’avance les gagnants des Oscars de cette année.

Bref, tout ça pour dire que l’équipe d’écriture du Colbert Report est bien inventive, le personnage vraiment bien campé, et leur dernier méfait bien amusant. J’ai déjà expliqué que Colbert, le personnage, croyait en ce que ses tripes lui disaient. Partant de cela, lors d’un récent épisode, il a vanté les mérites de Wikipedia, là où n’importe qui peut modifier une entrée et, pour peu que d’autres soient d’accord avec cette modification, cela devient la vérité. Du pain béni, donc. Tout comme « Truthiness », Colbert a alors présenté un nouveau mot : « Wikialité« , c’est à dire le fait que si suffisamment de personnes croient en un fait, celui devient donc avéré – ou, de la même manière, le fait de créer la réalité à laquelle on préfère croire. Formidable.

Et donc, enfin de célébrer cette entrée de la démocratie au coeur du savoir global, d’enjoindre ses partisans à contrer les rapports de baisse de la population des éléphants en Afrique, en ajoutant à l’entrée Éléphant de Wikipedia le fait que la population a multiplié par trois ces six derniers mois.

Vous imaginez le bordel chez Wikipedia. Nombre assez grand de modifications allant dans ce sens, protection de la page contre le vandalisme, menace de bannissement, hyperventilation… Même la page de Joseph Merrick a été retouchée. « In all, we ended up protecting 20 elephant related pages », dixit un admin. Good times.

Bien sûr, on pourrait épiloguer sur le fait qu’il s’agit d’un clin d’oeil aux médias traditionnels qui ne se basent le plus souvent que sur une source pour vérifier leurs articles – à savoir Associated Press ou Reuters -, faire un parrallèle entre le principe de wikialité et les sectes et religions du monde, dire que s’amuser à remplir Wikipedia de faussetés est une perte de temps et une bêtise sans nom, que les américains sont des moutons qui se jetteraient d’un pont si un présentateur télévisuel le leur disait…

Toujours est-il que ce simple mot, « wikialité », m’a conquis, plus encore que « truthiness » dont je ne trouve de toute façon pas de traduction amusante. La prochaine fois qu’un groupe d’amis me sort une contrevérité sans le savoir, je saurai quoi répliquer : « vous vivez dans la wikialité, les amis ! »

Par exemple, à chaque fois qu’ils seront tristes pour moi de ne pas avoir ni TF1, ni M6…

[this is good]

La prochaine fois, je vous parlerai du mot « bittistique », créé par Fabrice et encore en mal d’une définition officielle…